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Les réseaux sociaux et l’illusion de la majorité

Réseaux sociaux - L'illusion de la majorité

MIT Technology Review a publié un résumé d’une récente étude fascinante sur le comportement des réseaux sociaux, et comment ceux-ci peuvent déformer notre perception du monde, ou tout au moins faire croire que la majorité des gens croient qu’une opinion est partagée par tous alors que c’est loin d’être le cas.

L’étude, menée par Kristina Lerman et d’autres à l’Université de Californie du Sud, donne aussi un aperçu de la manière dont certaines informations peuvent devenir virales et se répandre comme une traînée de poudre alors que des contenus similaires peuvent être complètement ignorés.

L’étude a examiné comment les idées se répandent sur les réseaux sociaux avec des connexions complexes. Si des utilisateurs ayant un nombre moyen ou inférieur de connexions (amis Facebook, followers sur Twitter, etc.) affichent ou partagent quelque chose sur une plateforme sociale, la viralité de ces contenus sera limitée, en raison du faible nombre de connexions. Mais, si quelques influenceurs (des personnes qui ont un très grand nombre connexions, lire aussi Influence, influenceurs et influencés) partagent ce même contenu, l’information se propagera très rapidement.

Cela peut sembler évident, mais ce qui est contre-intuitif c’est que le nombre d’influenceurs nécessaires pour créer un effet d’entraînement massif est vraiment petit. Les auteurs de l’article s’amusent d’ailleurs à utiliser le terme influencerati.

Prenons un réseau de 14 personnes. La plupart ont peu de liens avec les autres, mais quelques-uns ont un très grand nombre de connexions – ils sont connectés avec presque toutes les autres personnes dans le réseau. Si seulement 3 de ces influenceurs (ceux avec un grand nombre de connexions) partagent un contenu, il semble tout d’un coup que tout le monde en parle (tiens, Tout le monde en parle, ça vous rappelle quelque chose?).

Les auteurs de l’étude appellent ce principe «l’illusion de la majorité.» Une opinion, une idée, une image, partagée par seulement quelques influenceurs peut sembler commune, banale (virale, quoi) non pas du fait que la majorité adhère à cette opinion mais parce qu’elle est partagée par ceux qui ont le plus de connexions dans le réseau.

Selon certaines conditions, une opinion marginale peut devenir très populaire localement.

Cette réflexion a déjà été abordée par le marketing des influenceurs mais fournit également un aperçu des raisons pour lesquelles ce type de marketing ne fonctionne pas toujours. Un influenceur qui soutient une marque n’est qu’un homme-sandwich. Pour que l’influence fonctionne, il faut que plusieurs influenceurs soutiennent une marque (ou une cause, soyons fous) conjointement et au même moment. C’est alors que l’illusion de la majorité opère.


Printemps des réseaux sociaux : un nouveau regard sur le Web social

nouveau regard sur le web social

Le printemps des réseaux sociaux, c’est encore le seul grand événement sur les réseaux sociaux à Québec. Deux jours de conférences et de discussions sur les différentes facettes des réseaux sociaux. Après une première édition qui a réuni plus de 200 participants, principalement issus du marketing et des communications, la deuxième mouture de l’événement aura lieu les 16 et 17 avril prochains, à l’hôtel Delta de Québec.

Pour Rémi Lachance, associé et directeur des opérations chez Colloquium, qui organise le Printemps des réseaux sociaux, les objectifs de cette année sont « renouveler les thématiques afin qu’elles soient alignées aux tendances actuelles et offrir des conférences pour un public large, de novice à expert, afin que chaque participant y trouve son compte.»

nouveau regard sur le web social

Bien que l’utilisation des réseaux sociaux soit en très forte croissance au Québec, avec près de 80% des internautes québécois actifs sur au moins une plateforme, les organisations tardent encore à intégrer ces canaux de communication dans leurs stratégies d’affaires.

Depuis 2009, j’ai donné des dizaines d’ateliers et de conférences sur le sujet, mais je trouve que la plupart des organisations sont encore en mode expérimentation dans les médias sociaux. Bien peu se sont dotées du cadre stratégique ou des ressources nécessaires pour utiliser efficacement les nombreux outils à leur disposition dans ce qu’on appelle, parfois à tort, le Web social.

Le printemps des réseaux sociaux sera l’occasion de présenter quelques études de cas intéressantes, comme celle de la Maison Orphée ou du Festival d’été de Québec.

