Catégorie : Web social

Pour en finir avec le Web 2.0

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Le Web 2.0 va avoir 7 ans en 2011. Concept marketing, expression séduisante alliant évolutions culturelles et évolutions technologiques, le Web 2.0 s’essouffle. Non, pas en soi, mais en tant qu’expression. Utile pour populariser le contexte (2.0, c’est cool), l’expression brouille les cartes et masque une réalité plus complexe.

Javellisation du Web 2.0

À force d’être galvaudé, le terme perd son sens (s’il en avait vraiment un…). Chacun se l’approprie et en parle à sa manière, et en donne sa propre définition. Qu’est-ce que le Web 2.0 ? On ne sait plus trop. Entre les « gourous » des médias sociaux, les journalistes fascinés par Twitter, les politiciens qui veulent imiter Obama et les responsables marketing qui y voient une mine d’or, c’est difficile de démêler le vrai du faux, le superficiel de l’essentiel. Il faut aller au-delà de l’expression, et utiliser des termes chargés de sens, et non des « mots de javel ».

Alors, qu’est-ce que le Web 2.0 ? La notion de « 2.0 » implique le passage à autre chose, la transformation radicale, voire la révolution. De 1 à 2, le fossé est large, il ne s’agit pas de 1,16 ou de 1,38. Or cela ne reflète pas du tout la réalité. L’adoption de nouveaux outils, et leur appropriation, au sein des organisations, est longue et souvent tumultueuse (et pénible). Il y a les réfractaires (« c’est une perte de temps »), les craintifs (« Big Brother est là »), les enthousiastes (qui le sont parfois trop, ou pour les mauvaises raisons), etc. La gestion du changement est un art en soi.

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C’est la même chose du côté des consommateurs. Si les produits évoluent très vite, leur utilisation s’incorpore tranquillement dans les modes de vie. Exemple, le ipad2 sort au moment où une grande partie de la population se demande encore à quoi peut bien servir un iPad. Vive l’obsolescence programmée! Mais c’est un autre sujet… Revenons plutôt à notre bon vieux Web 2.0.

Le Web 2.0 est souvent définit comme étant finalement le « web participatif », c’est –à-dire que les internautes peuvent interagir davantage (par rapport aux débuts du web). C’est synthétique, mais je trouve qu’aujourd’hui cela ne suffit plus. Participer, mais c’est bien mignon, mais pourquoi faire ?

Les quatre axes du Web (2.0)

Le Web 2.0, c’est finalement la maturation du web et de ses fonctions. Une complexification par la multiplication des acteurs (les internautes) et de leurs pouvoirs d’interactions. Cette complexification se retrouve dans les 4 grands axes du web : informatif, commercial, social et collaboratif.

  • Web informatif : présentation de contenus (textes, images, vidéos, etc.), pensons à l’explosion de la blogosphère, et à des sites de plus en plus riches en contenus multimédia
  • Web commercial : commerce électronique, publicités, abonnements en ligne (oui, ce n’est pas honteux de faire de l’argent sur Internet)
  • Web social : nous nous connectons les uns les autres, que ce soit de manière professionnelle (LinkedIn) ou plus personnelle (Facebook)
  • Web collaboratif : le wiki fait la force

Ces dimensions sont présentes depuis le début du Web, leur développement s’est simplement radicalement accéléré à partir du début des années 2000. Il faut donc plus voir le Web 2.0 comme une évolution que comme une coupure.

Cela s’applique également aux autres déclinaisons de « 2.0 ». Tout est « 2.0 » aujourd’hui, : la politique, la mode, les boulangeries, les voitures, les musées… Nous (incluant la personne qui blogue) souffrons parfois de deuxpointzéroïte aigue. Si on comprend ce 2.0 comme une évolution, un objectif à atteindre (d’un point A à un point B), cela me paraît acceptable. Mais attention, ne pas y voir une « révolution ».

De nouveaux défis

Aujourd’hui, les quatre axes du Web mentionnés font face à de nouveaux défis. Car le web continue de se complexifier. Non, ne me parlez pas de Web 3.0, c’est pas le moment !

