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À quoi sert votre site web?

Charte d'utilisation des médias sociaux - un casse-tête pour les entreprises

Le site web arrive (trop) souvent tardivement dans le processus de développement des affaires d’une entreprise. Il vient s’arrimer au cadre stratégique déjà établi. Normal, me direz-vous. Oui, si votre site web est conçu comme un outil parmi d’autres, une vitrine pour votre entreprise, assorti d’un vague espoir qu’il contribuera aux ventes ou du moins à sa notoriété. Si votre site web est traité comme un élément secondaire de votre entreprise, son impact sera nécessairement limité.

Et si vous jetiez un autre regard sur votre site web? Pourquoi ne pas le considérer comme étant la véritable incarnation de votre entreprise sur le web ? Pourquoi ne pas en faire le moteur de votre développement? Après tout, si le numérique occupe une place croissante dans nos sociétés, le site web, cœur de votre présence numérique, devrait être traité avec tous les égards.

 

Votre site web, champion de votre marketing numérique

Vous devriez envisager de manière plus large le rôle du site dans la stratégie marketing. Le marketing, c’est à la fois la gestion du produit, de la clientèle et de la marque. Le site web joue un rôle dans chacune de ces dimensions. Trop souvent, le site web est considéré comme un simple outil de vente. Son objectif est de générer des prospects c’est tout. Il s’appuie sur l’idée que les visiteurs arrivent (plus ou moins par miracle) sur le site, cliquent, et achètent (plus ou moins directement, selon les cas).

Les processus d’achat sont en réalité beaucoup plus complexes. L’internaute passe par différentes étapes : il prend conscience de son besoin, il découvre votre offre de service, il compare et finalement, il décide. Vous devez donc obtenir l’attention des internautes. Pour cela, votre site doit être pensé et construit en conséquence, c’est-à-dire en fonction des besoins des internautes que vous ciblez.

Un site de type organisationnel est inutile. Si votre site se borne à présenter qui vous êtes, il ne servira à rien. Vous n’êtes pas le sujet du site : c’est la relation entre votre marque et vos internautes qui est la raison d’être de votre site. Est-ce que votre site propose une solution à un problème rencontré par vos clients potentiels? S’adresse-t-il clairement à eux, dans leur langage? Offre-t-il des informations pertinentes pour faciliter leur décision d’achat? Pour obtenir de l’attention, il faut en donner. Il faut être à l’écoute des préoccupations de son interlocuteur. Les internautes doivent percevoir que vous comprenez les problèmes auxquels ils font face, et que vous offrez une solution crédible pour les résoudre.

Le site web comme facilitateur du processus de décision

Lorsqu’un client potentiel vous contacte, il n’est pas au début de son processus d’achat. En fait, il a même complété les deux tiers, voire les trois quarts, de ce processus. Il a effectué des recherches, il s’est informé, il a comparé les offres. Vous devez, par conséquent convaincre l’internaute de faire affaire avec vous en le persuadant que vous êtes en mesure de répondre à ses besoins. Vous devez lui fournir les informations qui lui permettront de progresser dans son processus de décision. Informer n’est pas suffisant : il ne faut pas le travail de collecte d’informations. Si votre offre s’adresse à différents segments de clientèle, prévoyez des sections dédiées à chacune d’entre elles, présentées de manière à prendre en considération leurs spécificités.

Le site web n’est pas seulement un outil d’attention, c’est un outil de conversion. Votre présence web n’est utile qu’à partir du moment où elle parvient à convertir les prospects en clients. Votre site doit donc être persuasif.

Arrêtez de voir votre site web comme une dépense

Le site web n’est pas une dépense, c’est un investissement. Encore faut-il savoir pourquoi vous voulez investir dans votre site web. C’est là que le bât blesse : les entreprises prennent pour acquis qu’elles doivent être présentes sur le web, mais elles le font par grégarité, pour faire comme les autres, plus que par priorité ou proactivité. Vous ne pouvez pas simplement dire « Je veux un site web parce que tout le monde est sur le web.» Vous devez vous fixer des objectifs clairs, mesurables. Voulez-vous que les internautes consultent une page spécifique de votre site? Qu’ils téléchargent un document présentant votre offre de service ou une étude de cas? Qu’ils vous contactent directement par téléphone ou via un formulaire?

