Catégorie : Web

Atelier de formation : Optimisez votre contenu pour le Web

Atelier de formation - Rédaction Web

Fernandez Communication lance une nouvelle formation : « Optimisez votre contenu pour le Web », pour pouvoir être lu, compris et diffusé. Le Web étant un canal de communication incontournable, il est important de savoir comment y communiquer, que ce soit sur son site Internet, son blog ou les réseaux sociaux.

La formation est donnée par Annie Fernandez, ex-journaliste et présidente de Fernandez Communication, spécialiste de stratégie médiatique, des relations de presse et de la production de contenus performants.

J’interviens dans cette formation pour y apporter une dimension stratégique pour le marketing en ligne, le commerce électronique et les médias sociaux.

  • 1 journée
  • 2 formateurs expérimentés
  • 3-6 participants
  • Conseils personnalisés
  • 380$ + taxes

Prochaines dates : 23 et 30 novembre 2011

>> Réservez en ligne dès maintenant

Optimisez votre contenu pour le Web – Plan de cours

En avant-midi, avec Christian Amauger, stratège web

1. Le contexte : le Web aujourd’hui
» « Web 2.0 », médias sociaux et mobilité
» Le concept : la présence Web : identité, visibilité et capital social
» La démarche : un peu de stratégie Web (objectifs, moyens, ressources)

2. Le dialogue : la notion de communauté
» Exercice pratique : définir sa communauté

3. Le fond : susciter une réaction
» La notion de conversion
» Exemples et astuces

4. La forme : optimiser le référencement
» Démêler la complexité du référencement
» Exemples et astuces

5. La manière : développer une relation
» Les pièges à éviter
» Les facteurs de réussite

En après-midi, avec Annie Fernández, présidente de Fernández Communication

1. L’importance du contenu pour un site réussi
» La base: le contenu
» Pourquoi et pour qui?
» Choisir son angle d’attaque
» Atelier pratique

2. L’importance d’un contenu pertinent et efficace
» Écrire pour être lu
» Écriture web et journalistique
» L’importance du titre
» Les mots-clés
» Choisir le bon mot
» Bonnes et mauvaises pratiques
» Atelier pratique

3. Actualiser le contenu: une priorité
» Mise à jour du contenu
» Référencement et les réseaux sociaux
» Le contenu: un investissement gagnant

Plus d’informations : info@fernandezcom.ca – Téléphone : 418-704-1559

Atelier de formation - Rédaction Web

Le Web au Québec : recherche exploratoire sur les prestataires de services Web du Québec

Alliance numérique a dévoilé les résultats d’une recherche exploratoire sur les prestataires de services Web au Québec (PSW pour faire court), menée par la firme montréalaise spécialisée en stratégie et marketing Internet Adviso.

En 2010, le Québec comptait près de 500 prestataires de services Web (selon les statistiques recueillies par Statistiques Canada).

L’étude a pour objectif de déterminer « les avantages concurrentiels distinctifs de l’industrie du Web québécois qui permettront de la positionner comme étant un haut lieu pour la réalisation de projets d’envergure internationale ».

Afin de réaliser cette étude, un sondage a été réalisé auprès de 100 gestionnaires d’entreprises de PSW du Québec, du 13 mai au 5 juillet 2010. Il faut souligner que parmi ces répondants, 91 % provenaient de la grande région métropolitaine de Montréal. Des entrevues qualitatives ont été menées auprès de 10 intervenants afin d’obtenir leur perception et leur point de vue sur l’industrie du Web au Québec.

À propos d’Alliance numérique

Alliance numérique constitue le réseau d’affaires de l’industrie des nouveaux médias et des contenus numériques interactifs du Québec. L’Alliance compte des membres actifs dans les secteurs du jeu vidéo, du eLearning, de la mobilité et des services et applications Internet. Elle multiplie les partenariats, les rencontres et les échanges sur les scènes nationale et internationale afin de favoriser la croissance, la compétitivité et le rayonnement de l’industrie, dans le respect de tous ses intervenants.