Voyons voir les défis à relever :

  • Web informatif : nous sommes en surdose d’informations – l’infobésité nous guette sérieusement (des millions de « tweets », de blogs, de messages, d’infolettres, etc.), et la gestion efficace de l’information va être plus que jamais un enjeu pour les organisations. On parle déjà beaucoup de « curation » et de « content curator« .
  • Web commercial : où sont les modèles d’affaires viables ? Le risque d’une bulle 2.0 est grand. Attention aux mirages et aux entreprises gonflées aux médias sociaux (ex: Facebook ?).
  • Web social : nous sommes tous « égo », ou le narcissisme et l’individualisme à son paroxysme
  • Web collaboratif : si la collaboration peut être la solution aux défis des 3 autres axes, pour que la collaboration soit efficace, les individus doivent être éduqués, formés et impliqués. Processus qui demande une vision de la part des dirigeants et des ressources appropriées.

Web collaboratif

Le web collaboratif est selon moi la dimension la plus intéressante du web. Moins médiatisé que « le social », plus complexe à mettre en œuvre que « l’informatif », le web collaboratif est amené à prendre de plus en plus de place. La mobilité accrue des travailleurs, le besoin de gérer efficacement les flux d’information, la modification du rapport au travail sont autant de facteurs qui vont encourager les organisations à explorer la voie de la collaboration.

Pour instaurer des initiatives de web collaboratif, les défis sont nombreux. Il s’agit moins de défis technologiques que culturels. Les individus doivent être éduqués, formés et impliqués pour que les projets fonctionnent. La culture de l’organisation doit être propice à de tels projets. Des stratégies efficaces de gestion de changement doivent donc être mises en place pour accompagner les acteurs du web collaboratif. C’est là qu’entre en jeu un stratège web, bien entendu.

Vers les musées 2.0 (1ère partie)

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Les musées, comme toutes les organisations, sont amenés à évoluer à l’ère numérique. Avec tous les enjeux – technologiques, budgétaires, humains – que cela comporte. Et avec comme premier enjeu, la redéfinition de leur rôle. Je le mentionnais dans Google Art Project : la belle et la critique. C’est quoi aujourd’hui, un musée?

J’ai posé la question sur les réseaux sociaux.

Pour vous  un musée c'est quoi?

Voici quelques réponses sur Twitter :

@samuelbausson : une boite de trucs poussiéreux et aussi un concentré d’émotions et de mémoires partagées au coeur de notre humanité
@FeeeCarabosse : à froid ? un médiateur de patrimoines
@bizcom : lieu de culture ou le savoir est partagé et vulgarisé
@isa2886 : un endroit qui sent légèrement la poussière, j’ai envie de dire… #RepresentationsQuandtunoustiens
@Luziadell : un endroit où je vais pour voir de belles choses et apprendre 🙂

Réponses obtenues sur Facebook (je préfère conserver l’anonymat des intervenants):

 

  • Un coffre aux trésors !
  • Une sauvegarde de la sagesse de l’humanité !
  • Un moment de repos, un lieu de découvertes, un tour du monde, un tour du temps…
  • Un lieu de découverte et d’apprentissage
  • L’art à son meilleur. Tableaux de grands maîtres dans une ambiance, disons théâtrale.
  • Un lieu de démocratisation de l’Art.
  • C’est pas le masculin d’une muse?
  • Un lieu permettant de découvrir et mieux comprendre l’art.
  • Le partage du savoir quelqu’il soit, des Arts, des Sciences, des Techniques.
  • Outre des oeuvres d’art, un musée peut contenir aussi des objets qui présentent un intérêt culturel des temps passés – genre amphores romaines presque pas ébréchées 😉
  • J’ai perçu les musées visités comme une place « d’officialisation » de l’a…rt, dans une ambiance un peu lourde et solennelle – peut-être parceque je ressens la nécessité de vivre l’art au quotidien.

Définition de Marion Sabourdy de Knowtex

Plus pragmatique : un endroit où on expose des choses. Il y a aussi des muséum d’histoire naturelle, des musées du sport, de plein de choses en fait, sans oublier les anciens cabinets de curiosités…
Le lieu contient, entrepose, expose. Les médiateurs mettent en valeur et en perspective (« de la conservation à la conversation » comme dit Samuel Bausson, du Muséum de Toulouse) et le site internet présente les coulisses et fait rayonner le musée.