Dans l’analyse des résultats, il faut se méfier de la simplification. Dans le web, nous passons trop de temps à nous concentrer sur les clics. Nous voulons que les internautes cliquent sur les liens, cliquent sur les boutons, etc. Le clic n’est pas une bonne mesure de ROI, pas plus que le nombre de pages vues. Pensez au nombre de fois que vous avez cliqué sur un lien pour atterrir sur une page au contenu décevant, que vous abandonnée après quelques secondes. Le temps d’attention accordé aux contenus est plus important que le clic. Est-ce que vos internautes passent suffisamment de temps sur votre site pour être en mesure de comprendre votre offre de service? Lisent-ils vos articles de blogue? Si les contenus sont importants, ce n’est pas tant parce qu’ils sont vus que parce qu’ils sont lus.

Encore plus important, est-ce qu’ils permettent la progression des internautes dans les processus décisionnels? C’est dans l’optimisation des processus que se trouve la vraie valeur de votre site Web. Le développement d’une présence numérique repose sur la mise en place de processus : création de contenus, diffusion de ces contenus, optimisation du référencement, amélioration de la performance, etc. Le site Web est un processus, et non pas un projet, qui se termine avec sa mise en ligne et recommence avec sa refonte. Votre site web, pour briller, a besoin de se trouver au cœur de vos processus d’affaires.

Faire des affaires (et du web) autrement

La différenciation est un facteur clé de la réussite d’une entreprise. « Faire des affaires autrement » est une mission que les grandes entreprises innovatrices ont su mettre en œuvre. Parmi les moyens de vous différencier, pourquoi ne pas choisir votre site Web? Développer une présence Web véritablement unique est une stratégie qui peut faire grandir votre entreprise. Faites de votre site web le héros de votre entreprise.

L’internaute n’est pas un poisson rouge

L'internaute n'est pas un poisson rouge

Dire de quelqu’un qu’il a une mémoire de poisson rouge n’est pas un compliment. Nous attribuons aux poissons rouges une mémoire ridicule, de l’ordre de quelques secondes. Cela expliquerait pourquoi il a toujours un petit air étonné en redécouvrant constamment son aquarium. Par extrapolation on accorde un temps d’attention dérisoire à ces pauvres petits poissons.

Les poissons rouges aiment les Lego

Sur le web, les sources de distraction sont nombreuses, et les internautes sont régulièrement comparés à des poissons rouges. Je l’ai d’ailleurs fait régulièrement dans mes présentations, pour souligner le fait qu’il est important de capter rapidement l’attention des lecteurs, sinon ils vont aller voir sur Facebook s’il n’y a pas quelque chose de plus croustillant à lire. Je dois faire mon mea culpa auprès des poissons rouges. Leur mémoire et leur capacité d’attention sont loin d’être aussi mauvaises qu’on le pense.

La célèbre émission américaine Mythbusters a entraîné des poissons à traverser un labyrinthe pour atteindre leur nourriture. Un mois après l’entraînement, les poissons se souvenaient du labyrinthe et étaient capables de le traverser rapidement, sans aide extérieure.

À l’université de Plymouth, en Grande-Bretagne, Phil Glee a appris à des poissons rouges à pousser un levier pour obtenir de la nourriture. Ce levier ne fonctionnait qu’une heure par jour, ce qui a obligé les poissons à comprendre qu’ils devaient activer le levier tous les jours à la même heure.

Pas trop mal pour des poissons. Le poisson rouge est même capable de s’intéresser à des Lego!
Pendant trois mois, un adolescent australien de 15 ans, Rory Stokes, a placé une pièce de Lego rouge dans un aquarium et déposé de la nourriture juste à côté. Les poissons rouges ont vite compris le lien entre les deux événements : au bout de trois semaines, ils se ruaient sur le Lego dès qu’il était placé dans l’eau. Même en interrompant l’expérience durant une semaine, les poissons se souvenaient de la signification de l’apparition du Lego.

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L’internaute, un grand distrait?

Alors faut-il changer d’analogie animalière pour parler de la courte attention des internautes? Non. Là aussi, il serait bon de revenir sur les préjugés.

Certes, la croissance des sources de distraction et la recherche constante de la gratification immédiate nuisent terriblement à l’attention des internautes.

