Étiquette : Réseaux sociaux

Les réseaux sociaux et l’illusion de la majorité

Réseaux sociaux - L'illusion de la majorité

MIT Technology Review a publié un résumé d’une récente étude fascinante sur le comportement des réseaux sociaux, et comment ceux-ci peuvent déformer notre perception du monde, ou tout au moins faire croire que la majorité des gens croient qu’une opinion est partagée par tous alors que c’est loin d’être le cas.

L’étude, menée par Kristina Lerman et d’autres à l’Université de Californie du Sud, donne aussi un aperçu de la manière dont certaines informations peuvent devenir virales et se répandre comme une traînée de poudre alors que des contenus similaires peuvent être complètement ignorés.

L’étude a examiné comment les idées se répandent sur les réseaux sociaux avec des connexions complexes. Si des utilisateurs ayant un nombre moyen ou inférieur de connexions (amis Facebook, followers sur Twitter, etc.) affichent ou partagent quelque chose sur une plateforme sociale, la viralité de ces contenus sera limitée, en raison du faible nombre de connexions. Mais, si quelques influenceurs (des personnes qui ont un très grand nombre connexions, lire aussi Influence, influenceurs et influencés) partagent ce même contenu, l’information se propagera très rapidement.

Cela peut sembler évident, mais ce qui est contre-intuitif c’est que le nombre d’influenceurs nécessaires pour créer un effet d’entraînement massif est vraiment petit. Les auteurs de l’article s’amusent d’ailleurs à utiliser le terme influencerati.

Prenons un réseau de 14 personnes. La plupart ont peu de liens avec les autres, mais quelques-uns ont un très grand nombre de connexions – ils sont connectés avec presque toutes les autres personnes dans le réseau. Si seulement 3 de ces influenceurs (ceux avec un grand nombre de connexions) partagent un contenu, il semble tout d’un coup que tout le monde en parle (tiens, Tout le monde en parle, ça vous rappelle quelque chose?).

Les auteurs de l’étude appellent ce principe «l’illusion de la majorité.» Une opinion, une idée, une image, partagée par seulement quelques influenceurs peut sembler commune, banale (virale, quoi) non pas du fait que la majorité adhère à cette opinion mais parce qu’elle est partagée par ceux qui ont le plus de connexions dans le réseau.

Selon certaines conditions, une opinion marginale peut devenir très populaire localement.

Cette réflexion a déjà été abordée par le marketing des influenceurs mais fournit également un aperçu des raisons pour lesquelles ce type de marketing ne fonctionne pas toujours. Un influenceur qui soutient une marque n’est qu’un homme-sandwich. Pour que l’influence fonctionne, il faut que plusieurs influenceurs soutiennent une marque (ou une cause, soyons fous) conjointement et au même moment. C’est alors que l’illusion de la majorité opère.


Printemps des réseaux sociaux : un nouveau regard sur le Web social

nouveau regard sur le web social

Le printemps des réseaux sociaux, c’est encore le seul grand événement sur les réseaux sociaux à Québec. Deux jours de conférences et de discussions sur les différentes facettes des réseaux sociaux. Après une première édition qui a réuni plus de 200 participants, principalement issus du marketing et des communications, la deuxième mouture de l’événement aura lieu les 16 et 17 avril prochains, à l’hôtel Delta de Québec.

Pour Rémi Lachance, associé et directeur des opérations chez Colloquium, qui organise le Printemps des réseaux sociaux, les objectifs de cette année sont « renouveler les thématiques afin qu’elles soient alignées aux tendances actuelles et offrir des conférences pour un public large, de novice à expert, afin que chaque participant y trouve son compte.»

nouveau regard sur le web social

Bien que l’utilisation des réseaux sociaux soit en très forte croissance au Québec, avec près de 80% des internautes québécois actifs sur au moins une plateforme, les organisations tardent encore à intégrer ces canaux de communication dans leurs stratégies d’affaires.