Définition de Charles Eon d’Exponaute

Pour nous, un musée est tout à la fois un lieu de conservation et un lieu d’exposition. Les collections du musée sont le témoin de de notre patrimoine culturel, dont la richesse est présentée au public au travers d’expositions. C’est justement pour permettre à chacun de découvrir cette richesse, pour faciliter l’accès aux musées, que nous avons créé Exponaute.

Définition de Samuel Bausson, webmestre au muséum de Toulouse
(extrait de Samuel, le museo-geek aux grandes oreilles sur le blog de Knowtex)

Lorsqu’on lui demande sa définition d’un musée, il répond « un lieu de mémoire partagée, une plateforme d’échanges entre visiteurs et personnels du muséum autour des thématiques du musée, et non pas uniquement une galerie d’objets. Selon lui, « entrer dans le relationnel n’est pas une pratique courante pour les musées ». Alors, cette philosophie marche-t-elle en pratique ? Apparemment, oui. « Au début, il y avait beaucoup de « kikoolol », de discussions pas très sérieuses, sourit à moitié Samuel, mais plus tu es ouvert, plus le dialogue prend. De plus, il est plus intéressant de rebondir sur l’intérêt des gens plutôt que d’expliquer, d’imposer d’emblée, ce qui est considéré comme digne d’intérêt par l’institution…».

Une réflexion qui mène jusqu’à la redéfinition des rôles entre visiteurs, objets, direction du musée, « pour sortir des dichotomies » entre collections et « grand public ». Les réseaux sont une chance pour les musées qui y ont toute leur place avec leurs contenus riches à proposer aux communautés d’internautes « là où elles sont ». Une expression résume bien les idées de Samuel sur les nouveaux musées : « de la conservation à la conversation ».

 

Et pour vous, un musée, c’est quoi? Lire la suite : Vers les musées 2.0 (2éme partie)

Materia e-boutique : un Etsy à la québécoise?

MATERIA e-boutique - Materia E-Boutique

Etsy fait partie de mes sites préférés. Cette plateforme de vente en ligne est simple, efficace et d’un esthétisme qui doit faire pâlir eBay de jalousie. Alors quand j’ai entendu parler du lancement de la boutique en ligne Materia, j’étais très intrigué. Un Etsy à la québécoise?

Materia e-boutique, c’est quoi?

Tout d’abord, il y a le centre Materia : le seul centre d’artistes et de diffusion en métiers d’art au Canada, Materia est depuis 10 ans le porte-parole des créateurs en métiers d’art. C’est le centre Materia, organisme caritatif à but non lucratif, qui est mandataire de Materia e-boutique.

MATERIA e-boutique - Materia E-Boutique

Materia e-boutique (bof pour le nom) est un portail transactionnel qui permet aux créateurs en métiers d’art de la région de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches de présenter et vendre leurs créations en ligne. Outre le site lui-même, il y aura un blog (en construction pour l’instant) et une présence sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, Flickr, etc.). J’ai assez hâte de voir le blog, je pense qu’il y a un potentiel intéressant.

Vous voulez appuyer les créateurs d’ici sans sortir de chez vous ? C’est maintenant possible grâce à MATERIA e-boutique. En un seul clic, vous avez accès à des centaines d’objets et œuvres en métiers d’art.
En achetant sur la boutique virtuelle, vous encouragez les créateurs québécois tout en devenant propriétaire d’une pièce unique ou de petite série dont tous seront jaloux. (Materia e-boutique)

Les oeuvres présentées sont variées : sculpture, céramique, verre, joaillerie, textile, reliure, coutellerie d’art, etc. Pour l’instant on retrouve une dizaine d’artistes seulement, mais j’imagine que d’autres viendront bientôt grossir les rangs. Quelques objets ont déjà attiré mon regard.

Pourquoi vendre sur Materia?

Pour que l’initiative fonctionne, il va falloir que les artistes acceptent le modèle d’affaires proposé. Pour avoir sa boutique de créateur sur la plateforme, il faut débourser 25$ par mois et une commission de 20% du prix des oeuvres revient à Materia.