Pour ma part, je vais présenter une conférence proposant de poser un nouveau regard sur le Web social (dans la lignée de « Pour en finir avec le Web 2.0 »). L’année dernière j’avais parlé de veille stratégique et de marketing de contenu, thématiques qui sont encore tout à fait d’actualité. Mais j’ai envie d’offrir quelque chose de différent, en invitant les participants à réfléchir sur les véritables enjeux et opportunités de la sphère des médias sociaux. Il est temps d’aller au-delà des « buzz words » et des concepts flous, et de s’attaquer à construire le Web de demain.

Je vous invite donc à participer à cet événement riche en contenus, en discussions et en rencontres, en vous inscrivant dès maintenant sur www.printempsdesreseauxsociaux.com.

Le printemps des réseaux sociaux à Québec

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Je mentionnai récemment les événements à suivre à Québec en 2012. En voici un autre : le « Printemps des Réseaux Sociaux« , qui aura lieu les 3 et 4 avril à Québec. Pendant deux jours, 14 experts se succèderont afin d’offrir 20 conférences sur le thème du Web social.

Plus de 200 personnes auront l’occasion de mettre à jour leurs connaissances et d’échanger avec des experts. L’événement se clôturera par une table ronde animée par Matthieu Dugal, journaliste et animateur de l’émission La sphère à Radio-Canada. La table ronde sera suivie d’un cocktail réseautage avec les formateurs, les participants et les partenaires.

Le « Printemps des Réseaux Sociaux » est présenté par Colloquium, une initiative de trois entreprises de Québec qui croient au partage des connaissances. Gestion Proxima Centauri, Paradoxx multimédia et brasseur d’idées collaborent  pour proposer des formations touchant à l’intelligence en affaires.

Pour cet événement, je donnerai 2 conférences :

La veille sur les réseaux sociaux : comment éviter l’infobésité et mieux gérer la circulation de l’information?

Les réseaux sociaux sont des outils de veille très efficaces : au-delà de la surveillance de la réputation numérique d’une personnalité ou d’une marque (e-reputation), votre réseau social en ligne vous donne accès à des quantités phénoménales d’informations. Au risque d’ailleurs de s’y perdre. Comment éviter de tomber dans l’infobésité ? Vous devez mettre en place une véritable plateforme de veille, structurée, précise, qui vous permettra de gagner en productivité plutôt que de perdre du temps.
Pourquoi faire de la veille sur les réseaux sociaux ?

  • Les plateformes de veille
  • La curation
  • L’optimisation des processus de veille
  • Veille sur Linkedin (avec Rémi Lachance)

L’optimisation des contenus sur les réseaux sociaux

Sur le Web 2.0, le contenu est roi. Mais pour pouvoir être lu et entendu, il faut savoir optimiser ces contenus – textes, images, vidéo. Que ce soit pour maximiser le référencement ou l’accessibilité, vous devez connaître les bonnes pratiques des contenus sur le Web 2.0.

  • L’importance du contenu dans le Web 2.0
  • Viralité, référencement et accessibilité.
  • Trucs et astuces pour optimiser les contenus

Je vous invite à consulter le programme complet et vous inscrire dès maintenant sur le site. Au plaisir de vous rencontrer lors de ce printemps du Web 🙂

 

Vers les musées 2.0 (2ème partie)

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Cet article fait suite à « Vers les musées 2.0 (1ère partie) » (logique, non?). Dans mon article précédent, je posais la question : « un musée, c’est quoi? »

Pour moi, un musée, c’est un lieu dans lequel sont collectés des oeuvres d’art. Mais pas seulement. Un musée, c’est une institution qui, en entreprosant un patrimoine culturel, permet justement de le conserver. Le musée n’est donc pas qu’entrepôt, il est aussi acteur culturel.

Face aux technologies numériques, le musée doit se redéfinir. De la même manière que le fait d’autres institutions, commes les bibliothèques (lire à ce titre les excellents blogs Bibliomancienne et Bibliobsession). La technologie offre (ou impose, c’est selon) la possibilité au musée d’être à la fois auteur, éditeur, producteur et diffuseur de contenus multimédias. Un rôle qui, comme le souligne Arnaud Laborderie, modifie profondément les échanges et relations avec les publics.