Principaux constats de l’étude

  • La majorité des PSW se présentent comme des généralistes offrant un éventail de services Web
  • 61 % des revenus des PSW concernent le développement et la conception de sites Web
  • 71 % des PSW génèrent des revenus de moins de 1 million de dollars
  • 87 % des revenus génères par les PSW proviennent du Québec et 7 % du reste du Canada. Seulement 4 % des revenus des PSW proviennent des comptes internationaux
  • L’Etat contribue à 21 % du financement des PSW
  • L’industrie des PSW est composée d’entreprises de 3 employés en moyenne et la majorité de la main d’œuvre est composée de programmeurs et de développeurs
  • Les PSW réaliseraient 39 projets par an en moyenne
  • 65 % des contrats proviennent d’une recommandation par un tiers

Afin d’approfondir l’analyse sur les forces, faiblesses, menaces et opportunités de l’industrie des PSW au Québec, des entrevues ont été réalisées avec 10 intervenants du milieu (j’en ai trouvé que 9 dans le document) :

  1. Isabelle Quevilly de Cloudraker (Montréal)
  2. Jean-Francis Lalonde de Cyber Génération (Terrebonne)
  3. David Carle de DNCOM (Montréal)
  4. Jean-François Chainé de Locomotive (Montréal)
  5. Philippe Le Roux de Phéromone (Montréal)
  6. Annie Godbout de Lubie Vision (Sherbrooke)
  7.  Gina Deyoung de Nurun (Montréal)
  8.  Denis Roy de Egzakt (Trois-Rivières)
  9.  Yannick Bédard de Sid Lee (Montréal)

Sans chauvinisme, je note qu’il n’y a pas d’intervenant de Québec, ce qui est selon moi un peu étrange… (voir dernier paragraphe)

Voici les principaux constats réalisés suite aux entrevues :

Les 5 forces de l’industrie du Web au Québec


1- Créativité

Plusieurs intervenants interviewés ont mentionné la créativité comme étant une des grandes forces de l’industrie du Web au Québec. Effectivement, selon certains intervenants, le Québec et particulièrement Montréal, détient une bonne base de talents créatifs en communication, publicité, et divertissement qui se manifeste clairement dans l’offre Web du Québec.

2- Bilinguisme
Le Québec, à la fois francophone et anglophone, possède un atout majeur pour aller chercher des clientèles nationales et internationales. La langue ne présente pas d’obstacle puisque les ressources humaines des PSW sont généralement bilingues et peuvent être amenées à exécuter des contrats autant en français qu’en anglais. Le bilinguisme peut s’avérer moins vrai en région où les clients tendent à être plus francophones. Néanmoins, le bilinguisme permet au Québec de jouer sur deux arcs à la fois et d’effectuer des mandats pour des pays de la francophonie et pratiquement tous les pays au monde avec l’anglais.
Toutefois, le fait que le Québec soit une province majoritairement francophone peut engendrer une perception défavorable de la part des clientèles anglophones. Certains pourraient penser qu’un PSW ne pourra pas réaliser le même mandat avec l’obstacle de la langue. L’instauration d’un nouveau positionnement et image de marque pour l’industrie du Web au Québec permettra de contrer, en partie, ce type de perception négative de l’industrie.

3- Multiculturalisme
Le Québec (en fait surtout Montréal) est multiculturel et cosmopolite. Cette diversité culturelle facilite la compréhension d’enjeux culturels et permet d’apporter une ouverture d’esprit qui peut être bénéfique dans le cadre de réalisation de mandats internationaux ou en relation avec des clients de cultures différentes. Les intervenants reconnaissent que ce multiculturalisme apporte également une diversité, créativité et façon d’approcher les problématiques d’une manière différente et potentiellement plus efficace.

4- Pragmatisme
La petite taille du marché québécois ainsi que les budgets disponibles des entreprises en général, fortement constituées de PME, ont fait des PSW des entités débrouillardes et pragmatiques. Les budgets disponibles des clients sont généralement plus bas au Québec qu’ailleurs au Canada et aux États-Unis considérant la taille du marché et le contexte économique. Les PSW québécoises ont donc appris à se débrouiller avec peu de moyens financiers disponibles et peuvent généralement réaliser plus avec moins de moyens. Ceci peut s’avérer un aspect différenciateur clé pour un client national ou international qui cherche à obtenir plus pour son argent. Ainsi, selon presque tous les intervenants rencontrés dans le cadre des entrevues qualitatives, il est possible de produire un service à qualité égale au Québec, et ce, à une fraction du prix de New York, Toronto, etc.

