Catégorie : Web

L’année 2010 selon Google

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Google vient de lancer son Zeitgeist : une revue de l’année 2010 qui compile les milliards de recherches effectuées sur Google par les internautes.

Des animations permettent de suivre les tendances de recherche sur les grands événements au cours de l’année (Jeux Olympiques, Coupe du monde de football, séisme en Haïti, marée noire, nuage de cendres).

Dessine-moi un stratège Web

Depuis quelques années déjà, j’aime me présenter et me définir comme Stratège Web. Pas évident pour ma fille de 3 ans d’expliquer ce que fait son papa. Faute de trouver les mots, elle a tranché arbitrairement :

« Mon papa quand il va au travail, il mange des biscuits et boit du jus d’orange. »

C’est mignon, mais cela correspond à peu près, avec d’autres mots et d’autres images, à ce que la plupart des gens imaginent quand je leur annonce ma profession. Autant dire qu’il y a des jours où je voudrais être pompier. Euh, non en fait, pas vraiment…

Alors, c’est quoi un stratège Web ?

Décortiquons. Stratège, d’abord. Nous qualifions de stratège celui qui est capable d’élaborer des plans, de concevoir adéquatement une stratégie. Nous voilà donc à la notion de « planification stratégique », qui fait peur et fascine en même temps. Peur parce qu’on ne veut pas avoir affaire à des « charlatans qui nous donnent l’heure en regardant notre montre. » Fascination parce qu’on espère trouver là la solution à tous nos problèmes.

Un stratège, finalement, c’est quelqu’un qui est capable d’organiser et de structurer les moyens et les ressources qui permettront d’atteindre un objectif ciblé.

Dans mon travail quotidien, il s’agit en fait souvent de clarifier la vision d’affaires des dirigeants, des entrepreneurs afin de déterminer des objectifs réalistes et en harmonie avec leur environnement d’affaires. Une fois cette étape accomplie, il me faut construire les orientations qui permettront d’atteindre ces objectifs. Ces orientations sont ensuite déclinées en plans d’actions précis associés à des indices de performance mesurables. Ces derniers servent alors à l’évaluation (et donc à l’optimisation) des actions réalisées. Le plan d’action, c’est le passage de la stratégie (« macro ») à la tactique (« micro »).

Stratège, certes, mais stratège Web

Je pourrais aussi dire « stratège Internet » mais je préfère « stratège Web » parce que c’est plus court (non, je n’ai pas vraiment de meilleur argument). Faire de la stratégie appliquée au Web, c’est optimiser la présence Web. Mais qu’est-ce que je veux dire par « présence Web ? »

La présence Web, pour un individu ou une organisation, est la synthèse de trois composantes : l’identité, la visibilité et le capital social.

L’identité, c’est l’ensemble des contenus Web qui sont associés à un individu ou une organisation. L’identité correspond donc à la somme des résultats obtenus sur les moteurs de recherche (à la fois les moteurs classiques de type Google, Yahoo !, Bing, et les moteurs des médias sociaux – Facebook, Twitter, YouTube, etc.).

La visibilité, c’est la facilité avec laquelle on peut retrouver un individu ou une organisation parmi tous les contenus obtenus.

Le capital social est une notion plus complexe. Il correspond à votre capacité à animer votre réseau en ligne. C’est la notion de « Whuffie Factor » chère à Tara Hunt. Pour forger votre capital social, il faut développer votre réseau et interagir avec ses membres. La présence Web, ce n’est pas simplement « être là », mais c’est appartenir à une communauté et y participer.

Le rôle d’un stratège Web c’est donc d’accompagner une organisation dans l’atteinte de ses objectifs en passant par une utilisation optimale de ces trois notions – identité, visibilité et capital social.

Il faut comprendre la dimension « Web » dans un sens large. Cela ne se limite pas aux médias sociaux. Un stratège Web se doit d’avoir une vision globale des opportunités qu’offrent Internet : veille, intelligence économique, marketing interactif, commerce électronique, réseaux sociaux, plateformes collaboratives, etc.

Stratège versus Utilisateur

C’est là que se situe le fameux débat sur les « experts des médias sociaux ». Il ne faut pas confondre les utilisateurs des médias sociaux et les stratèges Web. Être un bon utilisateur des médias sociaux, c’est comprendre la portée de ces outils et les employer efficacement. Être un bon soldat, finalement, ou encore un bon « ninja » (on parle fréquemment de « ninja du web social »). Mais il y a une différence majeure entre savoir « comment » communiquer et savoir « pourquoi » communiquer. Le stratège se situe au niveau de la vision, des enjeux, de l’ensemble. Au-dessus de la mêlée, en quelque sorte.

