Étiquette : Réseaux sociaux

En ligne sur les médias sociaux avec les commissions scolaires

en ligne sur les médias sociaux

Le mercredi 13 avril, j’aurai le privilège de faire une conférence sur les médias sociaux qui ouvrira le bal d’une session de perfectionnement de l’Association des cadres scolaires du Québec. L’occasion pour moi de partager mes expériences et ma vision de ces nouveaux outils de communication.

L’Association des cadres scolaires du Québec organise une session de perfectionnement pour ses membres les 13, 14 et 15 avril, à Québec. Cette année, le thème choisit est celui des médias sociaux, et il occupera une place centrale dans les ateliers et les conférences présentées au cours de l’événement. Le milieu scolaire se pose les mêmes questions que les autres par rapport aux médias sociaux : quelle place faut-il leur laisser? qu’en savons-nous? que devons-nous savoir? quelles balises devons-nous fixer? quels sont les impacts légaux?

Cette activité s’adresse plus particulièrement aux secrétaires générales et secrétaires généraux, aux directions générales, aux gestionnaires et aux professionnelles et professionnels en communication et à tous les gestionnaires des commissions scolaires intéressés par la thématique.

Le mercredi 13 avril je donnerai donc la conférence d’ouverture de l’événement : « Les médias sociaux : ni une mode, ni une option, mais un nouveau mode de communication« . Un tour d’horizon de l’univers des médias sociaux, avec quelques exemples à l’appui et des pistes de réflexion pour démystifier les outils et sensibiliser aux enjeux.

en ligne sur les médias sociaux

Le jeudi 14 avril ce sera au tour de René Villemure de prendre la parole sur le thème « Les médias sociaux et l’éthique : Quoi faire pour Bien faire? » René Villemure est consultant et fondateur de l’Institut québécois d’éthique appliquée.

Voici la présentation de sa conférence qui s’avère prometteuse :
En 2011, l’éthique n’a pas la vie facile, elle est masquée par tout ce qui se prend pour elle.
Le sujet de l’éthique est sur toutes les lèvres, mais force est parfois de constater qu’il demeure mal connu. Les médias font abondamment état de « manque d’éthique » et de besoin de « codes d’éthique ». Mais, qu’en est-il réellement de l’éthique? Qu’en est-il de l’éthique en ce qui concerne l’usage des médias sociaux? Quoi faire pour Bien faire lorsqu’il n’y a pas de règles, lorsque la règle est muette ou lorsqu’il y a trop de règles et que l’on ne s’y retrouve plus?
La présentation a comme objectif de démystifier l’éthique en présentant les raisons de sa résurgence dans la société québécoise puis à faire mieux connaître son application dans la réflexion autour des médias sociaux. Seront aussi présentés les concepts de valeur et de temps, essentiels à la gestion éthique.

Les autres interventions notables de l’événement (vous pouvez également consulter le programme complet sur le site de l’ACSQ) :

Le comité multidisciplinaire sur les réseaux sociaux et son plan d’action
Une conférence d’Anik Gagnon, directrice adjointe de la Direction du service des affaires corporatives et des communications, et de Josiane Landry, avocate, conseillère en gestion et conseillère juridique à la Direction du service des affaires corporatives et des communications, toutes les deux à la CS de la Seigneurie-des-Mille-Îles.
À la suite de quelques incidents et d’une volonté d’exploiter positivement le Web 2.0, la CS de la Seigneurie-des-Mille-Îles a mis en place un comité multidisciplinaire sur les réseaux sociaux. Après avoir défini six clientèles et trois axes d’interventions, le comité a élaboré un plan d’action dans lequel on retrouve les moyens et un calendrier de travail. Deux membres du comité vous feront état de leur démarche.

Être ou ne pas être sur Facebook?
Une conférence de Frédérick Roussel, avocat, coordonnateur aux affaires corporatives, Service du secrétariat général, des affaires corporatives et des communications, CS Marie-Victorin
À partir de l’expérience de la Commission scolaire Marie-Victorin, vous pourrez juger si Facebook et les autres médias sociaux sont une option de communication appropriée pour votre commission scolaire. Nous verrons également comment maximiser l’utilité des médias sociaux tout en réduisant les risques associés.