5- Expertise au niveau des technologies
Le Québec, avec ses nombreux centres de recherche en technologies, ses chercheurs et ses programmes de formation, détient une solide expertise au niveau technologique selon les intervenants rencontrés. Un bassin de talents est donc disponible et le savoir et les connaissances technologiques sont en effervescence.

Les 7 faiblesses de l’industrie du Web au Québec


1- Marché restreint

Contrairement à l’opinion de certains intervenants qui y voient des avantages en termes de pragmatisme, la petite taille du marché au Québec s’avère une faiblesse selon d’autres intervenants. Selon eux, la taille du marché offre des possibilités restreintes au niveau du développement d’affaires. De plus, le fait que le marché n’ait pas encore atteint une phase de pleine maturité ne permet pas à l’industrie d’aller plus loin et de réaliser des mandats d’envergure selon l’un des intervenants. On peut aller aussi loin que le client nous mène.

2- Manque de ressources au niveau de la conception
Tandis que la majorité des intervenants considèrent la créativité comme principale force de l’industrie, selon quelques-uns, un manque de ressources au niveau de la conception de site Web serait notoire. Effectivement, bien que le Québec possède d’excellents talents créatifs et une formation adéquate, le manque de ressources à gagner au niveau de la programmation est évident.

3- Une industrie encore jeune dont les barrières à l’entrée sont faibles
Selon certains intervenants, l’industrie du Web est une industrie en croissance encore relativement jeune et dont les barrières à l’entrée sont généralement faibles. Ce contexte engendre la présence d’une multitude de joueurs dont certains ne possèdent pas l’ensemble des connaissances et de l’expérience pertinente pour y œuvrer pleinement. Ces joueurs ont su saisir une opportunité d’affaires intéressante avec l’engouement pour le Web, les médias sociaux, etc. auprès des clients potentiels. La croissance éventuelle de l’industrie du Web amènera cette dernière vers un stade de maturité qui permettra une épuration du marché. Il y aura forcément moins de joueurs et ceux qui survivront augmenteront en taille et deviendront plus dominants.

4- Esprit conservateur et aversion au risque
Selon les intervenants rencontrés, le Québec, de par son histoire et de nombreux facteurs socio-économiques, aurait possiblement un esprit conservateur et une certaine aversion au risque. Le statu quo du Québec et la langue française comme langue dominante pourraient avoir une influence sur cette peur chez certains intervenants de démarcher le marché international.

5- Peu d’expositions des réalisations québécoises Web à l’international
Les PSW au Québec n’ont pas de stratégie ou de tactiques concrètes et de fonds pour démontrer leur expertise et leurs réalisations au niveau national ou international. Aucun historique des projets réalisés par les PSW n’existe et aucun organisme fédérateur n’a pour mission de représenter l’ensemble de l’industrie et ses réalisations au niveau national et international.

6- Difficulté à obtenir des programmes de financement
D’après certains intervenants, les programmes de financement offerts au niveau de l’industrie du Web au Québec pourraient être bonifiés. Certains fonds, notamment le CDAE, sont difficiles à obtenir et nécessiteraient un degré d’assouplissement. Qu’est-ce que le CDAE? Il s’agit d’un programme par lequel Investissement Québec offre aux sociétés admissibles d’obtenir un crédit d’impôt remboursable jusqu’au 31 décembre 2015 si les activités qu’elles exercent font partie du secteur des technologies de l’information et qu’elles sont effectuées dans un établissement situé au Québec.

7- Des programmes de formation à développer au niveau de la conceptualisation
De nombreux programmes de formation existent pour les métiers du Web au Québec, mais peu de programmes existent en conceptualisation. La mise sur pied de programmes qui sont en ligne directe avec les besoins de l’industrie serait également une avenue intéressante à explorer selon un des intervenants interrogés, un peu comme l’a fait Ubisoft avec son campus.