Au dessus de la mêlée, mais pas dans les nuages

On accuse trop souvent, à tort ou à raison, les planificateurs stratégiques d’être des « pelleteurs de nuages ». L’enjeu du stratège Web est de concilier la vision d’affaires et la vision Web. Il lui faut donc parvenir à transposer les objectifs de l’organisation sur le Web, mais en utilisant des moyens propres au Web. Le grand danger est de faire du « traditionnel » dans les nouveaux médias : ce genre d’approche est vouée à l’échec.

La complexité de ce travail, c’est de réussir à se fixer des objectifs très précis, avec des échéances plus courtes que la planification stratégique traditionnelle. En effet, sur le Web, tout va plus vite : les cycles d’activité sont très courts et il faut toujours être réactif. Cela nécessite une grande flexibilité, et une compréhension des enjeux auxquels fait face l’organisation : enjeux budgétaires, bien sûr, enjeux techniques, forcément, mais surtout enjeux humains.

La mise en œuvre de toute stratégie nécessite une gestion du changement. Le stratège Web doit accompagner ce changement, en encourageant les enthousiasmes et en calmant les peurs, en encadrant les risques et en favorisant les opportunités. Toutes les organisations ne sont pas prêtes pour le Web, et la plupart ne sont pas prêtes pour le Web 2.0. Mais, attention, la question n’est pas « Quand ? » mais « Pourquoi ? » Et un stratège Web saura y répondre.

Dessine-moi un stratège Web…

Nouveau défi : stratège Web pour Korem

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En ce mois de décembre, je deviens stratège Web pour Korem. Mon rôle : renforcer sa présence sur le Web et valoriser ses accomplissements. Korem, chef de file dans le développement et l’implantation de solutions géospatiales, se tient prête à relever de nouveaux défis pour se positionner de manière déterminante sur Internet et les nouveaux médias.

J’apporterai donc mon expérience et mon expertise dans les nombreux projets en cours, pour supporter la forte croissance de l’entreprise, qui fête aujourd’hui ses 17 ans.

Le communiqué officiel :
>> Korem s’adjoint les services d’un Stratège Web

Voir aussi le communiqué dans Les Affaires :

>> Korem se déniche un Stratège Web

Le site Internet :
>> Korem

Korem

Internet au travail : 71% des entreprises restreignent l’accès à Internet

Aon Consulting Canada a réalisé auprès de plus de 80 répondants un sondage sur la façon dont les organisations tirent parti des technologies Web 2.0 pour communiquer avec les employés. Ce sondage révèle que les employeurs tardent à adopter les plateformes Web 2.0, notamment les réseaux sociaux et les outils de collaboration en ligne (cf. Le pouls sur le Web 2.0 en milieu de travail et Les Affaires : 71% des entreprises restreignent l’accès à Internet)

Plus inquiétant :  71% des organisations imposent des restrictions quant à l’utilisation d’Internet pendant les heures de bureau! Parmi les employeurs interrogés, seulement 31% d’entre eux ont instauré une politique en matière de médias sociaux.

« Le Web 2.0 est l’occasion d’accroître considérablement le processus d’engagement des employés sur tous les plans », souligne Diane McElroy, vice-présidente principale et chef de l’unité Communications. « Il s’agit d’un outil de collaboration économique qui favorise un dialogue productif ».

Pourquoi continuer à avoir peur du Web? Il ne s’agit pas de se lancer tête baissée dans les réseaux sociaux, mais de les incorporer aux méthodes de communication traditionnelles. Il existe de nombreuses manières d’utiliser ces nouveaux médias de manière professionnelle, sans avoir à les redouter. Pourquoi contraindre? Vous n’avez pas confiance en vos employés? Toute bonne relation repose pourtant sur la confiance…

Lire aussi : Internet au travail : arrêtons d’avoir peur du grand méchant Web
Lire aussi : Stratégie Web 2.0 : impliquez votre équipe

Internet au travail : arrêtons d’avoir peur du grand méchant Web

Au lieu d’enquêter sur le « cyberflânage« , la ville de Québec ferait bien mieux d’impliquer ses employés dans la mise en place d’une charte d’utilisation d’Internet ouverte et concertée.