À titre de comparaison, ouvrir un compte de vendeur sur Etsy est gratuit, lister un objet coûte 20 cents et le site ne prend que 3,5% de commission. Et Etsy jouit d’un trafic considérable.

Etsy - Your place to buy and sell all things handmade  vintage  and supplies

Par contre, Materia offre de nombreux services à valeur ajoutée aux créateurs qui veulent ouvrir boutique sur la plateforme :
Promotion de la boutique et des créations par le biais de publicités, bulletins électroniques, médias sociaux (blog, Facebook, Twitter, Flickr, YouTube, Vimeo).

  • Cartes d’affaires, cartons promotionnels, autocollants et macarons aux couleurs de la e-boutique.
  • Conseils gratuits sur l’emballage et l’expédition d’œuvres.
  • Formation gratuite sur la gestion de votre boutique en ligne.
  • Prêt d’un appareil photo semi-professionnel et des conseils relatifs à la prise de photo.
  • Service de comptabilité sans frais qui s’occupe de toutes les transactions.
  • Personne-ressource disponible sur les heures de bureau afin de vous conseiller.
  • Adhésion annuelle au centre qui permet entre autres de recevoir les cartons d’invitation pour les expositions du centre, les appels de dossier en métiers d’art et les offres d’emploi et de bénéficier de services adaptés à votre discipline

 

Tout cela n’est pas négligeable, et ces avantages pourront être des arguments convaincants pour les artistes, notamment ceux qui sont moins à l’aise avec l’idée de faire du commerce en ligne. La valeur de ces avantages dépendra par contre de la capacité de Matéria à mobiliser sa communauté, en volume (trafic, adeptes, lecteurs, abonnés, etc.) et en qualité (interactions, commentaires, etc.). La boutique va devoir faire ses preuves en tant que canal de visibilité et donc, de vente. À suivre et à découvrir!

Exponaute : la plateforme sociale interactive des expositions et des musées

exponaute-guide-des-expositions-et-des-musées

Exponaute est le premier site de recommandations sur les expositions en France. Plateforme interactive et sociale, Exponaute permet de découvrir et choisir les meilleures expositions du moment grâce aux avis de la presse, des visiteurs et des amis. Le site centralise tous les renseignements sur les expositions en cours et à venir dans tous les domaines : architecture, peinture, sculpture, art contemporain, design, etc.

Les amateurs retrouveront sur ce site :

  • toute l’actualité des expositions et des musées
  • les critiques de la presse et des visiteurs
  • des photos et des vidéos en avant-première
  • un accès direct à l’achat des billets et des catalogues

Les membres peuvent en outre partager leurs avis et organiser très simplement leur agenda culturel. Les médias sociaux ont été particulièrement bien intégrés au site (Facebook notamment, ce qui va de soit). Tout lieu d’exposition peut s’inscrire gratuitement sur le site et administrer ses expositions.

exponaute - guide des expositions et des musées

Chaque exposition possède sa propre fiche d’information complète : description, contenus associés (vidéo, photo, etc.), critiques de la presse, informations pratiques, etc. L’internaute intéressé peut ensuite facilement acheter ses billets en ligne.

exponaute - guide des expositions et des musées

L’utilisation de fonctionnalités complémentaires est très intéressante. Ainsi, la boutique en ligne, propulsée par Amazon, permet d’acheter des produits (DVD, livres, catalogues, etc.) en lien avec les expositions. L’internaute « social » y trouve également son compte, en organisant facilement une visite au musée (en créant tout simplement un événement Facebook). L’amateur de contenus lira avec intérêt le magazine en ligne (le blog, quoi) ou l’actualité des expositions.

Magazine   exponaute

Le site a été mis en ligne à l’été 2010 et la fréquentation d’exponaute est en progression constante :

  • Janvier 2011 : 75.000 visiteurs uniques par mois, 5000 membres
  • Mars 2011 : 100.000 visiteurs uniques par mois, 6.000 membres

De plus en plus de villes et de musées sont référencées, ce qui aménera prochainement Exponaute à repenser son explorateur pour permettre une navigation géographique plus agréable.