Et la ville de Québec ?

Il serait intéressant de voir dans l’étude une section consacrée aux enjeux particuliers de la ville de Québec. En effet, les PSW de la Capitale-Nationale évoluent dans un environnement d’affaires différent de ceux des régions et de Montréal. En 2011, un groupe de professionnels du Web de Québec a lancé le WAQ – le Web à Québec, un événement rassembleur pour promouvoir l’industrie. Avec peu de moyens mais beaucoup de bonne volonté, le WAQ 2011 semble avoir été un succès selon les échos que j’en ai eu. Un WAQ 2012 est prévu. Une autre occasion pour les PSW de Québec de réfléchir et de débattre sur leur positionnement et l’avenir de l’industrie.

Téléchargez l’étude « Recherche exploratoire sur les prestataires de services Web du Québec » pour en savoir plus.

WebCamp Québec : 3ème édition le 19 mai 2011

Webcamp Québec

La VETIQ (la voix des entrepreneurs en technologie de l’information de Québec) organise, avec quelques passionnés du Web de la région de la Capitale Nationale, la 3ème édition de WebCamp Québec.

La 2ème édition avait attiré beaucoup de monde. La formule avait été même victime de son succès : le public étant très divers, les plus avancés ont trouvé certaines discussions trop superficielles, alors que d’autres débats ont paru bien trop techniques pour les moins technologues.

Le WebCamp 2011 propose donc une formule améliorée. Afin de plaire à tous, l’événement se déroulera sur deux salles : une salle où les sujets seront plus généraux (médias sociaux, nouvelles tendances, intelligence d’affaires, etc) et l’autre où 2 thèmes couvriront la journée, soit la mobilité en avant-midi et la technique/programmation en après-midi. Un 5 à 7 au Boudoir clôturera la journée.

Webcamp Québec

Autre nouveauté cette année, un léger coût d’inscription a été instauré pour s’assurer de la présence et de la participation active de tous. Plusieurs centaines de participants sont attendus.

Pour vous inscrire en ligne au WebCamp Québec 2011

Vers les musées 2.0 (2ème partie)

musée-du-quai-Branly-accueil

Cet article fait suite à « Vers les musées 2.0 (1ère partie) » (logique, non?). Dans mon article précédent, je posais la question : « un musée, c’est quoi? »

Pour moi, un musée, c’est un lieu dans lequel sont collectés des oeuvres d’art. Mais pas seulement. Un musée, c’est une institution qui, en entreprosant un patrimoine culturel, permet justement de le conserver. Le musée n’est donc pas qu’entrepôt, il est aussi acteur culturel.

Face aux technologies numériques, le musée doit se redéfinir. De la même manière que le fait d’autres institutions, commes les bibliothèques (lire à ce titre les excellents blogs Bibliomancienne et Bibliobsession). La technologie offre (ou impose, c’est selon) la possibilité au musée d’être à la fois auteur, éditeur, producteur et diffuseur de contenus multimédias. Un rôle qui, comme le souligne Arnaud Laborderie, modifie profondément les échanges et relations avec les publics.

Le travail est double : interne (mise en place d’un Intranet, circulation des informations sous une forme numérique, création d’espaces collaboratifs pour la préparation des projets) et externe (relations avec les partenaires, les visiteurs).

« Pour rester attractif, face à la concurrence des autres institutions et des médias, le musée doit innover. Il s’agit de surprendre, attirer l’attention, émouvoir, élargir, fidéliser les publics, renouveler son image, diffuser les connaissances mais aussi savoir les partager, solliciter des mécènes pour valoriser espaces et collections. Voilà le défi du musée au XXIe siècle : intégrer le numérique dans la stratégie globale de l’établissement. Peu d’institutions y parviennent aujourd’hui. » (Arnaud Laborderie)

Le musée numérique se doit être capable de maîtriser les « trois temps de la visite » : avant, pendant et après. Avant, avec un site web attractif par exemple Pendant, avec des applications mobiles qui enrichissent la visite. Après, en prolongeant l’échange avec le visiteur sur les réseaux sociaux.