Depuis 2009, j’ai donné des dizaines d’ateliers et de conférences sur le sujet, mais je trouve que la plupart des organisations sont encore en mode expérimentation dans les médias sociaux. Bien peu se sont dotées du cadre stratégique ou des ressources nécessaires pour utiliser efficacement les nombreux outils à leur disposition dans ce qu’on appelle, parfois à tort, le Web social.

Le printemps des réseaux sociaux sera l’occasion de présenter quelques études de cas intéressantes, comme celle de la Maison Orphée ou du Festival d’été de Québec.

Pour ma part, je vais présenter une conférence proposant de poser un nouveau regard sur le Web social (dans la lignée de « Pour en finir avec le Web 2.0 »). L’année dernière j’avais parlé de veille stratégique et de marketing de contenu, thématiques qui sont encore tout à fait d’actualité. Mais j’ai envie d’offrir quelque chose de différent, en invitant les participants à réfléchir sur les véritables enjeux et opportunités de la sphère des médias sociaux. Il est temps d’aller au-delà des « buzz words » et des concepts flous, et de s’attaquer à construire le Web de demain.

Je vous invite donc à participer à cet événement riche en contenus, en discussions et en rencontres, en vous inscrivant dès maintenant sur www.printempsdesreseauxsociaux.com.

Les chartes d’utilisation des médias sociaux : éduquer

Informer vos employés

Une charte d’utilisation des médias encadre et confère un droit de parole aux employés d’une organisation. Afin de faire en sorte que ce droit de parole soit vécu de manière positive, les employés doivent être informés et responsabilisés adéquatement.

Trop souvent, les chartes d’utilisation des médias sociaux limitent, mais ne responsabilisent pas. Elles ne présentent pas non plus de processus permettant d’éduquer les acteurs. Ces deux aspects doivent être présents, car non seulement ils favoriseront le succès de la démarche, mais ils permettront de prévenir bien des dérapages.

Éduquer les employés

Les médias sociaux ne sont pas simplement des outils divertissants. Ils soulèvent de nombreux enjeux et comportent des risques. Votre organisation pourrait engager un processus d’éducation et de sensibilisation sur ces nouveaux environnements aux différents acteurs de sa communauté.
La facilité d’utilisation des médias sociaux peut laisser croire qu’il n’y a pas de barrière à leur adoption et que peu de soutien technique soit nécessaire. Plusieurs employés de votre organisation ont cependant probablement des besoins significatifs à cet égard.

Votre organisation pourrait donc offrir des formations et des ressources pour développer les compétences nécessaires à l’utilisation des nouveaux médias.

Ce processus de formation pourrait prendre différentes formes :

  • Publication d’un guide
  • Conférences de sensibilisation sur le sujet
  • Ateliers de formation sur le sujet

Pourquoi éduquer les employés ?

Si les médias sociaux sont omniprésents, il y a encore peu d’éducation liée au numérique. Les internautes apprennent sur le tas, en fonction de leurs intérêts, de leur familiarité avec l’outil informatique, de leurs habitudes de consommation. C’est en expérimentant qu’on apprend, mais voulez-vous vraiment laisser l’utilisation des médias sociaux par vos employés au hasard de leurs expérimentations ?

Il faut considérer deux types d’éducation :

  • Éducation à l’outil, afin de favoriser le développement de compétences qui pourront servir dans la vie professionnelle
  • Éducation à l’usage, afin de favoriser le développement d’une identité numérique positive et citoyenne

Informer vos employés

La gestion de l’identité numérique

Notre identité numérique est composée des nombreuses traces que nous laissons sur le Web soit volontairement par nos commentaires, nos billets, nos photographies ou autres, soit sans vraiment le vouloir, par exemple par les multiples inscriptions à ses services ou dans ce que d’autres ont publié à notre sujet. Ces contenus sont durables et indexés et peuvent donc être consultés par des employeurs ou des cyberprédateurs et faciliter le cyberharcèlement et le vol d’identité. Les usagers doivent donc être sensibilisés, porter attention aux conditions d’utilisation des services et se familiariser avec les paramètres d’accès.