L’Exponaute est vraiment un beau site, bien fait, et qui exploite avec simplicité et efficacité les outils du web social. À découvrir!

 

Google Art Project : la belle et la critique

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En février, Google a lancé Art Project. Ce site permet aux internautes du monde entier de découvrir en ligne plus d’un millier d’oeuvres d’art dans leurs moindres détails. Ce projet est le fruit d’une collaboration exceptionelle entre Google et quelques-uns des musées les plus célèbres du monde. Le résultat est magnifique, mais s’agit-il d’une voie à suivre pour les musées aujourd’hui?

Google Art Project : une belle plateforme

Pour Art Project, Google a travaillé avec pas moins de 17 musées – dont le Château de Versailles en France, le MoMA et le Met à New-York, le Tate Britain et la National Gallery à Londres, ou encore le Musée Reina Sofía à Madrid – pour présenter leurs oeuvres aux internautes.

Sur Art Project, on retrouve une sélection d’oeuvres d’art célèbres photographiées en très haute résolution et plus d’un millier oeuvres de plus de 400 artistes internationaux. Des vues panoramiques à 360 degrés de chaque galerie ont également été créées grâce la technologie Street View, spécialement adaptée pour fonctionner à l’intérieur. J’avais eu la chance de pouvoir avoir une présentation de certaines avancées technologiques de Street View au mois de novembre dernier – je suis content de voir leur concrétisation sous cette forme!

Un tour du monde de l’art
Les œuvres présentées constituent un véritable tour du monde de l’art : de La Naissance de Vénus de Botticelli aux œuvres post-impressionnistes de Cézanne, en passant par les plafonds du Château de Versailles, ou encore les toiles de Rembrandt. Au total, 486 artistes du monde entier sont représentés.

Des oeuvres d’art en très haute résolution
La haute résolution des images des oeuvres d’art, combinée avec un zoom sur mesure, permet aux amateurs d’art de découvrir des détails qu’ils n’ont peut-être jamais vus d’aussi près, tels que les minuscules personnages au bord de la rivière dans la Vue de Tolède d’El Greco ou chaque point du tableau Grandcamp, un soir de Seurat.

Chacun des 17 musées a également choisi une œuvre pour la photographier d’encore plus près avec un appareil photo produisant des images d’une résolution de plusieurs gigapixels (plus de 14 milliards de pixels), ce qui permet d’étudier les détails du coup de pinceau et de la patine qui sont invisibles à l’œil nu.

Vous pourrez ainsi découvrir, au cours de votre visite virtuelle du Château de Versailles toutes les subtilités du célèbre tableau, Marie-Antoinette de Lorraine-Habsbourg, Reine de France et son enfant, par Elizabeth Vigée-Lebrun.

Une visite virtuelle des musées grâce à la technologie Street View
Vous pouvez parcourir virtuellement les galeries des musées. Un « trolley» Street View a été spécialement conçu pour réaliser des prises de vue à 360 degrés à l’intérieur de certaines galeries qui ont ensuite été assemblées pour parcourir en toute tranquillité les 385 salles des musées concernés. Les photographies de ces galeries sont également disponibles directement via Street View sur Google Maps.

Créez votre collection personnelle
L’outil « Créer une collection d’œuvres d’art » vous permet d’enregistrer des vues spécifiques de toute œuvre présentée pour créer votre collection personnelle. Vous pouvez y ajouter des commentaires et partager votre collection avec des proches. Cet outil permet par exemple à des étudiants ou des groupes de travailler ensemble sur des projets ou collections.

Google Art Project : vision critique

Art Project a reçu beaucoup d’éloges. Il y a cependant des interrogations et quelques notes discordantes, comme l’a soulevé Framablog.