Après tout, comment peut-on être à la fois branché en continu et attentif? Si nous passons des heures par jour à consulter un ou plusieurs écrans (parfois en même temps), soyons réalistes, nous ne sommes pas capables de nous concentrer véritablement durant tout le temps alloué aux univers numériques.

Nos cerveaux sont trop sollicités, et de plus en plus, ce qui entraînerait même une diminution globale de notre temps d’attention. Selon le « Statistic Brain Research Institute », le temps d’attention moyen d’un internaute était de 8 secondes en 2013. Il était de 12 secondes en 2000. Nous serions donc pires que le poisson rouge, dont le temps d’attention serait estimé à 9 secondes.

 

Mais si nous nous trompons sur le poisson rouge, faisons-nous la même erreur de jugement quant à notre propre capacité d’attention?
En effet, parler du temps d’attention sur le web, c’est tomber dans les généralités. Nous utilisons le web pour tellement d’actions différentes qu’il est ridicule d’utiliser un temps moyen d’attention comme étalon.

Si vous parcourez votre fil d’actualités Facebook, votre attention est totalement différente que lorsque vous voulez apprendre une nouvelle recette de cuisine sur un blog ou lire la dernière chronique de votre éditorialiste favori.

Je pense surtout que nous accusons trop facilement l’internaute de ne pas être attentif au lieu de lui donner les moyens de le rester.

L’attention est influencée par :

  • Le contexte d’utilisation
  • L’objectif de la démarche
  • La qualité du contenu

Le contexte d’utilisation
L’environnement et le support utilisé sont évidemment des facteurs déterminants dans la capacité d’attention de l’internaute. Parcourir l’actualité sur un téléphone intelligent dans le bus, naviguer sur le site d’Amazon avec sa tablette devant la télévision ou lire un article de blogue sur les poissons rouges à son bureau tout en ayant Facebook, Twitter, LinkedIn et Pinterest d’ouverts ne sont pas des contextes propices à la grande attention. D’ailleurs, vous devriez fermer tout cela et vous concentrer sur cet article sinon vous risquez d’être perdus. C’est fait? Bon, continuons.
L’importance croissante des appareils mobiles doit être prise en compte. Google a été clair avec la mise à jour de son algorithme : vous devez adapter vos plateformes de diffusion, en l’occurrence les sites web, à la mobilité. Sinon, gare à votre référencement. Une menace bien plus réelle que le bug de l’an 2000.

L’objectif de la démarche
Prendre en considération la mobilité et la diversité des contextes d’utilisation est certainement nécessaire, mais il ne faut pas perdre de vue l’objectif que vous désirez atteindre. Oui, vous voulez l’attention de l’internaute, mais de quel type d’attention s’agit-il? Réagir émotionnellement à une image diffusée sur Facebook et lire au complet une analyse du dernier budget du gouvernement, pour prendre deux extrêmes, ne requièrent pas le même type ni le même niveau d’attention. Autrement dit, voulez-vous divertir, informer, convaincre? Selon votre but, le contenu sera forcément très différent.

La qualité du contenu
Le fossé entre ce que pensent les organisations du niveau d’attention des internautes et leur capacité réelle est creusé par le mauvais contenu, tant dans sa forme que dans son message.

Pour ce qui est de la forme, beaucoup trop de sites manquent d’optimisation en termes de vitesse. Il faut savoir que 32% des internautes abandonnent un site qui se charge trop lentement après quelques secondes. 1 seconde d’attente peut avoir des résultats catastrophiques : 11% de moins de pages vues, diminution de 16% du taux de satisfaction des internautes et 7% moins de conversions.Ensuite, il y a le problème de la présentation des informations. Des contenus clairement structurés et hiérarchisés permettent également de faciliter la capture de l’attention. Imaginez que allez à la bibliothèque pour vous informer et que les livres n’ont ni couverture, ni quatrième de couverture. Pire, ils ne sont même pas classer selon un ordre que vous comprenez (par exemple par ordre alphabétique). Vous ne resterez pas longtemps à fouiner parmi cette masse d’informations inutilisable.

Ah! mais pourquoi parler de livres, les internautes ne lisent pas, voyons.
L’internaute ne lirait que 28% des mots d’une page web en contenant 593.