Après avoir dépensé 1 million de dollars pour pincer 29 employés en 2007, la ville de Québec va procéder en effet à une seconde enquête. Les autorités municipales vont embaucher une firme privée, SIRCO, pour enquêter sur l’utilisation inappropriée d’Internet chez certains employés. L’entreprise précise dans son site Internet qu’«une utilisation inappropriée ou abusive des équipements informatiques peut aussi être source de préjudice et mettre en cause la responsabilité juridique de l’entreprise : fraude, détournement d’usage, diffamation, discrimination, utilisation illicite, vol de propriété intellectuelle, etc.».

Cette enquête soulève bien sûr la question de la protection de la vie privée, comme l’a souligné Jean Gagnon (président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de la Ville de Québec) :

«Même si on est au travail, il subsiste quand même une « bulle » de vie privée pour les employés municipaux qui est reconnue par le Tribunal du travail. Les employés ont le droit d’écrire un courrier électronique à leur famille ou de prendre rendez-vous avec un médecin ou un psychologue. À la limite, l’enquête de la Ville pourrait contrevenir à la Charte des droits et libertés.»

Mais parlons plutôt Web. Je retrouve ici une angoisse qui tourmente bien des dirigeants d’organisation : que leurs employés perdent leur temps sur Internet. Avec l’arrivée des messageries en temps réel et des médias sociaux en général, cette angoisse se transforme en peur panique. Le « cyberflânage » inquiète. Ah bon. Il me semble pourtant que l’être humain n’a jamais eu de problème à perdre son temps, et il n’a certainement pas attendu l’invention de Facebook ou de Youtube pour cela. Ni celle de la machine à café d’ailleurs.

Les politiques de répression ne sont jamais profitables à l’environnement de travail. Pourquoi créer des conflits qui n’ont pas lieu d’être? Il faut arrêter de voir Internet comme cet horrible chronophage et les employés comme des irresponsables. Une politique d’ouverture et de concertation serait bien plus appropriée. Au lieu d’enquêter sur l’improductivité de quelques individus, pourquoi ne pas en discuter avec tout le monde? Impliquer ses employés dans la mise en place d’une charte d’utilisation d’Internet serait une idée bien plus judicieuse et un bien meilleur investissement des fonds publics. Arrêtons d’avoir peur du grand méchant Web.

Concrêtement, il serait intéressant de mettre en place des formations pour les employés de la ville de Québec afin de les responsabiliser sur leur utilisation d’Internet au travail, et pourquoi pas de les inciter à « professionnaliser » une utilisation vue jusqu’alors comme improductive (cf. mon article Stratégie Web 2.0 : impliquez votre équipe). En parlant de leur travail sur les médias sociaux par exemple, les employés municipaux pourraient combattre bien des mythes et des préjugés. Cela serait l’instauration d’une dynamique bien plus positive qu’une chasse aux sorcières.

Lire aussi : Internet au travail : 71% des entreprises restreignent l’accès à Internet

Google Buzz – Google va-t-il marquer des points dans la bataille du Web social?

Google vient de lancer Google Buzz, un service « social » intégré à Gmail. Google Buzz permet notamment de partager des contenus (photos,  vidéos), des informations (blogs, liens) via un accès mobile ou un accès Web, le tout en temps réel. Rien de révolutionnaire là-dedans, mais Google semble clairement indiquer qu’il veut occuper une place de choix dans la sphère du Web social. Est-ce que Google Buzz va faire de l’ombre à Twitter ou à Facebook?

Tout dépend du « buzz » que va générer le service, justement! L’année dernière, Google Wave avait beaucoup déçu – l’application était loin de remplir les attentes. Pour que le Buzz fonctionne, Google va devoir se différencier en misant sur le fait qu’il peut offrir une gestion centralisée des contenus et des informations.

Lorsqu’une grande marque lance ainsi une nouvelle application, son pouvoir de conviction repose sur la valeur ajoutée à court terme. Si les premiers cercles d’utilisateurs de Buzz ne sont pas convaincus par l’utilité du service, la sauce ne prendra pas et Google perdra des plumes dans la bataille du Web social.

Avez-vous testé Google Buzz? Qu’en pensez-vous?

Voir aussi l’article de Fred Cavazza : http://www.fredcavazza.net/2010/02/09/google-lance-buzz-pour-contrer-facebook-et-twitter/