Le travail est double : interne (mise en place d’un Intranet, circulation des informations sous une forme numérique, création d’espaces collaboratifs pour la préparation des projets) et externe (relations avec les partenaires, les visiteurs).

« Pour rester attractif, face à la concurrence des autres institutions et des médias, le musée doit innover. Il s’agit de surprendre, attirer l’attention, émouvoir, élargir, fidéliser les publics, renouveler son image, diffuser les connaissances mais aussi savoir les partager, solliciter des mécènes pour valoriser espaces et collections. Voilà le défi du musée au XXIe siècle : intégrer le numérique dans la stratégie globale de l’établissement. Peu d’institutions y parviennent aujourd’hui. » (Arnaud Laborderie)

Le musée numérique se doit être capable de maîtriser les « trois temps de la visite » : avant, pendant et après. Avant, avec un site web attractif par exemple Pendant, avec des applications mobiles qui enrichissent la visite. Après, en prolongeant l’échange avec le visiteur sur les réseaux sociaux.

Exemples de l’intégration du numérique dans les musées en France

Le site Internet

Comme exemple de sites Internet réussi, on peut citer celui musée du Quai Branly.

musée du quai Branly

Les applications mobiles

Monet la visite : expo Grand Palais 2010 - Acoustiguide SmartourLes applications mobiles remplacent les audio-guides. Elles peuvent être développées pour un musée (celle du Quai Branly par exemple) ou spécifiquement pour une exposition (Monet la visite : expo Grand Palais 2010 – Acoustiguide Smartour).

Le MuséoLab d’Érasme va plus loin encore avec l’utilisation d’applications iPad. L’interactivité pour les visiteurs se poursuit même jusqu’à la maison avec des jeux en ligne (lire à ce sujet : Le MuséoLab d’Erasme dans et hors les murs).

 

Les communautés en ligne

Le Louvre a lancé en décembre dernier son portail communautaire en ligne. Lire mon article Réseaux alternatifs : Communauté Louvre et l’article de Samuel Bausson (plus complet).  En 2010 aussi a été lancé Exponaute, le portail des expositions et des musées.

exponaute - guide des expositions et des musées

Les médias sociaux

À l’initiative de Samuel Bausson, le musée de Toulouse a investi les médias sociaux. Voir ci-dessous un compte rendu des expériences de « musée 2.0 » à Toulouse. Je vous invite également à lire : Samuel, le museo-geek aux grandes oreilles sur le blog de Knowtex.

Ces initiatives tendent à redéfinir le rôle et la place des musées aujourd’hui. Le « web social » est avant tout une affaire de culture. Se focaliser sur les outils c’est se perdre dans les moyens au détriment des objectifs. En tant qu’acteurs culturels, les musées doivent approcher les nouveaux médias avec enthousiasme et y voir les nombreuses opportunités qu’ils ont de tisser des liens.

La prochaine partie de « Vers les musées 2.0 » présentera des exemples d’intégration du numérique dans les musées américains.

Pour en finir avec le Web 2.0

pour-en-finir-avec-le-web-2

Le Web 2.0 va avoir 7 ans en 2011. Concept marketing, expression séduisante alliant évolutions culturelles et évolutions technologiques, le Web 2.0 s’essouffle. Non, pas en soi, mais en tant qu’expression. Utile pour populariser le contexte (2.0, c’est cool), l’expression brouille les cartes et masque une réalité plus complexe.

Javellisation du Web 2.0

À force d’être galvaudé, le terme perd son sens (s’il en avait vraiment un…). Chacun se l’approprie et en parle à sa manière, et en donne sa propre définition. Qu’est-ce que le Web 2.0 ? On ne sait plus trop. Entre les « gourous » des médias sociaux, les journalistes fascinés par Twitter, les politiciens qui veulent imiter Obama et les responsables marketing qui y voient une mine d’or, c’est difficile de démêler le vrai du faux, le superficiel de l’essentiel. Il faut aller au-delà de l’expression, et utiliser des termes chargés de sens, et non des « mots de javel ».