Adrienne Alix, présidente de Wikimedia France, partage dans son blog personnel ses craintes quant à la solution proposée par Google. Elle voit cette dernière comme « une solution verrouillée », dans laquelle l’internaute ne peut pas réutiliser les œuvres montrées :

« On visite, on ne touche pas. On ne s’approprie pas. On est spectateur, et c’est tout. Je crains que par envie de contrôle de l’utilisation des reproductions d’œuvres conservées dans les musées, la notion de domaine public recule. »

Une crainte compréhensible pour une « wikimédienne », pour laquelle il est important de mettre librement à disposition sur Wikimedia Commons des photographies de qualité et de permettre à tous de les utiliser. Une tâche complexe, car « il est souvent difficile de faire admettre aux musées qu’il est bon de permettre cette très large diffusion de la culture. »

Un autre point soulevé par Adrienne Alix est qu’au-delà de l’aspect esthétique de Art Project, nous n’avons pas ici une vision vraiment « 2.0 » du patrimoine :

« J’ai même une furieuse impression de me retrouver dans un CD-ROM d’il y a 10 ans, ou dans le musée de grand-papa. »

La solution de Google est technologiquement impressionante, mais les musées ne doivent pas voir en effet cette plateforme comme une solution facile à la rédifinition de leur rôle à l’ère numérique. Parce qu’un musée ce n’est pas juste un lieu, un espace dans lequel on entrepose de « belles choses ». Un musée, c’est aussi une institution, avec une  mission de transfert de la culture au public. Un musée « 2.0 » doit donc aller au-delà de la simple expérience visuelle. Mais pour aller où? Et comment? Je vais explorer un peu ces questions dans mes prochains articles.

Et pour vous, c’est quoi un musée?

YouSeeMii mesure votre notoriété et visibilité sur le web

YouSeeMii Monitoring Mesure e-réputation web 2.0 Visibilité et Notoriété Entreprises et Marques

YouSeeMii.fr se présente comme le premier service de veille et de mesure de cette visibilité sur le web. La notoriété d’une marque ou d’un individu varie beaucoup en fonction de la réputation véhiculée par les internautes.

YouSeeMii propose d’évaluer cette notoriété, de la même manière que Klout, par exemple, cherche à mesurer l’influence d’un individu dans les réseaux sociaux.

YouSeeMii calcule votre indice de visibilité et notoriété

L’outil est assez simple d’utilisation : il suffit d’entrer le nom usuel de sa recherche pour accéder en un clic à la synthèse des informations disponibles sur le web, filtrées, mesurées, et classées parmi des milliers de sources.

Avec YouSeeMii, vous pourrez ainsi surveiller et contrôler votre empreinte numérique, mesurer votre notoriété et la comparer. Vous pouvez également tout simplement obtenir des informations sur une entreprise, une marque ou un individu.

L’outil présente de nombreux indices par source, par rubrique et globale. Grace à des algorithmes de calcul spécifiques, chaque source a un coefficient de poids en rapport avec son audience pour établir la notation de la rubrique. L’audience de chacune des sources est mise à jour chaque trimestre. Chaque rubrique a un indice de pondération pour définir la note globale.

Pour les réseaux Sociaux, le nombre de « fans » (pour Facebook) ou de « followers » (pour Twitter) ou de posts (pour les blogs) influe également le score.

YouSeeMii Monitoring   Mesure e-réputation web 2.0   Visibilité et Notoriété Entreprises et Marques

YouSeeMii vous présente un tableau de bord représentatif

Ce tableau vous donne un aperçu immédiat de la visibilité sur les moteurs de recherche (Google vs Bing), les blogs, les images et vidéos, les réseaux sociaux, le microblogging, la presse, les documents, les offres d’emplois, les applications mobiles.

Un outil en évolution

Proposé en accès privé en juin 2010, YouSeeMii est accessible gratuitement depuis le mois de septembre et prends en compte les remarques et suggestions de ses utilisateurs (vous êtes donc fortement conviés à donner votre avis sur l’outil). Une version avec abonnement sera proposée à la fin du second trimestre 2011.

Voici les dernières évolutions de YouSeeMii :

  • Affinage de recherche par pays : Belgique, Suisse, Luxembourg, Grande-Bretagne
  • Présentation des résultats Google VS Bing pour la rubrique web
  • Partenariat AOL pour obtenir davantage de sources vidéos « triables » par intérêt, popularité ou sources
  • Offres d’emplois avec affinage par postes et localité
  • Statistiques de référence position/pourcentage
  • Top des scores et des recherches populaires
  • YouSeeMii est désormais disponible en anglais
  • Optimisation du temps de calcul et donc de chargement des résultats

Un outil à découvrir : YouSeeMii.fr

Knowtex : Entrevue avec Nicolas Loubet

Knowtex le réseau social de la culture scientifique et technique

Le mois dernier je faisais une présentation de Knowtex, réseau social de la culture scientifique et technique. Un des créateurs du réseau, Nicolas Loubet, de l’agence de communication Umaps, a répondu à quelques-unes de mes questions.