Même petit, communiquer en grand avec les médias sociaux, c’est possible! Comment les utiliser de façon simple, efficace et intégrée?
Une conférence de Guy Lavoie, conseiller en communication, CS de Kamouraska-Rivière-du-Loup
La Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup, en intégrant les médias sociaux (Facebook, Twitter) dans ses communications quotidiennes, a développé un modèle qui tient compte de sa réalité et qui s’alimente via sa toile et Internet. Un an après… et des centaines d’amis : présentation du bilan et de la recette d’une approche qui se veut résolument proactive.

Mon monde secondaire.com
Une conférence de Diane Blais, directrice du Service des communications, CS de la Région-de-Sherbrooke

Pour la promotion 2010 des écoles secondaires, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke a mis en place une stratégie Web novatrice en créant le site www.monmondesecondaire.com.
Grâce à une carte VIP munie d’un code à barres, l’élève réalisait son profil sur le site lui permettant de participer à des quiz interactifs ou encore de s’enregistrer aux portes ouvertes. Par l’accumulation de points, il devenait éligible à deux concours. Une zone réservée aux médias sociaux (YouTube, Viméo, Facebook, Twitter) offrait la possibilité de suivre, de partager et de commenter le tout.

Le cœur des activités des secrétaires généraux et des intervenants en communication souvent appelé à battre au rythme des réseaux sociaux
Une conférence de René Paquette, avocat Langlois Kronstrom Desjardins
L’arrivée en force des médias sociaux dans notre société, à tous les niveaux, est une réalité à laquelle les commissions scolaires sont confrontées.
Comment réagir face à cette nouvelle réalité? Quelle est l’étendue du droit d’intervention d’une commission scolaire? Quels sont les devoirs d’une commission scolaire envers ses élèves et les membres de son personnel? Quels droits sont visés par cette réalité?

Comment utiliser légalement des œuvres protégées par le droit d’auteur
Une conférence de François Houde, avocat Morency Société d’avocats
La Loi sur le droit d’auteur date du début du siècle dernier et elle fait actuellement l’objet d’une modernisation par le dépôt du projet de loi C-32. Ce projet de loi vise au premier chef à tenir compte des nouvelles technologies telles I-POD, I-PAD, MP3, le WEB et le WEB 2.0 ou les bibliothèques électroniques. Le secteur de l’éducation est particulièrement interpellé par ce projet de loi.
Un enseignant peut-il télécharger un texte, le présenter à ses élèves, l’utiliser indéfiniment sans demander l’autorisation aux auteurs ? Doit-il payer des frais?

J’ai bien hâte à l’événement et je ne manquerai pas de faire un petit bilan de ma conférence par la suite.

YouSeeMii mesure votre notoriété et visibilité sur le web

YouSeeMii Monitoring Mesure e-réputation web 2.0 Visibilité et Notoriété Entreprises et Marques

YouSeeMii.fr se présente comme le premier service de veille et de mesure de cette visibilité sur le web. La notoriété d’une marque ou d’un individu varie beaucoup en fonction de la réputation véhiculée par les internautes.

YouSeeMii propose d’évaluer cette notoriété, de la même manière que Klout, par exemple, cherche à mesurer l’influence d’un individu dans les réseaux sociaux.

YouSeeMii calcule votre indice de visibilité et notoriété

L’outil est assez simple d’utilisation : il suffit d’entrer le nom usuel de sa recherche pour accéder en un clic à la synthèse des informations disponibles sur le web, filtrées, mesurées, et classées parmi des milliers de sources.

Avec YouSeeMii, vous pourrez ainsi surveiller et contrôler votre empreinte numérique, mesurer votre notoriété et la comparer. Vous pouvez également tout simplement obtenir des informations sur une entreprise, une marque ou un individu.

L’outil présente de nombreux indices par source, par rubrique et globale. Grace à des algorithmes de calcul spécifiques, chaque source a un coefficient de poids en rapport avec son audience pour établir la notation de la rubrique. L’audience de chacune des sources est mise à jour chaque trimestre. Chaque rubrique a un indice de pondération pour définir la note globale.

Pour les réseaux Sociaux, le nombre de « fans » (pour Facebook) ou de « followers » (pour Twitter) ou de posts (pour les blogs) influe également le score.