Alors, qu’est-ce que le Web 2.0 ? La notion de « 2.0 » implique le passage à autre chose, la transformation radicale, voire la révolution. De 1 à 2, le fossé est large, il ne s’agit pas de 1,16 ou de 1,38. Or cela ne reflète pas du tout la réalité. L’adoption de nouveaux outils, et leur appropriation, au sein des organisations, est longue et souvent tumultueuse (et pénible). Il y a les réfractaires (« c’est une perte de temps »), les craintifs (« Big Brother est là »), les enthousiastes (qui le sont parfois trop, ou pour les mauvaises raisons), etc. La gestion du changement est un art en soi.

pour-en-finir-avec-le-web-2

C’est la même chose du côté des consommateurs. Si les produits évoluent très vite, leur utilisation s’incorpore tranquillement dans les modes de vie. Exemple, le ipad2 sort au moment où une grande partie de la population se demande encore à quoi peut bien servir un iPad. Vive l’obsolescence programmée! Mais c’est un autre sujet… Revenons plutôt à notre bon vieux Web 2.0.

Le Web 2.0 est souvent définit comme étant finalement le « web participatif », c’est –à-dire que les internautes peuvent interagir davantage (par rapport aux débuts du web). C’est synthétique, mais je trouve qu’aujourd’hui cela ne suffit plus. Participer, mais c’est bien mignon, mais pourquoi faire ?

Les quatre axes du Web (2.0)

Le Web 2.0, c’est finalement la maturation du web et de ses fonctions. Une complexification par la multiplication des acteurs (les internautes) et de leurs pouvoirs d’interactions. Cette complexification se retrouve dans les 4 grands axes du web : informatif, commercial, social et collaboratif.

  • Web informatif : présentation de contenus (textes, images, vidéos, etc.), pensons à l’explosion de la blogosphère, et à des sites de plus en plus riches en contenus multimédia
  • Web commercial : commerce électronique, publicités, abonnements en ligne (oui, ce n’est pas honteux de faire de l’argent sur Internet)
  • Web social : nous nous connectons les uns les autres, que ce soit de manière professionnelle (LinkedIn) ou plus personnelle (Facebook)
  • Web collaboratif : le wiki fait la force

Ces dimensions sont présentes depuis le début du Web, leur développement s’est simplement radicalement accéléré à partir du début des années 2000. Il faut donc plus voir le Web 2.0 comme une évolution que comme une coupure.

Cela s’applique également aux autres déclinaisons de « 2.0 ». Tout est « 2.0 » aujourd’hui, : la politique, la mode, les boulangeries, les voitures, les musées… Nous (incluant la personne qui blogue) souffrons parfois de deuxpointzéroïte aigue. Si on comprend ce 2.0 comme une évolution, un objectif à atteindre (d’un point A à un point B), cela me paraît acceptable. Mais attention, ne pas y voir une « révolution ».

De nouveaux défis

Aujourd’hui, les quatre axes du Web mentionnés font face à de nouveaux défis. Car le web continue de se complexifier. Non, ne me parlez pas de Web 3.0, c’est pas le moment !

Voyons voir les défis à relever :

  • Web informatif : nous sommes en surdose d’informations – l’infobésité nous guette sérieusement (des millions de « tweets », de blogs, de messages, d’infolettres, etc.), et la gestion efficace de l’information va être plus que jamais un enjeu pour les organisations. On parle déjà beaucoup de « curation » et de « content curator« .
  • Web commercial : où sont les modèles d’affaires viables ? Le risque d’une bulle 2.0 est grand. Attention aux mirages et aux entreprises gonflées aux médias sociaux (ex: Facebook ?).
  • Web social : nous sommes tous « égo », ou le narcissisme et l’individualisme à son paroxysme
  • Web collaboratif : si la collaboration peut être la solution aux défis des 3 autres axes, pour que la collaboration soit efficace, les individus doivent être éduqués, formés et impliqués. Processus qui demande une vision de la part des dirigeants et des ressources appropriées.

Web collaboratif

Le web collaboratif est selon moi la dimension la plus intéressante du web. Moins médiatisé que « le social », plus complexe à mettre en œuvre que « l’informatif », le web collaboratif est amené à prendre de plus en plus de place. La mobilité accrue des travailleurs, le besoin de gérer efficacement les flux d’information, la modification du rapport au travail sont autant de facteurs qui vont encourager les organisations à explorer la voie de la collaboration.

Pour instaurer des initiatives de web collaboratif, les défis sont nombreux. Il s’agit moins de défis technologiques que culturels. Les individus doivent être éduqués, formés et impliqués pour que les projets fonctionnent. La culture de l’organisation doit être propice à de tels projets. Des stratégies efficaces de gestion de changement doivent donc être mises en place pour accompagner les acteurs du web collaboratif. C’est là qu’entre en jeu un stratège web, bien entendu.