Exemples de l’intégration du numérique dans les musées en France

Le site Internet

Comme exemple de sites Internet réussi, on peut citer celui musée du Quai Branly.

musée du quai Branly

Les applications mobiles

Monet la visite : expo Grand Palais 2010 - Acoustiguide SmartourLes applications mobiles remplacent les audio-guides. Elles peuvent être développées pour un musée (celle du Quai Branly par exemple) ou spécifiquement pour une exposition (Monet la visite : expo Grand Palais 2010 – Acoustiguide Smartour).

Le MuséoLab d’Érasme va plus loin encore avec l’utilisation d’applications iPad. L’interactivité pour les visiteurs se poursuit même jusqu’à la maison avec des jeux en ligne (lire à ce sujet : Le MuséoLab d’Erasme dans et hors les murs).

 

Les communautés en ligne

Le Louvre a lancé en décembre dernier son portail communautaire en ligne. Lire mon article Réseaux alternatifs : Communauté Louvre et l’article de Samuel Bausson (plus complet).  En 2010 aussi a été lancé Exponaute, le portail des expositions et des musées.

exponaute - guide des expositions et des musées

Les médias sociaux

À l’initiative de Samuel Bausson, le musée de Toulouse a investi les médias sociaux. Voir ci-dessous un compte rendu des expériences de « musée 2.0 » à Toulouse. Je vous invite également à lire : Samuel, le museo-geek aux grandes oreilles sur le blog de Knowtex.

Ces initiatives tendent à redéfinir le rôle et la place des musées aujourd’hui. Le « web social » est avant tout une affaire de culture. Se focaliser sur les outils c’est se perdre dans les moyens au détriment des objectifs. En tant qu’acteurs culturels, les musées doivent approcher les nouveaux médias avec enthousiasme et y voir les nombreuses opportunités qu’ils ont de tisser des liens.

La prochaine partie de « Vers les musées 2.0 » présentera des exemples d’intégration du numérique dans les musées américains.

Pour en finir avec le Web 2.0

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Le Web 2.0 va avoir 7 ans en 2011. Concept marketing, expression séduisante alliant évolutions culturelles et évolutions technologiques, le Web 2.0 s’essouffle. Non, pas en soi, mais en tant qu’expression. Utile pour populariser le contexte (2.0, c’est cool), l’expression brouille les cartes et masque une réalité plus complexe.

Javellisation du Web 2.0

À force d’être galvaudé, le terme perd son sens (s’il en avait vraiment un…). Chacun se l’approprie et en parle à sa manière, et en donne sa propre définition. Qu’est-ce que le Web 2.0 ? On ne sait plus trop. Entre les « gourous » des médias sociaux, les journalistes fascinés par Twitter, les politiciens qui veulent imiter Obama et les responsables marketing qui y voient une mine d’or, c’est difficile de démêler le vrai du faux, le superficiel de l’essentiel. Il faut aller au-delà de l’expression, et utiliser des termes chargés de sens, et non des « mots de javel ».

Alors, qu’est-ce que le Web 2.0 ? La notion de « 2.0 » implique le passage à autre chose, la transformation radicale, voire la révolution. De 1 à 2, le fossé est large, il ne s’agit pas de 1,16 ou de 1,38. Or cela ne reflète pas du tout la réalité. L’adoption de nouveaux outils, et leur appropriation, au sein des organisations, est longue et souvent tumultueuse (et pénible). Il y a les réfractaires (« c’est une perte de temps »), les craintifs (« Big Brother est là »), les enthousiastes (qui le sont parfois trop, ou pour les mauvaises raisons), etc. La gestion du changement est un art en soi.

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C’est la même chose du côté des consommateurs. Si les produits évoluent très vite, leur utilisation s’incorpore tranquillement dans les modes de vie. Exemple, le ipad2 sort au moment où une grande partie de la population se demande encore à quoi peut bien servir un iPad. Vive l’obsolescence programmée! Mais c’est un autre sujet… Revenons plutôt à notre bon vieux Web 2.0.