L’éthique en ligne

La communication en ligne doit être assujettie à certaines règles claires pour éviter, entre autres, les commentaires haineux ou destructifs et le harcèlement. Ces règles servent aussi de guides à la communauté pour s’auto-réglementer, le contrôle par les pairs étant souvent efficace en ligne.
Cet apprentissage inclut la formation ou du moins la sensibilisation à certains aspects légaux, notamment les règles en matière de diffamation et de respect de la propriété intellectuelle.
Au sujet de l’éthique en ligne, on réfère régulièrement à la Nétiquette :

« La nétiquette est une règle informelle, puis une charte qui définit les règles de conduite et de politesse recommandées sur les premiers médias de communication mis à disposition par Internet.
(…) S’il ne fallait retenir qu’une règle : Ce que vous ne feriez pas lors d’une conversation réelle face à votre correspondant, ne prenez pas l’Internet comme bouclier pour le faire. À cette notion de courtoisie et de respect de l’autre viennent ensuite se greffer des règles supplémentaires relatives aux spécificités de plusieurs médias. Ces règles n’ont cependant pas été actualisées pour couvrir les médias plus récents (forums, wikis, blogs, vidéo-conférences, etc.), les standards plus récents (Unicode, XML, etc.) ni les technologies plus récentes (haut débit, VoIP, etc.). »

Les compétences informationnelles

Le besoin de compétences informationnelles augmente avec l’accroissement des contenus disponibles en ligne. L’évaluation de la crédibilité des sources est particulièrement critique dans un univers où s’entremêlent les contributions des experts et des amateurs. De plus, le Web 2.0 ouvre de nouvelles possibilités de recherche et d’organisation de l’information avec lesquelles se familiariser. La formation aux méthodes et critères de recherche et à l’utilisation pertinente des contenus y prend encore plus d’importance.

La sécurité

Au-delà des préoccupations institutionnelles, chaque utilisateur doit disposer de connaissances minimales en sécurité informatique : copies de sauvegarde, gestion des mots de passe, antivirus, etc. Le choix d’un service, qu’il soit organisationnel ou individuel, nécessite aussi de se préoccuper des mécanismes qu’il prévoit pour se protéger contre les courriels indésirables et les intrus.

Les compétences techniques

Les médias sociaux sont simples d’utilisation, mais il est nécessaire de prévoir un apprivoisement, si ce n’est une formation à l’outil. Des consignes ou des guides sont nécessaires de même qu’une période d’expérimentation.

Des compétences techniques à développer

Des recommandations pour la dimension éducative d’une charte d’utilisation des médias sociaux

  • Responsabiliser les acteurs
    • Préciser la responsabilité de chacun des acteurs
    • Préciser les conséquences et sanctions possibles
  • Recommander aux usagers la lecture préalable de certaines documentations sélectionnées sur les bonnes pratiques d’utilisation des médias sociaux
    • Expliquer ce qu’est la Nétiquette
    • Préciser les bonnes pratiques en matière de sécurité, dans le souci de protéger l’individu et l’organisation
  • Expérimenter : les nouveaux environnements numériques offrent l’occasion d’essayer de nouvelles approches, dont il faut accepter les risques
    • Favoriser des initiatives originales
    • Savoir accepter, assumer et gérer les risques et les erreurs
    • Instaurer une flexibilité dans les mesures en place
  • Mettre en place des processus permettant une évolution rapide du cadre mis en place (du fait notamment de l’évolution rapide des technologies et des modes)

La dimension éducative de la charte doit servir à aiguiller les usagers vers les bonnes pratiques et les encourager à se familiariser avec de la documentation et des principes d’éthique en ligne avant de participer à des activités sur les médias sociaux. (lire la suite sur chartes d’utilisation des médias sociaux et valorisation)

Les chartes d’utilisation des médias sociaux : communiquer

Communiquer sur les médias sociaux

La mise en place d’une charte d’utilisation des médias sociaux repose souvent sur la nécessité d’encadrer, de structurer la relation entre ces nouveaux médias et les employés d’une organisation. La charte doit également appréhender correctement la nature des médias sociaux, qui sont avant tout des plateformes d’échange. Elle doit par conséquent s’appuyer sur une stratégie de communication, qui définit à la fois les contenus et les supports utilisés.

