Étiquette : Web 2.0

Les différentes facettes du Web 2.0

communauté web 2.0

Le Web 2.0 n’est pas seulement une révolution technologique. Derrière cette expression se cache des phénomènes sociaux et une évolution des comportements des internautes qui représentent autant de défis et d’opportunités pour les organisations.
Les éléments socio-culturels du Web 2.0 suivants doivent être pris en compte lors d’une démarche de réflexion stratégique sur les médias sociaux :

Un Web participatif

La majorité des internautes diffusent maintenant en ligne des contenus qu’ils ont créés eux-mêmes. Les informations générées par les organisations cèdent la place aux contenus créés par des amateurs. La notion de Web participatif est évidemment centrale dans la définition du Web 2.0. L’internaute a en effet la capacité de participer à toutes les étapes du cycle du contenu (création, publication, diffusion, partage).

Un Web collaboratif

Le Web 2.0 offre de riches possibilités de collaboration et « d’intelligence collective » : wikis, outils d’indexation et de partage de ressources en ligne, développement coopératif de logiciels à code source ouvert (open source), plateformes d’innovation ouvertes, etc.

Un Web narcissique

Si les activités participatives ou collaboratives sont nombreuses, il ne faut pas négliger le côté très individualiste du Web 2.0, centré davantage sur la personne que sur le contenu.

Un Web connecté

Le Web 2.0 offre des environnements qui permettent l’interaction entre les personnes et les données. Comme le disait Tim O’Reilly, la « force est dans le réseau ». L’interconnexion entre personnes et données entraîne la création de vastes réseaux (Facebook) ou des réseaux plus nichés (Flickr).
Ces réseaux sont alimentés par les contenus déposés par les internautes, qui contribuent à l’évolution du réseau. Les données deviennent sources d’information, et les réseaux s’interconnectent entre eux via la standardisation des protocoles d’échange (géolocalisation par exemple).

Un Web ouvert

Le Web 2.0 est construit sur une logique de partage. Il a favorisé le développement d’une culture et d’usages axés sur l’ouverture et facilitant la réutilisation. D’une part, c’est un Web démocratisé par les logiciels libres ou à codes sources ouverts, produits en collaboration par des pairs (on peut penser par exemple au succès du développement coopératif du navigateur Firefox).
Si leurs codes source ne sont pas toujours ouverts, les environnements sociaux du Web 2.0 sont la plupart du temps gratuits. Ils encouragent également le développement de nouvelles fonctionnalités et l’intégration avec d’autres réseaux.
Le Web 2.0 a aussi été conçu comme un espace de contribution et d’interaction public. Les contenus sont souvent ouverts à tous et peu ou pas censurés, le contrôle se faisant essentiellement par les pairs. Bien que des restrictions à l’accès se généralisent, et que certains services commencent à pratiquer la censure (Facebook, Google, Twitter), la diffusion large des contributions demeure un des intérêts de la participation en ligne.

Un Web mobile

De plus en plus d’internautes se connectent au Web via des branchements sans fil ou des téléphones intelligents. Le Web 2.0, c’est pour tout le monde, partout, tout le temps. Les technologies nomades évoluent rapidement et connaissent un engouement extraordinaire (pensons par exemple aux tablettes numériques).

Un Web instantané

La plupart des applications du Web 2.0 fonctionnent en mode quasi simultané. Comme en mode asynchrone, l’émetteur et le récepteur n’ont pas à être disponibles au même moment. Les communications peuvent pourtant s’y faire instantanément, simplement et informellement comme dans un échange synchrone. On combine donc la flexibilité dans la gestion du temps et la réflexion préalable que permet la communication asynchrone avec le caractère convivial et instantané du synchrone. À l’inverse, on conserve la spontanéité des échanges synchrones mais grâce à l’enregistrement et aux possibilités de rediffusion et d’indexation du Web 2.0, on y a accès en tout temps et en tous lieux.