Le Web 2.0 est souvent définit comme étant finalement le « web participatif », c’est –à-dire que les internautes peuvent interagir davantage (par rapport aux débuts du web). C’est synthétique, mais je trouve qu’aujourd’hui cela ne suffit plus. Participer, mais c’est bien mignon, mais pourquoi faire ?

Les quatre axes du Web (2.0)

Le Web 2.0, c’est finalement la maturation du web et de ses fonctions. Une complexification par la multiplication des acteurs (les internautes) et de leurs pouvoirs d’interactions. Cette complexification se retrouve dans les 4 grands axes du web : informatif, commercial, social et collaboratif.

  • Web informatif : présentation de contenus (textes, images, vidéos, etc.), pensons à l’explosion de la blogosphère, et à des sites de plus en plus riches en contenus multimédia
  • Web commercial : commerce électronique, publicités, abonnements en ligne (oui, ce n’est pas honteux de faire de l’argent sur Internet)
  • Web social : nous nous connectons les uns les autres, que ce soit de manière professionnelle (LinkedIn) ou plus personnelle (Facebook)
  • Web collaboratif : le wiki fait la force

Ces dimensions sont présentes depuis le début du Web, leur développement s’est simplement radicalement accéléré à partir du début des années 2000. Il faut donc plus voir le Web 2.0 comme une évolution que comme une coupure.

Cela s’applique également aux autres déclinaisons de « 2.0 ». Tout est « 2.0 » aujourd’hui, : la politique, la mode, les boulangeries, les voitures, les musées… Nous (incluant la personne qui blogue) souffrons parfois de deuxpointzéroïte aigue. Si on comprend ce 2.0 comme une évolution, un objectif à atteindre (d’un point A à un point B), cela me paraît acceptable. Mais attention, ne pas y voir une « révolution ».

De nouveaux défis

Aujourd’hui, les quatre axes du Web mentionnés font face à de nouveaux défis. Car le web continue de se complexifier. Non, ne me parlez pas de Web 3.0, c’est pas le moment !

Voyons voir les défis à relever :

  • Web informatif : nous sommes en surdose d’informations – l’infobésité nous guette sérieusement (des millions de « tweets », de blogs, de messages, d’infolettres, etc.), et la gestion efficace de l’information va être plus que jamais un enjeu pour les organisations. On parle déjà beaucoup de « curation » et de « content curator« .
  • Web commercial : où sont les modèles d’affaires viables ? Le risque d’une bulle 2.0 est grand. Attention aux mirages et aux entreprises gonflées aux médias sociaux (ex: Facebook ?).
  • Web social : nous sommes tous « égo », ou le narcissisme et l’individualisme à son paroxysme
  • Web collaboratif : si la collaboration peut être la solution aux défis des 3 autres axes, pour que la collaboration soit efficace, les individus doivent être éduqués, formés et impliqués. Processus qui demande une vision de la part des dirigeants et des ressources appropriées.

Web collaboratif

Le web collaboratif est selon moi la dimension la plus intéressante du web. Moins médiatisé que « le social », plus complexe à mettre en œuvre que « l’informatif », le web collaboratif est amené à prendre de plus en plus de place. La mobilité accrue des travailleurs, le besoin de gérer efficacement les flux d’information, la modification du rapport au travail sont autant de facteurs qui vont encourager les organisations à explorer la voie de la collaboration.

Pour instaurer des initiatives de web collaboratif, les défis sont nombreux. Il s’agit moins de défis technologiques que culturels. Les individus doivent être éduqués, formés et impliqués pour que les projets fonctionnent. La culture de l’organisation doit être propice à de tels projets. Des stratégies efficaces de gestion de changement doivent donc être mises en place pour accompagner les acteurs du web collaboratif. C’est là qu’entre en jeu un stratège web, bien entendu.

Vers les musées 2.0 (1ère partie)

Versailles_MarieAntoinetteDeLorraineHabsbourg-LouiseElisabethVigée-Lebrun

Les musées, comme toutes les organisations, sont amenés à évoluer à l’ère numérique. Avec tous les enjeux – technologiques, budgétaires, humains – que cela comporte. Et avec comme premier enjeu, la redéfinition de leur rôle. Je le mentionnais dans Google Art Project : la belle et la critique. C’est quoi aujourd’hui, un musée?