Quelques mots de présentation?

Destiné à faire de la recherche en géosciences, je me suis très tôt intéressé aux activités de vulgarisation, de communication et de médiation des sciences. Au cours de mes études, j’ai eu l’occasion de monter une association ayant pour but de réfléchir et expérimenter dans le domaine.

Avec les membres actifs de cette association, j’ai fondé l’agence Umaps Communication où je suis consultant. Ma spécialité : la communication sur les médias sociaux pour les acteurs de la recherche et de l’innovation.

Je supervise ainsi les études stratégiques de l’agence pour le compte d’entreprises, d’universités, de musées, d’instituts et d’associations.

(voir le profil complet de Nicolas Loubet sur Viadéo)

Wikipedia vient de fêter ses 10 ans. Quel avenir pour cette encyclopédie participative ?

Pour avoir participé aux rencontres Wikimedia début décembre à Paris, je pense que l’avenir de Wikipedia se joue d’abord dans les collaborations engagées par la fondation Wikimedia. Exemple en France le partenariat avec la Mairie de Toulouse.

En 2010, Wikimédia France a signé une convention avec la mairie de Toulouse dans le but de développer les initiatives et partenariats des institutions culturelles avec Wikimédia France.

Sans aucun doute, les institutions culturelles ont du potentiel pour développer des collaborations intelligentes. On peut même imaginer un écosystème de (petites) boites autour de ces collaborations. Je pense par exemple à AudioGuidia.

Je vois bien arriver de nouveaux profils qui jouent le rôle de « go-between » entre Wikimedia et les acteurs culturels.

En effet, de nouvelles plateformes émergent. L’une d’entre elles, Qwiki, commence à faire parler d’elle. Qu’en penses-tu  ?

Je ne l’ai pas utilisé mais la bande-annonce est assez séduisante 😉 Je suspends donc mon jugement en l’état.

Qwiki

Que penses-tu de Quora ?

Je viens à peine d’être inscrit. Une idée simple qui semble beaucoup plaire aux blogueurs (cela me fait d’ailleurs penser à un club international des blogueurs). Sur le long terme, j’attends surtout le développement du multilingue (français !).

Si on peut embedder les discussions Quora sur des sites tiers, il est possible que cela devienne populaire…

Quel est ton opinion sur le buzz généré autour du fameux « content curator« ?

C’est ce que j’essaie d’être… Les outils qui m’intéressent le plus, en l’état actuel des choses, sont ceux qui facilitent précisément la consultation des (considérables) ressources sur le web. Je suis, par exemple, fan de StumbleUpon.

Au delà du buzz (que je serais bien incapable d’expliquer dans l’immédiat), cela me semble être une tendance lourde qui se raccroche (peu ou prou) aux initiatives qui se revendiquent du data journalism et de la « géographie de l’information ».

Knowtex le réseau social de la culture scientifique et technique

Où se situe Knowtex dans tout cela ?

Knowtex est une petite communauté qui s’est donné pour objectif de créer du lien entre les acteurs de la recherche, de l’innovation et de la culture scientifique. Sur le plan technique, nous nous inspirons de « toutes » les bonnes pratiques.

Nous avons des lacunes sur la recherche et les conversations. Nous allons essayer des les combler par la navigation (nous venons de lancer en beta une barre de navigation qui s’inspire de StumbleUpon) et la mise en place de forums.

Plus encore, sur le modèle de Wikimedia, nous allons nous rapprocher des acteurs (recherche, culture). Des collaborations sont dors et déjà engagées. Cela pourrait aider ces acteurs à penser leur stratégie sur les médias sociaux. #noeasy

Knowtex devrait encore pas mal bouger 😉 #objetmutant