YouSeeMii Monitoring   Mesure e-réputation web 2.0   Visibilité et Notoriété Entreprises et Marques

YouSeeMii vous présente un tableau de bord représentatif

Ce tableau vous donne un aperçu immédiat de la visibilité sur les moteurs de recherche (Google vs Bing), les blogs, les images et vidéos, les réseaux sociaux, le microblogging, la presse, les documents, les offres d’emplois, les applications mobiles.

Un outil en évolution

Proposé en accès privé en juin 2010, YouSeeMii est accessible gratuitement depuis le mois de septembre et prends en compte les remarques et suggestions de ses utilisateurs (vous êtes donc fortement conviés à donner votre avis sur l’outil). Une version avec abonnement sera proposée à la fin du second trimestre 2011.

Voici les dernières évolutions de YouSeeMii :

  • Affinage de recherche par pays : Belgique, Suisse, Luxembourg, Grande-Bretagne
  • Présentation des résultats Google VS Bing pour la rubrique web
  • Partenariat AOL pour obtenir davantage de sources vidéos « triables » par intérêt, popularité ou sources
  • Offres d’emplois avec affinage par postes et localité
  • Statistiques de référence position/pourcentage
  • Top des scores et des recherches populaires
  • YouSeeMii est désormais disponible en anglais
  • Optimisation du temps de calcul et donc de chargement des résultats

Un outil à découvrir : YouSeeMii.fr

Influence, influenceurs et influencés

influenceurs

Pendant que les réseaux sociaux se popularisent de plus en plus, la notion d’influenceur soulève de nombreux débats. Quelles sont les personnes qui forgent les opinions sur le Web 2.0? Et d’abord, c’est quoi un influenceur?

Certains sont plus « égo » que d’autres

Attention, ne pas confondre influence et popularité (voir l’étude « Social Media Influencers: Lady Gaga Vs. Bono? » de Vocus et Brian Solis). Tout d’abord, l’influence est le processus par lequel un individu ou un groupe modifie le comportement d’un autre individu ou d’un autre groupe. C’est un processus actif lorsqu’il s’agit de persuasion, passif lorsqu’il s’agit de mimétisme (ou encore de grégarité).

Dans les réseaux sociaux, l’individu qui est un influenceur est celui qui forge, modifie, oriente les opinions et les comportements des internautes. Il exerce son influence à travers les nouveaux médias (Facebook, Twitter, Blogs, etc.) sur sa communauté. Je dis bien communauté, et non pas audience. En fait, cela s’applique à n’importe qui. Nous sommes tous des influenceurs : pour nos proches, nos amis, nos voisins, nos collègues, etc. Mais si nous sommes tous « égo » dans les réseaux sociaux, certains sont plus influents que d’autres (ou sont perçus comme tels).

La chasse à l’influenceur

Pour les entreprises comme pour les gouvernements, la notion d’influence est cruciale. Les influenceurs font la différence dans les processus d’achat et de votes. Tout le monde se pose alors la question : comment identifier ces fameux influenceurs ? Les critères ne manquent vraiment pas : audience, crédibilité, qualité du contenu, etc. Les outils de mesure non plus : Klout, Radian6, Traackr, TwitterGrader, etc. De quoi s’amuser durant des heures à savoir qui est le plus influent.

Au Québec, Raymond Morin a soulevé pas mal de réactions avec son palmarès des influenceurs basé sur Klout. Comme je m’y retrouve, je me suis dit qu’il faudrait peut-être que je donne mon opinion là-dessus…

L’initiative de ce palmarès est louable. Admettons-le, nous aimons les palmarès, les top 50 etc. Et tout palmarès est contestable : pas assez ciblé, pas exhaustif, etc. En l’occurence, ce palmarès dresse humblement la liste des personnalités francophones influentes du Web au Québec. Le classement est basé sur le score de Klout. Une mesure comme une autre, avec ses avantages et ses limites. Une fois ces paramètres acceptés, il me semble vain de discutailler sur les positions de tel ou tel individu dans ce classement. Klout ne prend pas en compte les blogs, ni LinkedIn, ni le facteur éolien.

Christian Amauger Klout Influence Summary

Mais suis-je vraiment un influenceur? Contrairement à la majeure partie du classement, je n’ai aucune tribune médiatique, je n’ai pas ma propre entreprise et la majeure partie de mon travail se fait dans les coulisses. Je ne fais pas partie non plus d’un groupe, club ou lobby quelconque.