Un Web persistant

Ces informations numérisées, indexées, copiées, bien que conçues pour une diffusion instantanée, demeurent accessibles et s’ajoutent à l’identité numérique de chacun. La décision d’assurer ou non cette pérennité est déléguée à un tiers qui héberge les données. Elles peuvent donc disparaître sans qu’on le veuille ou au contraire demeurer accessibles ou réapparaître alors qu’elles n’ont plus d’intérêt ou véhiculent des renseignements maintenant compromettants.

Un Web multimédia

L’univers textuel dans lequel nous avons évolué jusqu’ici devient rapidement multimédia. Un milliard de vidéos seraient visionnées chaque jour sur le Web. Cet apport de contenu est facilité par la multiplication des équipements personnels de production numérisée (téléphones cellulaires, caméras numériques, caméras web, etc.) et de logiciels gratuits ou peu coûteux de traitement et de diffusion.

Un Web diversifié

Les moyens et les formes de communication se multiplient. Les mêmes individus communiquent en parallèle au moyen de nombreux outils en fonction de préférences individuelles et de la nature de l’échange. Il ne suffit plus de créer un site Web et de croire qu’il servira d’unique point d’entrée.

Un Web personnalisé

Le Web, même plus collaboratif, évolue vers une plus grande personnalisation. C’est le cas à la fois des contenus, qui sont davantage représentatifs d’un individu (profil, photos, opinions, etc.) et de leur organisation par cet individu, qui peut choisir et combiner les ressources en ligne pour y avoir accès selon ses intérêts et préférences.

Un Web d’abondance

Le Web 2.0 est, à bien des points de vue, un univers de démesure. Tant les statistiques qui s’y rapportent que la rapidité avec laquelle elles évoluent sont phénoménales. La quantité de données générée atteint des niveaux vertigineux et c’est probablement l’aspect le plus marquant de cette démesure, particulièrement en éducation. L’utilisateur doit donc apprendre à utiliser et à gérer ce foisonnement, notamment en utilisant les outils que le Web 2.0 offre pour gérer ce flot (agrégateurs, partage de signets, etc.).

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Vers les musées 2.0 (2ème partie)

musée-du-quai-Branly-accueil

Cet article fait suite à « Vers les musées 2.0 (1ère partie) » (logique, non?). Dans mon article précédent, je posais la question : « un musée, c’est quoi? »

Pour moi, un musée, c’est un lieu dans lequel sont collectés des oeuvres d’art. Mais pas seulement. Un musée, c’est une institution qui, en entreprosant un patrimoine culturel, permet justement de le conserver. Le musée n’est donc pas qu’entrepôt, il est aussi acteur culturel.

Face aux technologies numériques, le musée doit se redéfinir. De la même manière que le fait d’autres institutions, commes les bibliothèques (lire à ce titre les excellents blogs Bibliomancienne et Bibliobsession). La technologie offre (ou impose, c’est selon) la possibilité au musée d’être à la fois auteur, éditeur, producteur et diffuseur de contenus multimédias. Un rôle qui, comme le souligne Arnaud Laborderie, modifie profondément les échanges et relations avec les publics.

Le travail est double : interne (mise en place d’un Intranet, circulation des informations sous une forme numérique, création d’espaces collaboratifs pour la préparation des projets) et externe (relations avec les partenaires, les visiteurs).

« Pour rester attractif, face à la concurrence des autres institutions et des médias, le musée doit innover. Il s’agit de surprendre, attirer l’attention, émouvoir, élargir, fidéliser les publics, renouveler son image, diffuser les connaissances mais aussi savoir les partager, solliciter des mécènes pour valoriser espaces et collections. Voilà le défi du musée au XXIe siècle : intégrer le numérique dans la stratégie globale de l’établissement. Peu d’institutions y parviennent aujourd’hui. » (Arnaud Laborderie)

Le musée numérique se doit être capable de maîtriser les « trois temps de la visite » : avant, pendant et après. Avant, avec un site web attractif par exemple Pendant, avec des applications mobiles qui enrichissent la visite. Après, en prolongeant l’échange avec le visiteur sur les réseaux sociaux.