Exponaute : la plateforme sociale interactive des expositions et des musées

exponaute-guide-des-expositions-et-des-musées

Exponaute est le premier site de recommandations sur les expositions en France. Plateforme interactive et sociale, Exponaute permet de découvrir et choisir les meilleures expositions du moment grâce aux avis de la presse, des visiteurs et des amis. Le site centralise tous les renseignements sur les expositions en cours et à venir dans tous les domaines : architecture, peinture, sculpture, art contemporain, design, etc.

Les amateurs retrouveront sur ce site :

  • toute l’actualité des expositions et des musées
  • les critiques de la presse et des visiteurs
  • des photos et des vidéos en avant-première
  • un accès direct à l’achat des billets et des catalogues

Les membres peuvent en outre partager leurs avis et organiser très simplement leur agenda culturel. Les médias sociaux ont été particulièrement bien intégrés au site (Facebook notamment, ce qui va de soit). Tout lieu d’exposition peut s’inscrire gratuitement sur le site et administrer ses expositions.

exponaute - guide des expositions et des musées

Chaque exposition possède sa propre fiche d’information complète : description, contenus associés (vidéo, photo, etc.), critiques de la presse, informations pratiques, etc. L’internaute intéressé peut ensuite facilement acheter ses billets en ligne.

exponaute - guide des expositions et des musées

L’utilisation de fonctionnalités complémentaires est très intéressante. Ainsi, la boutique en ligne, propulsée par Amazon, permet d’acheter des produits (DVD, livres, catalogues, etc.) en lien avec les expositions. L’internaute « social » y trouve également son compte, en organisant facilement une visite au musée (en créant tout simplement un événement Facebook). L’amateur de contenus lira avec intérêt le magazine en ligne (le blog, quoi) ou l’actualité des expositions.

Magazine   exponaute

Le site a été mis en ligne à l’été 2010 et la fréquentation d’exponaute est en progression constante :

  • Janvier 2011 : 75.000 visiteurs uniques par mois, 5000 membres
  • Mars 2011 : 100.000 visiteurs uniques par mois, 6.000 membres

De plus en plus de villes et de musées sont référencées, ce qui aménera prochainement Exponaute à repenser son explorateur pour permettre une navigation géographique plus agréable.

L’Exponaute est vraiment un beau site, bien fait, et qui exploite avec simplicité et efficacité les outils du web social. À découvrir!

 

Knowtex : réseau social de la culture scientifique et technique

Knowtex le réseau social de la culture scientifique et technique

Les réseaux sociaux en ligne deviennent de plus en plus présents dans nos vies. Nous connaissons tous Facebook, Twitter, YouTube ou encore LinkedIn. Ce sont les réseaux les plus populaires. Mais il y en a des centaines d’autres, pour tous les secteurs d’activité, pour tous les goûts. Cette rubrique est une exploration de ces réseaux alternatifs.

Un réseau thématique

Je vous invite à découvrir Knowtex, le premier réseau social francophone de la culture scientifique et technique, créé en 2009. Il s’agit d’un « réseau de niche », ou thématique, qui vous permet de découvrir, partager et organiser vos connaissances sur les sciences, la recherche et l’innovation. Le site propose un grand nombre de liens aux sujets et formats variés, référencés par les membres de la communauté.

Knowtex   le réseau social de la culture scientifique et technique

Une initiative de l’agence Umaps

Knowtex est une initiative de Umaps. Cette agence française, basée à Montreuil, se présente comme une médiatrice de la culture scientifique.

Médiatrice entre les acteurs de l’innovation technologique (laboratoires, entrepreneurs, industries), leurs parties prenantes (décideurs, médias, partenaires) et leurs clients. Médiatrice entre les acteurs de la culture scientifique et technique (associations, centres de science, universités…) et les passionnés de sciences.

L’équipe de l’agence est marquée par une double culture de la R&D et de la communication. Dotés pour la plupart d’une formation uniservistaire classique, les membres de l’équipe utilisent les outils du Web social et de la communication multimédia pour populariser les produits et services issus de la recherche scientifique.

Un agrégateur éditorialisé

Depuis novembre 2010, la page d’accueil du site met en valeur une sélection thématique de liens. Les partenaires de Knowtex, OwniSciences, universcience.tv et tout récemment Exponaute sont également mis en valeur. Chaque jour un thème différent nous est présenté, dans un environnement au graphisme épuré et soigné soutenu par une belle recherche iconographique.