Selon le classement du site Coups de… je me classe 876ème dans les 5000  plus gros comptes francophones sur Twitter. C’est un classement basé sur le nombre de « followers », ce qui n’est vraiment pas représentatif de l’influence.

Comme le dit maladroitement Stéphane Guérin, je ne pense pas que ma « disparation serait remarquée ». Comment comprendre alors ma présence dans un palmarès des influenceurs? Je crois qu’elle est due à mon travail de propagation : mes nombreux ateliers et mes conférences sur les médias sociaux, qui m’ont permis de rencontrer et tisser des liens avec des centaines d’entrepreneurs, de responsables marketing ou de communications. Elle est due aussi à mon travail de  veille et de partage de l’information (les innombrables liens que je diffusent à ma communauté). Tisser des liens. Partager des liens. Faire des liens. Voilà l’astuce.

Influenceur ou influencé

Si mesurer l’influence, c’est mesurer l’impact de l’influenceur sur sa communauté, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une relation à double sens. L’influenceur est-il vraiment le guide de la communauté? Ne serait-il pas parfois l’expression des idées de la communauté? On retrouve cette dualité dans les sphères politiques, journalistiques, économiques, etc. L’oeuf ou la poule, en quelque sorte.

Pour influencer, il faut savoir écouter, se rapprocher, faire preuve d’empathie. L’influenceur se trouve nécessairement affecté par ce processus. L’influenceur, en agissant de manière à exprimer les idées des membres de sa communauté, devient alors l’influencé. Il n’est plus le guide, mais le porte-parole.

Partage

Oublier cette relation réciproque, c’est tomber dans une mesure d’audience, de popularité, la course aux « stars », aux étoiles, souvent filantes. La notion de communauté d’influence est bien plus importante que celle d’influence. Dans les réseaux sociaux, nous construisons et participons à des réseaux justement, à des communautés. Ensemble.

Oublier le caractère interactif et collaboratif de l’influence, c’est passer à côté du Web participatif, de cet évasif Web 2.0.

Pour aller plus loin

Top 50 – Liste des influenceurs du Web du Québec

WTF’s an influencer?

Social Media Influencers: Lady Gaga Vs. Bono?

Comprendre les notions d’influence et d’influenceurs

Qu’est-ce qu’un individu influent?

Comment identifier et suivre les influenceurs sur le Web?

Les zinfluenceurs du Web 2.0

Il n’y a pas d’expert en médias sociaux

Les réseaux sociaux ne servent à rien

The 6 Factors of Social Media Influence: Influence Analytics 1

Blogueurs influents : l’autre grande illusion ?

Les palmarès: flatteurs, futile et fabuleux

Le Web 2.0 : ni une mode, ni une option, mais une nouvelle forme de communication

conversation-banc

Web 2.0 : derrière cette expression se cache tout un ensemble d’évolutions technologiques, de pratiques sociales et d’enjeux économiques. La notion de Web 2.0 a été initiée en 2004 par un petit groupe de visionnaires qui ont donné l’impulsion d’une nouvelle vision du Web basée sur l’intelligence collective. Le Web 2.0, « Web social » ou encore « Web participatif », était né.

Grâce à des technologies alors émergentes comme Java, RSS et CSS, les internautes ont pu bénéficier de davantage d’interactivité, les sites sont devenus dynamiques et les réseaux sociaux ont donné naissance à de nouvelles formes de collaboration. Aujourd’hui, nous avons grâce au Web accès à un océan d’informations et la possibilité de faire toujours plus en ligne. L’internaute est devenu le média : il possède la capacité de commenter, partager et créer du contenu.

Le Web 2.0, c’est le passage d’une diffusion unidirectionnelle de l’information à une circulation multidirectionnelle de l’information, grâce à la convergence entre une évolution technologique et une évolution culturelle : le consommateur est devenu pour ainsi dire « consomm’acteur ».

Si on qualifie souvent le Web 2.0 de « Web social », c’est en raison de la croissance phénoménale de l’une de ses facettes : le développement des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadéo, entre autres).

Les réseaux sociaux connaissent en effet une croissance explosive : 24 % des américains étaient membre d’un réseau social en 2008, ce chiffre a doublé pour atteindre 48% en 2010. En France, sur 35 millions d’internautes, 16 millions ont créé leur profil sur un réseau social. Parmi eux, 95% sont inscrits sur Facebook et plus de 60% y sont connectés au minimum une fois par jour. Presque la moitié de la population canadienne se trouve sur Facebook. Avec plus de 15 millions de profils, le Canada se situe comme 7ème pays sur Facebook en termes de population (derrière la France et l’Italie).