Exemples de l’intégration du numérique dans les musées en France

Le site Internet

Comme exemple de sites Internet réussi, on peut citer celui musée du Quai Branly.

musée du quai Branly

Les applications mobiles

Monet la visite : expo Grand Palais 2010 - Acoustiguide SmartourLes applications mobiles remplacent les audio-guides. Elles peuvent être développées pour un musée (celle du Quai Branly par exemple) ou spécifiquement pour une exposition (Monet la visite : expo Grand Palais 2010 – Acoustiguide Smartour).

Le MuséoLab d’Érasme va plus loin encore avec l’utilisation d’applications iPad. L’interactivité pour les visiteurs se poursuit même jusqu’à la maison avec des jeux en ligne (lire à ce sujet : Le MuséoLab d’Erasme dans et hors les murs).

 

Les communautés en ligne

Le Louvre a lancé en décembre dernier son portail communautaire en ligne. Lire mon article Réseaux alternatifs : Communauté Louvre et l’article de Samuel Bausson (plus complet).  En 2010 aussi a été lancé Exponaute, le portail des expositions et des musées.

exponaute - guide des expositions et des musées

Les médias sociaux

À l’initiative de Samuel Bausson, le musée de Toulouse a investi les médias sociaux. Voir ci-dessous un compte rendu des expériences de « musée 2.0 » à Toulouse. Je vous invite également à lire : Samuel, le museo-geek aux grandes oreilles sur le blog de Knowtex.

Ces initiatives tendent à redéfinir le rôle et la place des musées aujourd’hui. Le « web social » est avant tout une affaire de culture. Se focaliser sur les outils c’est se perdre dans les moyens au détriment des objectifs. En tant qu’acteurs culturels, les musées doivent approcher les nouveaux médias avec enthousiasme et y voir les nombreuses opportunités qu’ils ont de tisser des liens.

La prochaine partie de « Vers les musées 2.0 » présentera des exemples d’intégration du numérique dans les musées américains.

Pour en finir avec le Web 2.0

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Le Web 2.0 va avoir 7 ans en 2011. Concept marketing, expression séduisante alliant évolutions culturelles et évolutions technologiques, le Web 2.0 s’essouffle. Non, pas en soi, mais en tant qu’expression. Utile pour populariser le contexte (2.0, c’est cool), l’expression brouille les cartes et masque une réalité plus complexe.

Javellisation du Web 2.0

À force d’être galvaudé, le terme perd son sens (s’il en avait vraiment un…). Chacun se l’approprie et en parle à sa manière, et en donne sa propre définition. Qu’est-ce que le Web 2.0 ? On ne sait plus trop. Entre les « gourous » des médias sociaux, les journalistes fascinés par Twitter, les politiciens qui veulent imiter Obama et les responsables marketing qui y voient une mine d’or, c’est difficile de démêler le vrai du faux, le superficiel de l’essentiel. Il faut aller au-delà de l’expression, et utiliser des termes chargés de sens, et non des « mots de javel ».

Alors, qu’est-ce que le Web 2.0 ? La notion de « 2.0 » implique le passage à autre chose, la transformation radicale, voire la révolution. De 1 à 2, le fossé est large, il ne s’agit pas de 1,16 ou de 1,38. Or cela ne reflète pas du tout la réalité. L’adoption de nouveaux outils, et leur appropriation, au sein des organisations, est longue et souvent tumultueuse (et pénible). Il y a les réfractaires (« c’est une perte de temps »), les craintifs (« Big Brother est là »), les enthousiastes (qui le sont parfois trop, ou pour les mauvaises raisons), etc. La gestion du changement est un art en soi.