Une statistique qui ne veut pas dire grand-chose. Le lecteur d’un journal papier ne lit pas tous les mots imprimés. Un internaute ne lit pas non plus scrupuleusement l’ensemble des mots qui composent la page (libellés, dates, notes, etc.). D’autre part, l’internaute ne lit que ce qui lui semble pertinent. Plutôt que de l’accuser de ne pas lire, ne devriez-vous pas vous demander si ce sont vos textes qui ne sont pas intéressants?

Aussi, il est peu probable que l’internaute lise l’ensemble des informations qui l’intéresse en une seule fois. N’oubliez pas qu’il est souvent en mode de cueillette d’informations. Alors il va scanner rapidement les informations, puis y revenir, une fois, deux fois, dix fois si nécessaire. L’attention accordée n’est pas monolithique, mais fragmentaire. L’internaute papillonne (tiens, voilà, peut-être que l’internaute est un papillon?), il butine l’information (ou une abeille).

Et pour paraphraser Victor Hugo, il s’en va parce qu’il a besoin de distraction et revient parce qu’il a besoin de bonheur. Ce bonheur, c’est l’utilité. La question fondamentale est alors « Est-ce que vous êtes utile à l’internaute? »

L'internaute n'est pas un poisson rouge

Le pull est une création d’Isabelle Amauger

Le problème de l’aquarium

Car dans les univers numériques hyper-distrayants, la rareté, c’est l’utilité. L’abondance d’informations est telle que ce qui retient vraiment l’attention, au final, est ce qui est réellement utile. L’internaute, contrairement au poisson rouge, peut se noyer dans une mer d’informations. Comme le disait le journaliste Steve Outing, « il est urgent de créer des informations sur le web qui donne au consommateur ce qui lui est utile ». Quand? En 1997! Comme quoi le problème n’est pas récent.

Au lieu de profiter vainement de l’hyper-distraction de l’internaute, les entreprises devraient se concentrer sur leur propre capacité d’attention. En arrêtant de se lancer tête baissée dans le dernier canal de communication à la mode ou en poursuivant une compétition narcissique de likes ou de followers.

L’internaute n’est pas un poisson rouge, alors ne faites pas de votre présence numérique un aquarium.

Penser votre présence Web en fonction des besoins de vos internautes

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Vous devez mettre vos clients au centre de la réflexion de votre présence web. Votre site web doit être structuré en fonction des habitudes et des besoins de vos clients. On ne le répète jamais assez : vous avez un site pour vos clients, pas pour vous, pas pour tous les internautes.

Vous devez bien identifier les objectifs que votre site doit atteindre. Sur le Web, tout est question de navigation. Le site doit guider l’internaute d’un point A à un point B.
Vous devez concevoir votre site comme un chemin, avec ses étapes, ou une histoire, avec ses chapitres, son introduction et sa conclusion.

L’ensemble des éléments du site – design, contenus – doit être évidemment cohérent avec les objectifs fixés.

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Vous devez approfondir la relation avec les clients en leur offrant de la valeur ajoutée.
Si vous demandez de l’information à vos internautes (remplir un formulaire avec des données importantes pour votre qualification commerciale), assurez-vous de lui donner suffisamment de valeur en retour. Vous devez également le rassurer sur l’utilisation qui sera faite des données fournies.

Le bénéfice doit être pensé de manière réciproque, de manière à développer une relation durable.

Il faut s’assurer d’adresser ce qui ne fonctionne pas dans un site. Identifier les « trous » et les remplir avec de l’information pertinente.
Par exemple, si un internaute effectue une recherche sur le moteur du site et ne trouve rien, il pourrait être intéressant de lui proposer des contenus associés ou des suggestions plutôt que lui dire que sa recherche n’aboutit à rien.

Il ne faut pas simplement « dire et vendre », mais construire des relations avec les clients. Il s’agit de développer une conversation constante avec le client.

Dépasser la frontière des 600 pixels

Dépasser la frontière des 600 pixels

Le mythe des 600 pixels a la vie dure. Il repose sur l’idée que l’ensemble des contenus importants d’une page devrait se situer dans le haut des pages Web (dans les 600 premiers pixels de la page). Il est temps de s’élargir l’horizon et de dépasser cette frontière artificielle.