Au delà du design très actuel, Knowtex se différencie par la qualité de ses contenus et des liens partagés. Nous sommes loin des photos de vacances et des vidéos de chat qui grimpent au rideau. Ici, on parle d’hydrologie, de biodiversité, de réalité augmentée, de serious gaming. Il s’agit donc d’un agrégateur de contenus, mais avec une sélection et une organisation intéressantes.

Pour ajouter (ou « référencer ») un lien à Knowtex, il suffit de remplir quelques informations (mots clés par exemple). C’est évidemment plus facile et rapide d’indexer un lien d’un site bien structuré! On retrouve ici un fonctionnement semblable à StumbleUpon.

Référencer un nouveau lien sur Knowtex

Chaque lien sur Knowtex peut être facilement évalué, ajouté à une liste ou partagé sur les autres réseaux sociaux via une barre d’outils.

Knowtex - barre d'outils

Notons également la présence d’un blog très riche, animé par Marion Sabourdy. Le blog a présenté un « Tour de France » des initiatives de culture scientifique en région, notamment à Bordeaux, Toulouse, Saint-Ouen, Limoges, Saint-Etienne, Lyon et Lille.

« Les initiatives en région nous intéressent beaucoup, nous nous appuyons sur notre réseau d’étudiants en journalisme et médiation scientifique en région pour rédiger d’autres reportages. Un dossier sur Strasbourg est actuellement en préparation et devrait être publié dans les prochains jours. » – Marion Sabourdy, community editor

Le blog de Knowtex ne se limite pas à des articles rédigés par l’équipe. Il est en effet ouvert aux invités : journalistes, chercheurs, directeurs de centres de sciences,, étudiants, etc. peuvent proposer des billets sur la culture scientifique et technique.

« Nous comptons pour l’instant 25 auteurs sur notre blog, dont un vivant au Japon et un autre au Canada, et souhaitons en accueillir bien plus. » – Marion Sabourdy, community editor

L’appel est lancé pour ceux qui veulent donc contribuer de leur plume.

Le blog Knowtex

Une présence sociale plurielle ou dispersée?

L’équipe de Knowtex s’implique sur Twitter, Facebook, FlickR, Slideshare, Jamespot, Scoopeo, Delicious, Vimeo. Un portail Netvibes sur la culture scientifique et technique a également été ouvert en décembre dernier. Cette présence sociale permet à l’équipe de tester différentes formes de médiation. Cette démarche est cohérente avec l’objectif du réseau :

« Notre but est de faire découvrir et dialoguer les gens sur la science. » – Marion Sabourdy, community editor

Néanmoins, cela fait beaucoup de canaux et je crains que cela diffuse et disperse un peu trop le message. Selon moi, la plateforme Knowtex bénéficierait d’une meilleure intégration avec les réseaux, et devrait essayer de ramener les internautes vers elle plutôt que de les laisser consommer l’information via les canaux habituels.

Un réseau de qualité, mais encore modeste

Malgré sa qualité, le réseau reste encore de très petite taille : 1370 membres en janvier 2011. Mais des membres très actifs : on y trouve plus de 3200 sources et plus de 16000 liens.

« Les évolutions du site sont impulsées par nos collaborations avec les différents médias, les événements auxquels nous prenons part ou même par les membres eux-mêmes quand ils souhaitent être partie prenante de l’aventure. » – Marion Sabourdy, community editor

Tout cela fait de Knowtex un beau laboratoire, aux contenus ciblés et à la démarche expérimentale. Nous avons toujours tendance à nous extasier sur le dernier gadget social du moment (Twitter, Foursquare, Quora, …) mais je trouve que le développement d’une communauté ciblée est bien plus stimulant. Une initiative à suivre pour 2011.

Si les sciences et la technologie vous intéresse, allez y faire un tour!

Knowtex en chiffres (au 19 janvier 2011)

    1377 membres au total
    270 membres actifs (qui ont référencé au moins un lien)
    100 membres « très actifs » (qui ont référencé plus de 10 liens)
    Plus de 16200 liens
    Plus de 650 weblists
    3280 sources
    80 articles de blog
    115 000 visites depuis janvier 2010 (date d’ouverture au public de Knowtex)