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C’est la même chose du côté des consommateurs. Si les produits évoluent très vite, leur utilisation s’incorpore tranquillement dans les modes de vie. Exemple, le ipad2 sort au moment où une grande partie de la population se demande encore à quoi peut bien servir un iPad. Vive l’obsolescence programmée! Mais c’est un autre sujet… Revenons plutôt à notre bon vieux Web 2.0.

Le Web 2.0 est souvent définit comme étant finalement le « web participatif », c’est –à-dire que les internautes peuvent interagir davantage (par rapport aux débuts du web). C’est synthétique, mais je trouve qu’aujourd’hui cela ne suffit plus. Participer, mais c’est bien mignon, mais pourquoi faire ?

Les quatre axes du Web (2.0)

Le Web 2.0, c’est finalement la maturation du web et de ses fonctions. Une complexification par la multiplication des acteurs (les internautes) et de leurs pouvoirs d’interactions. Cette complexification se retrouve dans les 4 grands axes du web : informatif, commercial, social et collaboratif.

  • Web informatif : présentation de contenus (textes, images, vidéos, etc.), pensons à l’explosion de la blogosphère, et à des sites de plus en plus riches en contenus multimédia
  • Web commercial : commerce électronique, publicités, abonnements en ligne (oui, ce n’est pas honteux de faire de l’argent sur Internet)
  • Web social : nous nous connectons les uns les autres, que ce soit de manière professionnelle (LinkedIn) ou plus personnelle (Facebook)
  • Web collaboratif : le wiki fait la force

Ces dimensions sont présentes depuis le début du Web, leur développement s’est simplement radicalement accéléré à partir du début des années 2000. Il faut donc plus voir le Web 2.0 comme une évolution que comme une coupure.

Cela s’applique également aux autres déclinaisons de « 2.0 ». Tout est « 2.0 » aujourd’hui, : la politique, la mode, les boulangeries, les voitures, les musées… Nous (incluant la personne qui blogue) souffrons parfois de deuxpointzéroïte aigue. Si on comprend ce 2.0 comme une évolution, un objectif à atteindre (d’un point A à un point B), cela me paraît acceptable. Mais attention, ne pas y voir une « révolution ».

De nouveaux défis

Aujourd’hui, les quatre axes du Web mentionnés font face à de nouveaux défis. Car le web continue de se complexifier. Non, ne me parlez pas de Web 3.0, c’est pas le moment !

Voyons voir les défis à relever :

  • Web informatif : nous sommes en surdose d’informations – l’infobésité nous guette sérieusement (des millions de « tweets », de blogs, de messages, d’infolettres, etc.), et la gestion efficace de l’information va être plus que jamais un enjeu pour les organisations. On parle déjà beaucoup de « curation » et de « content curator« .
  • Web commercial : où sont les modèles d’affaires viables ? Le risque d’une bulle 2.0 est grand. Attention aux mirages et aux entreprises gonflées aux médias sociaux (ex: Facebook ?).
  • Web social : nous sommes tous « égo », ou le narcissisme et l’individualisme à son paroxysme
  • Web collaboratif : si la collaboration peut être la solution aux défis des 3 autres axes, pour que la collaboration soit efficace, les individus doivent être éduqués, formés et impliqués. Processus qui demande une vision de la part des dirigeants et des ressources appropriées.

Web collaboratif

Le web collaboratif est selon moi la dimension la plus intéressante du web. Moins médiatisé que « le social », plus complexe à mettre en œuvre que « l’informatif », le web collaboratif est amené à prendre de plus en plus de place. La mobilité accrue des travailleurs, le besoin de gérer efficacement les flux d’information, la modification du rapport au travail sont autant de facteurs qui vont encourager les organisations à explorer la voie de la collaboration.