Oui, les internautes défilent

Il est encore malheureusement trop fréquent, lors de discussions sur la conception de sites Internet, d’entendre encore des commentaires du genre « : « Je voudrais que toutes les informations importantes se retrouvent en haut de page » ou encore « Il ne faut pas que l’internaute scrolle. »

Pourtant, si les internautes n’étaient pas habitués au défilement de la page (« scrolling ») dans le milieu des années 90, de nos jours il est tout à fait naturel d’utiliser la barre de défilement du navigateur.

Si le défilement pouvait demander une certaine dextérité manuelle il y a quelques années, les technologies ont largement évolué et les internautes ont pris l’habitude d’explorer les pages avec leurs doigts. Le défilement est par conséquent devenu banal dans un univers numérique de plus en plus tactile.

Pour présenter un long article, le défilement offre une facilité d’utilisation supérieure à la répartition du contenu sur plusieurs pages. L’internaute a accès en tout temps à l’ensemble du texte : il n’a pas besoin d’utiliser son navigateur ou des liens pour revenir en arrière.

Vous n’avez pas à enfermer tout le contenu dans le haut de votre page d’accueil ou au-dessus du fameux pli – « fold » – (frontière basse du navigateur, il faut défiler pour consulter le contenu se trouvant en dessous de ce pli). Ce pli, héritier des journaux papier, n’a pas de sens sur le Web.

D’ailleurs, imaginez un journal ayant écrasé tout son contenu de qualité sur la moitié de la première page. Ne seriez-vous pas déçu de l’ouvrir et de ne trouver que du contenu de remplissage ? C’est la même chose pour votre site. Si vous livrez tout votre contenu de qualité lorsque l’internaute débarque sur votre site, il va être déçu lorsqu’il va commencer à l’explorer.

Votre objectif est de convertir votre internaute, que ce soit pour qu’il prenne contact avec vous, achète vos produits, télécharge un document ou remplisse un formulaire. Cette conversion est un processus qui ne se fait pas de manière instantanée. Laissez l’internaute naviguer, découvrir, explorer. Ne vous inquiétez pas des statistiques alarmistes qui disent que votre visiteur décide en 3 secondes s’il va rester ou non sur votre site. Une surcharge d’informations dans une zone restreinte est par contre ce qui fera très certainement fuir votre internaute.

Une diversité immense de résolutions d’écran

Il faut aussi mentionner que la notion de pli, à l’heure des téléphones intelligents et des tablettes numériques, n’a plus vraiment de sens. Les résolutions sont tellement disparates qu’il serait illusoire de vouloir présenter tous les contenus dans une zone similaire, peu importe la taille de l’écran. Si le « responsive design » permet dans une certaine mesure de résoudre la problématique de la diversité des écrans, ce n’est pas la panacée.

Pour un site comme celui de Synertek, dont les services s’adressent à des entreprises (un modèle B2B, pour « Business to Business »), les statistiques de consultation indiquent, sur une année, plus de 400 résolutions d’écran différentes. La résolution la plus courante (1680×1050) ne représente que 11,57% des visites.

Pour le site du Collège de Champigny, qui s’adresse à un public plus large, 557 résolutions d’écran différentes sur une année. La plus fréquente (1280×800) ne représente que 13% des visites.
La frontière du fameux « pli » est donc flottante : inutile de se l’imposer, car elle ne se situe que très rarement au même endroit.

N’ayez pas peur, défiler n’a jamais tué personne

Les internautes devront défiler, et, rassurez-vous, ils n’ont aucun problème avec cette situation. De nombreux résultats de recherche le prouvent.

Déjà en 2006, Heatmap a analysé près de 100 000 pages vues. 91% des pages avaient des barres de défilement (scrolling bar). Le résultat: les internautes utilisaient la barre de défilement sur 76% des pages. 22% des pages étaient consultées au complet (défilement jusqu’en bas de page), indépendamment de la longueur de la page.

En 2014, dans l’excellent article « What you think about the Web is wrong », Tony Haile mentionne que 66% du temps d’attention sur une page est consacré au contenu qui se trouve en-dessous du fameux pli. Oui, l’internaute ne fait pas vraiment attention aux bannières et visionneuses que vous avez placées en haut de vos pages. Il s’intéresse au contenu principal, et donc, sans hésiter, défile.