Les médias sociaux ne sont pas des médias de masse

La charte encadre les communications sur les médias sociaux. Pour qu’elle soit efficace, il faut d’abord comprendre le fonctionnement des communications sur ces nouveaux médias. Le risque ici étant de donner une réponse inappropriée à un phénomène qui ne s’inscrit pas dans les communications traditionnelles.

Les médias sociaux sont des outils de communication, mais il est important de comprendre que leur force réside dans les échanges effectués au sein de la communauté. Autrement dit, les médias sociaux ne sont pas des médias de masse.
Les activités organisées dans les médias sociaux devraient donc en principe favoriser l’échange et la rétroaction. À ce titre, on pourrait rapprocher les médias sociaux et la démocratie participative.
Il est important de concevoir les activités en fonction de la communauté dans laquelle évolue votre organisation.

Ceci n'est pas un média social

Une présence continue

Le Web 2.0 est un univers de quasi-instantanéité. Ses usagers ont des attentes élevées en matière de rapidité de réponse. Si vous ne pouvez participer activement à la conversation, répondre rapidement, il vaut mieux ne pas l’initier, vous risqueriez de perdre votre crédibilité.
L’encadrement de cheminements interactifs comme ceux que permet le Web 2.0 demande donc non seulement plus de temps, mais aussi une disponibilité plus continue.
Il est important d’établir, dès le départ, des plages de disponibilité.

La gestion des commentaires négatifs

Les commentaires négatifs ne doivent pas faire paniquer l’organisation. Ce sont des occasions de mieux s’expliquer, ou de présenter les choses sous un autre angle. Dans les environnements sociaux du Web, les mécanismes d’auto-régulation sont assez puissants : les partisans de votre cause ont tendance à réagir fortement aux commentaires négatifs avant même que n’ayez pu intervenir.
Bien sûr, des commentaires purement nuisibles, haineux ou diffamatoires apparaissent également. Il faut les traiter comme tels et en référer aux autorités du média social ou du site (ce n’est pas toujours un processus évident).

Communiquer sur les médias sociaux

Une stratégie de contenus

Si l’échange est au cœur des réseaux sociaux, le contenu est ce qui garantit leur succès. Pour communiquer efficacement sur le Web 2.0, l’organisation a besoin d’établir une stratégie de contenus (pensons à l’importance croissante du marketing de contenu).
Pour qu’une activité de type Web 2.0 rejoigne une communauté, il faut lui proposer du contenu à valeur ajoutée. Le contenu proposé devrait répondre aux critères suivants :

  • Offrir de la valeur ajoutée : les contenus que l’on retrouve sur les médias sociaux ne doivent pas être une répétition inutile d’un contenu disponible ailleurs. La valeur ajoutée peut être celle de la diffusion (rejoindre un nouveau public via un nouveau canal de communication, comme Twitter par exemple), mais elle se trouve essentiellement dans l’adaptation ou l’optimisation du contenu (on écrit par sur Twitter comme on le fait dans un communiqué de presse, par exemple).
  • Être optimisé pour les moyens de diffusion utilisés, que ce soit sur le fond ou sur la forme : cette optimisation passe par des critères techniques (référencement) et culturels (rédaction spécifique au Web par exemple)

Une stratégie de supports

Le succès des médias sociaux repose en partie sur l’évolution des supports à la disposition des usagers : grâce aux ordinateurs portables, aux téléphones intelligents et aux tablettes numériques, il est possible de rester connecté en tout lieu et en tout temps.
L’évolution des supports doit être prise en compte dans les orientations de communication de l’organisation.
D’une part, le nombre croissant d’usagers ayant accès à des technologies nomades suppose qu’il est opportun de proposer des canaux de communication adaptés à ces nouveaux outils : site mobile, application mobile, etc.
D’autre part, la notion d’accessibilité doit demeurer au cœur des préoccupations de l’organisation. Les supports doivent donc respecter les règles d’accessibilité du Web. Les supports choisis ne devraient pas non plus créer une fracture numérique, en privilégiant certains acteurs au détriment d’autres.