Pour instaurer des initiatives de web collaboratif, les défis sont nombreux. Il s’agit moins de défis technologiques que culturels. Les individus doivent être éduqués, formés et impliqués pour que les projets fonctionnent. La culture de l’organisation doit être propice à de tels projets. Des stratégies efficaces de gestion de changement doivent donc être mises en place pour accompagner les acteurs du web collaboratif. C’est là qu’entre en jeu un stratège web, bien entendu.

Knowtex : réseau social de la culture scientifique et technique

Knowtex le réseau social de la culture scientifique et technique

Les réseaux sociaux en ligne deviennent de plus en plus présents dans nos vies. Nous connaissons tous Facebook, Twitter, YouTube ou encore LinkedIn. Ce sont les réseaux les plus populaires. Mais il y en a des centaines d’autres, pour tous les secteurs d’activité, pour tous les goûts. Cette rubrique est une exploration de ces réseaux alternatifs.

Un réseau thématique

Je vous invite à découvrir Knowtex, le premier réseau social francophone de la culture scientifique et technique, créé en 2009. Il s’agit d’un « réseau de niche », ou thématique, qui vous permet de découvrir, partager et organiser vos connaissances sur les sciences, la recherche et l’innovation. Le site propose un grand nombre de liens aux sujets et formats variés, référencés par les membres de la communauté.

Knowtex   le réseau social de la culture scientifique et technique

Une initiative de l’agence Umaps

Knowtex est une initiative de Umaps. Cette agence française, basée à Montreuil, se présente comme une médiatrice de la culture scientifique.

Médiatrice entre les acteurs de l’innovation technologique (laboratoires, entrepreneurs, industries), leurs parties prenantes (décideurs, médias, partenaires) et leurs clients. Médiatrice entre les acteurs de la culture scientifique et technique (associations, centres de science, universités…) et les passionnés de sciences.

L’équipe de l’agence est marquée par une double culture de la R&D et de la communication. Dotés pour la plupart d’une formation uniservistaire classique, les membres de l’équipe utilisent les outils du Web social et de la communication multimédia pour populariser les produits et services issus de la recherche scientifique.

Un agrégateur éditorialisé

Depuis novembre 2010, la page d’accueil du site met en valeur une sélection thématique de liens. Les partenaires de Knowtex, OwniSciences, universcience.tv et tout récemment Exponaute sont également mis en valeur. Chaque jour un thème différent nous est présenté, dans un environnement au graphisme épuré et soigné soutenu par une belle recherche iconographique.

Au delà du design très actuel, Knowtex se différencie par la qualité de ses contenus et des liens partagés. Nous sommes loin des photos de vacances et des vidéos de chat qui grimpent au rideau. Ici, on parle d’hydrologie, de biodiversité, de réalité augmentée, de serious gaming. Il s’agit donc d’un agrégateur de contenus, mais avec une sélection et une organisation intéressantes.

Pour ajouter (ou « référencer ») un lien à Knowtex, il suffit de remplir quelques informations (mots clés par exemple). C’est évidemment plus facile et rapide d’indexer un lien d’un site bien structuré! On retrouve ici un fonctionnement semblable à StumbleUpon.

Référencer un nouveau lien sur Knowtex

Chaque lien sur Knowtex peut être facilement évalué, ajouté à une liste ou partagé sur les autres réseaux sociaux via une barre d’outils.

Knowtex - barre d'outils

Notons également la présence d’un blog très riche, animé par Marion Sabourdy. Le blog a présenté un « Tour de France » des initiatives de culture scientifique en région, notamment à Bordeaux, Toulouse, Saint-Ouen, Limoges, Saint-Etienne, Lyon et Lille.

« Les initiatives en région nous intéressent beaucoup, nous nous appuyons sur notre réseau d’étudiants en journalisme et médiation scientifique en région pour rédiger d’autres reportages. Un dossier sur Strasbourg est actuellement en préparation et devrait être publié dans les prochains jours. » – Marion Sabourdy, community editor

Le blog de Knowtex ne se limite pas à des articles rédigés par l’équipe. Il est en effet ouvert aux invités : journalistes, chercheurs, directeurs de centres de sciences,, étudiants, etc. peuvent proposer des billets sur la culture scientifique et technique.