Pour faire en sorte que les internautes défilent, vous devez suivre les principes de conception et présenter des contenus qui vont maintenir vos visiteurs intéressés. Aussi garder à l’esprit que le contenu au-dessus du pli obtiendra toujours le plus d’attention et c’est une zone cruciale pour que les utilisateurs décident si votre page mérite d’être lue au complet.

Si le haut de page est encore l’emplacement le plus important, le fait de devoir défiler, contrairement aux idées reçues, encourage l’internaute à explorer le site.

Quelques articles à lire sur le sujet, en anglais :

Myth : People don’t scroll
What you think about the Web is wrong
Life Below 600 pixels

Pourquoi refaire son site Internet ?

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La volonté de refaire son site Internet peut émerger de bien des manières. Si le site Web est le cœur de la présence d’une entreprise sur Internet, si elle en est l’incarnation, l’avatar pour prendre un vocabulaire très « numérique », elle en est donc le double, le miroir. Et bien honnêtement, mis à part les accrocs aux selfies, nous ne sommes généralement pas très enclin à apprécier notre réflexion, avec tous les petits défauts qui nous agacent et qu’elle nous jette à la figure.

Si une entreprise veut refaire son site, c’est souvent parce qu’elle n’est plus capable de supporter ce miroir. Le changement de look est de mise, et la chirurgie esthétique massive est même considérée.

Le problème est que la refonte d’un site ne devrait pas être guidé par la volonté de changer. Surtout pas celle de changer pour changer, de suivre la mode ou les dernières tendances. Ne soyez pas motivés par les 7 pires raisons de refaire votre site.

Si vous estimez que le Web est un canal de communication crucial pour votre organisation, un simple changement cosmétique ne devrait pas être à l’ordre du jour. Le site n’incarne pas seulement vos couleurs, votre logo et une brève description de votre offre de service et de votre équipe. Si le Web est important pour vous, et il l’est pour la plupart des entreprises aujourd’hui, pourquoi vous contentez d’un dépliant ou d’une vitrine ?

Votre site Web, ce n’est pas la figure de proue de votre entreprise, ce devrait en être le moteur. Vous devez donc établir une véritable synergie entre votre stratégie d’affaires et votre site Web. Quels sont vos objectifs ? Vous désirez avoir plus de prospects ? Faites de votre site une plateforme de référence dans votre domaine en misant sur le marketing de contenu. Vous avez du mal à recruter ? Développez une section « marque-employeur » attrayante. Vous voulez promouvoir un aspect de votre offre de service ? Mettez en place un microsite le mettant en valeur. Ce ne sont pas les tactiques qui manquent, mais davantage le cadre stratégique et une orientation clair de vos besoins.

Si vous voulez aller plus loin, je vous invite à vous inscrire à un atelier de formation que je donne cet automne qui vous permettra de jeter un nouveau regard sur votre site web.

 

Des outils pour optimiser la vitesse de son site Internet

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La vitesse de chargement d’un site Internet est un élément crucial pour la rétention et la conversion des internautes. Sur le Web, chaque seconde compte. Littéralement.

1 seconde de trop, 7% de chiffre d’affaires en moins

Un délai de 1 seconde dans le temps de chargement des pages, c’est en moyenne 11% de pages vues en moins, une baisse de 16% de la satisfaction client, et la perte de 7% de conversion, soit généralement 7% de chiffre d’affaires en moins (cf. Aberdeen) ! En 2000, au temps du « World Wide Wait », un internaute pouvait facilement attendre 8 secondes pour le chargement d’un site, sans se plaindre. Aujourd’hui, nous sommes bien plus impatients : moins de 3 secondes. Près de la moitié des internautes s’attendent même à un temps de chargement inférieur à 2 secondes.

En 1996, Jacob Nielsen a écrit que 10 secondes était le temps de réponse maximum avant qu’un utilisateur perde de l’intérêt. En 1999, Zona Research a publié une étude souvent citée qui a offert la règle 8 secondes. En 10 ans, nous sommes passés de 8 à 2 secondes. Il faut être rapide, très rapide. C’est une question de survie : 80% des internautes déçus par la vitesse de chargement d’un site n’y reviendront pas.