Recommandations en matière de communication

  • Définir une ligne éditoriale
  • Définir les principes de gestion de communauté
  • Insister sur le rôle clé des gestionnaires de communauté et leurs pouvoirs
  • Préciser le champ d’action des gestionnaires de communauté (ils ne peuvent être présents 24h sur 24)
  • Définir les processus de signalement de problème (propos inconvenants, erreur, etc.)

Une question d’éducation et de responsabilisation

Afin de faire en sorte que le droit de parole conféré par une charte d’utilisation soit vécu de manière positive par les acteurs de la communauté, ces derniers doivent être informés et responsabilisés adéquatement. Ceci est l’objet de l’article suivant de cette série.

Le printemps des réseaux sociaux à Québec

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Je mentionnai récemment les événements à suivre à Québec en 2012. En voici un autre : le « Printemps des Réseaux Sociaux« , qui aura lieu les 3 et 4 avril à Québec. Pendant deux jours, 14 experts se succèderont afin d’offrir 20 conférences sur le thème du Web social.

Plus de 200 personnes auront l’occasion de mettre à jour leurs connaissances et d’échanger avec des experts. L’événement se clôturera par une table ronde animée par Matthieu Dugal, journaliste et animateur de l’émission La sphère à Radio-Canada. La table ronde sera suivie d’un cocktail réseautage avec les formateurs, les participants et les partenaires.

Le « Printemps des Réseaux Sociaux » est présenté par Colloquium, une initiative de trois entreprises de Québec qui croient au partage des connaissances. Gestion Proxima Centauri, Paradoxx multimédia et brasseur d’idées collaborent  pour proposer des formations touchant à l’intelligence en affaires.

Pour cet événement, je donnerai 2 conférences :

La veille sur les réseaux sociaux : comment éviter l’infobésité et mieux gérer la circulation de l’information?

Les réseaux sociaux sont des outils de veille très efficaces : au-delà de la surveillance de la réputation numérique d’une personnalité ou d’une marque (e-reputation), votre réseau social en ligne vous donne accès à des quantités phénoménales d’informations. Au risque d’ailleurs de s’y perdre. Comment éviter de tomber dans l’infobésité ? Vous devez mettre en place une véritable plateforme de veille, structurée, précise, qui vous permettra de gagner en productivité plutôt que de perdre du temps.
Pourquoi faire de la veille sur les réseaux sociaux ?

  • Les plateformes de veille
  • La curation
  • L’optimisation des processus de veille
  • Veille sur Linkedin (avec Rémi Lachance)

L’optimisation des contenus sur les réseaux sociaux

Sur le Web 2.0, le contenu est roi. Mais pour pouvoir être lu et entendu, il faut savoir optimiser ces contenus – textes, images, vidéo. Que ce soit pour maximiser le référencement ou l’accessibilité, vous devez connaître les bonnes pratiques des contenus sur le Web 2.0.