« Nous comptons pour l’instant 25 auteurs sur notre blog, dont un vivant au Japon et un autre au Canada, et souhaitons en accueillir bien plus. » – Marion Sabourdy, community editor

L’appel est lancé pour ceux qui veulent donc contribuer de leur plume.

Le blog Knowtex

Une présence sociale plurielle ou dispersée?

L’équipe de Knowtex s’implique sur Twitter, Facebook, FlickR, Slideshare, Jamespot, Scoopeo, Delicious, Vimeo. Un portail Netvibes sur la culture scientifique et technique a également été ouvert en décembre dernier. Cette présence sociale permet à l’équipe de tester différentes formes de médiation. Cette démarche est cohérente avec l’objectif du réseau :

« Notre but est de faire découvrir et dialoguer les gens sur la science. » – Marion Sabourdy, community editor

Néanmoins, cela fait beaucoup de canaux et je crains que cela diffuse et disperse un peu trop le message. Selon moi, la plateforme Knowtex bénéficierait d’une meilleure intégration avec les réseaux, et devrait essayer de ramener les internautes vers elle plutôt que de les laisser consommer l’information via les canaux habituels.

Un réseau de qualité, mais encore modeste

Malgré sa qualité, le réseau reste encore de très petite taille : 1370 membres en janvier 2011. Mais des membres très actifs : on y trouve plus de 3200 sources et plus de 16000 liens.

« Les évolutions du site sont impulsées par nos collaborations avec les différents médias, les événements auxquels nous prenons part ou même par les membres eux-mêmes quand ils souhaitent être partie prenante de l’aventure. » – Marion Sabourdy, community editor

Tout cela fait de Knowtex un beau laboratoire, aux contenus ciblés et à la démarche expérimentale. Nous avons toujours tendance à nous extasier sur le dernier gadget social du moment (Twitter, Foursquare, Quora, …) mais je trouve que le développement d’une communauté ciblée est bien plus stimulant. Une initiative à suivre pour 2011.

Si les sciences et la technologie vous intéresse, allez y faire un tour!

Knowtex en chiffres (au 19 janvier 2011)

    1377 membres au total
    270 membres actifs (qui ont référencé au moins un lien)
    100 membres « très actifs » (qui ont référencé plus de 10 liens)
    Plus de 16200 liens
    Plus de 650 weblists
    3280 sources
    80 articles de blog
    115 000 visites depuis janvier 2010 (date d’ouverture au public de Knowtex)

La France investit dans le numérique, le mobile et le web 2.0

Éric Besson à l'association Camping

À l’occasion de sa visite de l’association Camping, incubateur de start-ups, Éric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’énergie et de l’économie numérique du gouvernement français, a annoncé le lancement d’un programme d’actions pour diffuser les usages du web 2.0 dans les entreprises françaises. Ce programme n’a pas de lien direct avec le Plan numérique 2012 lancé en octobre 2008.

Éric Besson à l'association Camping

Éric Besson à l'association Camping

1. Investissements d’avenir : cloud computing, e-éducation et e-santé

Le gouvernement consacre, dans le cadre des investissements d’avenir, 2,5 milliards d’euros au développement des nouveaux services, usages et contenus numériques. Trois nouveaux appels à projets seront prochainement lancés, sur les thèmes du cloud computing, de l’e-éducation et de l’e-santé.

2. Innover par les services mobiles sans contact

Le gouvernement souhaite développer l’innovation par les services mobiles sans contact, notamment l’utilisation du téléphone mobile pour effectuer des paiements ou recueillir des informations

3. Favoriser la numérisation des échanges

L’utilisation par les entreprises des outils du numérique est jugée encore insuffisante. Le passeport pour l’économie numérique avait permis d’aider 170 000 PME de se lancer dans le numérique. Le ministre souhaite aller plus loin, en annoncant que trois millions d’euros seront consacrés à 10 projets pour numériser les échanges entre les entreprises au sein de filières industrielles.