 

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Google obsédé par la vitesse

Google conduit de nombreuses études sur l’importance de la vitesse du Web, considérant qu’elle est toujours un avantage concurrentiel. Les expériences que Google a mené en 2009 montrent qu’un ralentissement de la page de résultats de recherche de 100 à 400 millisecondes a un impact de 0,2% à 0,6% sur le nombre de recherches effectuées. Cela semble infime, mais à l’échelle du Web, ce n’est pas négligeable.

Ce genre de statistiques rend Google plutôt obsédé par la vitesse. Il faut savoir que depuis 2010, Google tient compte de la vitesse de chargement dans ses algorithmes de recherche. Ce n’est pas critère majeur de référencement, mais il ne faut pas le sous-estimer.

Quelques outils pour analyser et optimiser la vitesse de son site

La vitesse de chargement d’un site peut être liée à de nombreux facteurs, et certains d’entre eux sont contextuels ou très subjectifs. Pour avoir une idée de la vitesse de votre site, vous pouvez avoir recours à de petits outils gratuits comme Page Speed Online, GT Metrix, Pingdom Tools ou encore Woorank.

Page Speed Online
Page Speed est un outil de Google qui permet d’analyser le contenu d’une page Web, Il génère ensuite des suggestions pour rendre cette page plus rapide.

>> Page Speed Online

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GT Metrix

GT Metrix propose le même type de service que Page Speed. Un point intéressant : il offre des recommandations spécifiques à WordPress qui sont bien utiles.

>> GT Metrix

gtmetrix

Pingdom Tools

Des outils pour valider la performance de son site, mais aussi les DNS.

>> Pingdom Tools

pingdom-tools

Woorank

Un autre outil d’analyse de performance. Il est assez complet et intègre des dimensions de SEO et de positionnement sur le Web social.

>> Woorank

woorank

Il existe plein d’autres outils de ce genre, qui vous permettent d’améliorer la performance de votre site ou de votre blogue. Lesquels utilisez-vous?

Cahiers du savoir-faire web : Sites web efficaces en affaires

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Le portail d’information www.rezopointzero.com vient de mettre en ligne en téléchargement gratuit son cahier « Sites web efficaces en affaires ». Ce receuil d’une vingtaine d’articles (dont un de mon humble plume) fait un tour d’horizon sérieux du Web pour les entreprises.

Les cahiers du savoir-faire web : Sites web efficaces en affaires

« On entend souvent dire que seulement 50% des PME ont un site web au Québec et que de ce nombre, 90% auraient besoin de recommencer quasiment à zéro. Ça évolue vite cependant. On serait passé de 50% en 2005 à 56% en 2009. Il nous semble en effet que la chose est en train de changer. En tout cas, à voir l’effervescence qui secoue l’industrie des services web, on est en droit de penser que de plus en plus d’entreprises ont compris l’importance stratégique en 2011 de prendre la chose au sérieux. Voici donc une vue d’ensemble des considérations qui devraient entrer en ligne de compte dans un projet de production ou de refonte de site web. »

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Table des matières

1. Introduction : L’utilité l’emporte sur l’agréable
2. L’industrie web tentée par l’hégémonie
3. En dix ans : fin du monopole numérique
4. Pour contrôler la spirale des coûts
5. Bien gérer une refonte de site web
6. Un bon design Web est aussi stratégique
7. Mieux connaître l’utilisateur pour améliorer son expérience
8. Du texte pour mener le visiteur où on veut
9.  CAA-Québec frôle le parcours parfait
10. Voyages Fleur de Lys/Dupuis : en limousine sur le Web
11. La Tablée des Chefs : du B2B optimisé en économie sociale
12. Lalema excelle à tout faire à l’interne
13.  Distributel délaisse l’interne et fait appel à des pros
14. Gestion Immobilière Gival : faire mieux que la concurrence
15. Canton : un site pour revamper la marque
16. Sept questions à se poser pour choisir son agence web
17. Les coûts de développement coupés à l’os en dix ans
18. Pourquoi le référencement est toujours de mise
19. Table ronde. Les attributs d’un site web efficace en 2011 : cinq agences se prononcent

Téléchargement du cahier en format PDF :

Les cahiers du savoir-faire web : Sites web efficaces en affaires