J’ai posé la question sur les réseaux sociaux.

Pour vous  un musée c'est quoi?

Voici quelques réponses sur Twitter :

@samuelbausson : une boite de trucs poussiéreux et aussi un concentré d’émotions et de mémoires partagées au coeur de notre humanité
@FeeeCarabosse : à froid ? un médiateur de patrimoines
@bizcom : lieu de culture ou le savoir est partagé et vulgarisé
@isa2886 : un endroit qui sent légèrement la poussière, j’ai envie de dire… #RepresentationsQuandtunoustiens
@Luziadell : un endroit où je vais pour voir de belles choses et apprendre 🙂

Réponses obtenues sur Facebook (je préfère conserver l’anonymat des intervenants):

 

  • Un coffre aux trésors !
  • Une sauvegarde de la sagesse de l’humanité !
  • Un moment de repos, un lieu de découvertes, un tour du monde, un tour du temps…
  • Un lieu de découverte et d’apprentissage
  • L’art à son meilleur. Tableaux de grands maîtres dans une ambiance, disons théâtrale.
  • Un lieu de démocratisation de l’Art.
  • C’est pas le masculin d’une muse?
  • Un lieu permettant de découvrir et mieux comprendre l’art.
  • Le partage du savoir quelqu’il soit, des Arts, des Sciences, des Techniques.
  • Outre des oeuvres d’art, un musée peut contenir aussi des objets qui présentent un intérêt culturel des temps passés – genre amphores romaines presque pas ébréchées 😉
  • J’ai perçu les musées visités comme une place « d’officialisation » de l’a…rt, dans une ambiance un peu lourde et solennelle – peut-être parceque je ressens la nécessité de vivre l’art au quotidien.

Définition de Marion Sabourdy de Knowtex

Plus pragmatique : un endroit où on expose des choses. Il y a aussi des muséum d’histoire naturelle, des musées du sport, de plein de choses en fait, sans oublier les anciens cabinets de curiosités…
Le lieu contient, entrepose, expose. Les médiateurs mettent en valeur et en perspective (« de la conservation à la conversation » comme dit Samuel Bausson, du Muséum de Toulouse) et le site internet présente les coulisses et fait rayonner le musée.

Définition de Charles Eon d’Exponaute

Pour nous, un musée est tout à la fois un lieu de conservation et un lieu d’exposition. Les collections du musée sont le témoin de de notre patrimoine culturel, dont la richesse est présentée au public au travers d’expositions. C’est justement pour permettre à chacun de découvrir cette richesse, pour faciliter l’accès aux musées, que nous avons créé Exponaute.

Définition de Samuel Bausson, webmestre au muséum de Toulouse
(extrait de Samuel, le museo-geek aux grandes oreilles sur le blog de Knowtex)

Lorsqu’on lui demande sa définition d’un musée, il répond « un lieu de mémoire partagée, une plateforme d’échanges entre visiteurs et personnels du muséum autour des thématiques du musée, et non pas uniquement une galerie d’objets. Selon lui, « entrer dans le relationnel n’est pas une pratique courante pour les musées ». Alors, cette philosophie marche-t-elle en pratique ? Apparemment, oui. « Au début, il y avait beaucoup de « kikoolol », de discussions pas très sérieuses, sourit à moitié Samuel, mais plus tu es ouvert, plus le dialogue prend. De plus, il est plus intéressant de rebondir sur l’intérêt des gens plutôt que d’expliquer, d’imposer d’emblée, ce qui est considéré comme digne d’intérêt par l’institution…».

Une réflexion qui mène jusqu’à la redéfinition des rôles entre visiteurs, objets, direction du musée, « pour sortir des dichotomies » entre collections et « grand public ». Les réseaux sont une chance pour les musées qui y ont toute leur place avec leurs contenus riches à proposer aux communautés d’internautes « là où elles sont ». Une expression résume bien les idées de Samuel sur les nouveaux musées : « de la conservation à la conversation ».

 

Et pour vous, un musée, c’est quoi? Lire la suite : Vers les musées 2.0 (2éme partie)