4. Neuf projets de déploiement de services mobiles sans contact

La France lance neuf projets pilotes de déploiement de services mobiles sans contact, permettant d’expérimenter de nouveaux usages du mobile, et de tester de nouvelles applications du web 2.0. Après Nice, huit autres villes se sont portées candidates : Bordeaux, en coordination avec Pessac, Caen, en coordination avec la Manche, Lille, Marseille, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse.

Ces villes seront accompagnées dans cette démarche par une instance de coordination nationale. Le gouvernement lancera en complément un appel à projets au cours du 1er trimestre dans le cadre des investissements d’avenir.

Liste des projets retenus dans le cadre du programme TIC & PME 2015 :

  • eCat-PMI : e-catalogue industriel,
  • EDIPublicité : dématérialisation des échanges dans le secteur de la publicité,
  • E-HRC : dématérialisation des échanges dans l’hôtellerie,
  • Redisport : diffusion d’une plateforme d’échange et de services auprès des PME du secteur des articles de sport,
  • Fruits&Légumes : optimisation du transport et amélioration de la traçabilité des fruits et légumes,
  • GMT : amélioration de la traçabilité pour la filière bovine,
  • ID-Cuir : traçabilité de l’élevage à la tannerie,
  • EcolTex : plateformes d’échanges et de services pour la filière textile,
  • Qualitrans : certification qualité pour le domaine transport/logistique sur une chaîne multimodale,
  • Batipratic : optimisation du chantier BTP, notamment par e-learning.

Sources :

Diffusion des usages du web 2.0 dans les entreprises
Eric Besson annonce un nouveau programme d’action pour soutenir les technologies numériques

Eric BESSON engage un programme d’actions pour diffuser les usages du web 2.0 dans les entreprises

Le Web 2.0 : ni une mode, ni une option, mais une nouvelle forme de communication

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Web 2.0 : derrière cette expression se cache tout un ensemble d’évolutions technologiques, de pratiques sociales et d’enjeux économiques. La notion de Web 2.0 a été initiée en 2004 par un petit groupe de visionnaires qui ont donné l’impulsion d’une nouvelle vision du Web basée sur l’intelligence collective. Le Web 2.0, « Web social » ou encore « Web participatif », était né.

Grâce à des technologies alors émergentes comme Java, RSS et CSS, les internautes ont pu bénéficier de davantage d’interactivité, les sites sont devenus dynamiques et les réseaux sociaux ont donné naissance à de nouvelles formes de collaboration. Aujourd’hui, nous avons grâce au Web accès à un océan d’informations et la possibilité de faire toujours plus en ligne. L’internaute est devenu le média : il possède la capacité de commenter, partager et créer du contenu.

Le Web 2.0, c’est le passage d’une diffusion unidirectionnelle de l’information à une circulation multidirectionnelle de l’information, grâce à la convergence entre une évolution technologique et une évolution culturelle : le consommateur est devenu pour ainsi dire « consomm’acteur ».

Si on qualifie souvent le Web 2.0 de « Web social », c’est en raison de la croissance phénoménale de l’une de ses facettes : le développement des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadéo, entre autres).

Les réseaux sociaux connaissent en effet une croissance explosive : 24 % des américains étaient membre d’un réseau social en 2008, ce chiffre a doublé pour atteindre 48% en 2010. En France, sur 35 millions d’internautes, 16 millions ont créé leur profil sur un réseau social. Parmi eux, 95% sont inscrits sur Facebook et plus de 60% y sont connectés au minimum une fois par jour. Presque la moitié de la population canadienne se trouve sur Facebook. Avec plus de 15 millions de profils, le Canada se situe comme 7ème pays sur Facebook en termes de population (derrière la France et l’Italie).