Et les entreprises ? À l’échelle mondiale, déjà 40% des entreprises affirment gagner de nouveaux clients grâce aux réseaux sociaux. Que ce soit en B2C ou B2B, le bouche‐à‐oreille est l’un des principaux moteurs dans un processus d’achat. Le Web 2.0 amplifie le phénomène de bouche-à-oreille en le transposant sur l’ordinateur et, de plus en plus, les appareils mobiles. Ce nouveau canal de communication possède donc un potentiel considérable pour les entreprises.

Mais une utilisation efficace du Web 2.0 suppose un changement d’approche global dans les activités de l’entreprise : marketing, communications, ressources humaines. Le Web 2.0, c’est le passage de la vente à la relation, du contrôle à l’ouverture, de la distance à l’accessibilité. Ce n’est pas une mode. Ce n’est pas une option. C’est une tendance lourde pour les années à venir, à prendre en considération par toutes les organisations, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité.

Cet article a été publié dans le magazine de la Chambre de commerce française au Canada, Action Canada France en septembre 2010.

Web 2.0, médias sociaux : faut-il se lancer?

Le Web 2.0 : un sujet dont on parle particulièrement dans le monde des affaires au Québec ces derniers temps – cf. Les Affaires (« Cinq conseils pour bien négocier le virage du Web 2.0 » ou « Être sur Twitter pour y être, cela ne sert à rien« ). Devant l’engouement du phénomène des médias sociaux, les entreprises s’interrogent : devrais-je y aller? Et surtout, par où commencer?

Pour apprivoiser le Web 2.0, il faut le démystifier.  Le Web 2.0, c’est le « Web social » ou « Web participatif ». Du point de vue marketing, c’est la socialisation de la commercialisation. Ne donnez pas toute votre attention aux outils. Le Web 2.0, ce n’est pas une page Facebook, ce n’est pas un compte Twitter. Le Web 2.0, c’est une démarche.  Et c’est cette démarche que j’invite mon auditoire à comprendre lorsque je fais des présentations sur le Web 2.0. Une démarche marketing, avec ses objectifs, ses cibles, ses moyens et ses résultats.

Je donne régulièrement des conférences sur l’utilisation du Web 2.0 en affaires. Il y a beaucoup de questions et d’intérêt pour les nouveaux médias. Il y aussi beaucoup d’appréhension face à toute cette nouveauté.

Les médias sociaux sont de formidables outils marketing, qui doivent faire partie intégrante d’une stratégie commerciale structurée. Ce ne sont pas de simples gadgets. Ce sont des propulseurs de commercialisation. À condition d’en comprendre la nature. Lorsque vous appréhendez le Web 2.0, pensez « culture » et non pas « outils ». Et non, ce n’est pas un effet de mode.

Google Buzz – Google va-t-il marquer des points dans la bataille du Web social?

Google vient de lancer Google Buzz, un service « social » intégré à Gmail. Google Buzz permet notamment de partager des contenus (photos,  vidéos), des informations (blogs, liens) via un accès mobile ou un accès Web, le tout en temps réel. Rien de révolutionnaire là-dedans, mais Google semble clairement indiquer qu’il veut occuper une place de choix dans la sphère du Web social. Est-ce que Google Buzz va faire de l’ombre à Twitter ou à Facebook?

Tout dépend du « buzz » que va générer le service, justement! L’année dernière, Google Wave avait beaucoup déçu – l’application était loin de remplir les attentes. Pour que le Buzz fonctionne, Google va devoir se différencier en misant sur le fait qu’il peut offrir une gestion centralisée des contenus et des informations.

Lorsqu’une grande marque lance ainsi une nouvelle application, son pouvoir de conviction repose sur la valeur ajoutée à court terme. Si les premiers cercles d’utilisateurs de Buzz ne sont pas convaincus par l’utilité du service, la sauce ne prendra pas et Google perdra des plumes dans la bataille du Web social.

Avez-vous testé Google Buzz? Qu’en pensez-vous?

Voir aussi l’article de Fred Cavazza : http://www.fredcavazza.net/2010/02/09/google-lance-buzz-pour-contrer-facebook-et-twitter/