Et les entreprises ? À l’échelle mondiale, déjà 40% des entreprises affirment gagner de nouveaux clients grâce aux réseaux sociaux. Que ce soit en B2C ou B2B, le bouche‐à‐oreille est l’un des principaux moteurs dans un processus d’achat. Le Web 2.0 amplifie le phénomène de bouche-à-oreille en le transposant sur l’ordinateur et, de plus en plus, les appareils mobiles. Ce nouveau canal de communication possède donc un potentiel considérable pour les entreprises.

Mais une utilisation efficace du Web 2.0 suppose un changement d’approche global dans les activités de l’entreprise : marketing, communications, ressources humaines. Le Web 2.0, c’est le passage de la vente à la relation, du contrôle à l’ouverture, de la distance à l’accessibilité. Ce n’est pas une mode. Ce n’est pas une option. C’est une tendance lourde pour les années à venir, à prendre en considération par toutes les organisations, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité.

Cet article a été publié dans le magazine de la Chambre de commerce française au Canada, Action Canada France en septembre 2010.

Le Web 2.0 comme moteur de votre planification stratégique

Cet automne, je donnerai une formation dans le cadre des activités de formation du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches. Ces formations sont destinées aux artistes professionnels, artisans, gestionnaires et travailleurs culturels en provenance de tous les champs disciplinaires du secteur de la culture.

Abordé dans un premier temps pour donner une formation sur la planification stratégique en général, je n’ai (bien sûr) pas pu m’empêcher de proposer d’intégrer un angle « Web 2.0 ». En résulte donc une activité au titre ambitieux : « Le Web 2.0 comme moteur de votre planification stratégique » et au sous-titre non moins important « La gestion de l’information à l’ère du Web 2.0 » . Rendez-vous le 21 octobre. En attendant, en voici la description officielle :

Le Web 2.0 comme moteur de votre planification stratégique
La gestion de l’information à l’ère du Web 2.0

La planification stratégique est un élément crucial du développement d’une organisation. Savoir planifier, c’est savoir prévoir afin de favoriser les réussites en concentrant les efforts sur la création de valeur et en évitant les obstacles.

La planification stratégique repose aujourd’hui pour les organisations sur leur capacité à gérer l’information tant à l’interne qu’à l’externe, c’est-à-dire écouter, partager, diffuser et organiser. Cette gestion de l’information s’appuie notamment sur une utilisation efficace du Web 2.0.

Le Web 2.0 n’est pas une mode, mais une transformation des moyens de communication et de gestion de l’information basée sur des évolutions technologiques et culturelles. Que ce soit pour communiquer, organiser et promouvoir des événements, fidéliser, prospecter ou développer des partenariats, le Web 2.0 permet aux organisations de créer de la valeur tout en limitant les coûts.

Après avoir présenté et discuté du processus de planification stratégique, la formation s’orientera sur les enjeux de la gestion de l’information pour les organisations. À partir d’études de cas et d’exercices pratiques, les différentes facettes du Web 2.0 seront présentées afin de pouvoir l’associer à chaque étape de la planification stratégique.

Au terme de la formation, le participant sera en mesure de :

• Saisir l’importance de la planification stratégique
• Connaître les différentes étapes du processus de planification stratégique
• Savoir faire un bilan du positionnement actuel de son organisation (analyse interne/externe)
• Comprendre les enjeux de la gestion de l’information, notamment dans une perspective de développement et d’efficacité budgétaire
• Associer la gestion de l’information à chaque étape du processus de planification stratégique
• Comprendre les enjeux du Web 2.0 et en connaître les différentes facettes
• Établir une stratégie de gestion de l’information basée sur les outils du Web 2.0

Pour plus d’informations, visitez le site du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches.
Cette formation est financée par Emploi-Québec, direction régionale de la Chaudière-Appalaches.