  • L’importance du contenu dans le Web 2.0
  • Viralité, référencement et accessibilité.
  • Trucs et astuces pour optimiser les contenus

Je vous invite à consulter le programme complet et vous inscrire dès maintenant sur le site. Au plaisir de vous rencontrer lors de ce printemps du Web 🙂

 

Les différentes facettes du Web 2.0

communauté web 2.0

Le Web 2.0 n’est pas seulement une révolution technologique. Derrière cette expression se cache des phénomènes sociaux et une évolution des comportements des internautes qui représentent autant de défis et d’opportunités pour les organisations.
Les éléments socio-culturels du Web 2.0 suivants doivent être pris en compte lors d’une démarche de réflexion stratégique sur les médias sociaux :

Un Web participatif

La majorité des internautes diffusent maintenant en ligne des contenus qu’ils ont créés eux-mêmes. Les informations générées par les organisations cèdent la place aux contenus créés par des amateurs. La notion de Web participatif est évidemment centrale dans la définition du Web 2.0. L’internaute a en effet la capacité de participer à toutes les étapes du cycle du contenu (création, publication, diffusion, partage).

Un Web collaboratif

Le Web 2.0 offre de riches possibilités de collaboration et « d’intelligence collective » : wikis, outils d’indexation et de partage de ressources en ligne, développement coopératif de logiciels à code source ouvert (open source), plateformes d’innovation ouvertes, etc.

Un Web narcissique

Si les activités participatives ou collaboratives sont nombreuses, il ne faut pas négliger le côté très individualiste du Web 2.0, centré davantage sur la personne que sur le contenu.

Un Web connecté

Le Web 2.0 offre des environnements qui permettent l’interaction entre les personnes et les données. Comme le disait Tim O’Reilly, la « force est dans le réseau ». L’interconnexion entre personnes et données entraîne la création de vastes réseaux (Facebook) ou des réseaux plus nichés (Flickr).
Ces réseaux sont alimentés par les contenus déposés par les internautes, qui contribuent à l’évolution du réseau. Les données deviennent sources d’information, et les réseaux s’interconnectent entre eux via la standardisation des protocoles d’échange (géolocalisation par exemple).

Un Web ouvert

Le Web 2.0 est construit sur une logique de partage. Il a favorisé le développement d’une culture et d’usages axés sur l’ouverture et facilitant la réutilisation. D’une part, c’est un Web démocratisé par les logiciels libres ou à codes sources ouverts, produits en collaboration par des pairs (on peut penser par exemple au succès du développement coopératif du navigateur Firefox).
Si leurs codes source ne sont pas toujours ouverts, les environnements sociaux du Web 2.0 sont la plupart du temps gratuits. Ils encouragent également le développement de nouvelles fonctionnalités et l’intégration avec d’autres réseaux.
Le Web 2.0 a aussi été conçu comme un espace de contribution et d’interaction public. Les contenus sont souvent ouverts à tous et peu ou pas censurés, le contrôle se faisant essentiellement par les pairs. Bien que des restrictions à l’accès se généralisent, et que certains services commencent à pratiquer la censure (Facebook, Google, Twitter), la diffusion large des contributions demeure un des intérêts de la participation en ligne.

Un Web mobile

De plus en plus d’internautes se connectent au Web via des branchements sans fil ou des téléphones intelligents. Le Web 2.0, c’est pour tout le monde, partout, tout le temps. Les technologies nomades évoluent rapidement et connaissent un engouement extraordinaire (pensons par exemple aux tablettes numériques).

Un Web instantané

La plupart des applications du Web 2.0 fonctionnent en mode quasi simultané. Comme en mode asynchrone, l’émetteur et le récepteur n’ont pas à être disponibles au même moment. Les communications peuvent pourtant s’y faire instantanément, simplement et informellement comme dans un échange synchrone. On combine donc la flexibilité dans la gestion du temps et la réflexion préalable que permet la communication asynchrone avec le caractère convivial et instantané du synchrone. À l’inverse, on conserve la spontanéité des échanges synchrones mais grâce à l’enregistrement et aux possibilités de rediffusion et d’indexation du Web 2.0, on y a accès en tout temps et en tous lieux.

Un Web persistant

Ces informations numérisées, indexées, copiées, bien que conçues pour une diffusion instantanée, demeurent accessibles et s’ajoutent à l’identité numérique de chacun. La décision d’assurer ou non cette pérennité est déléguée à un tiers qui héberge les données. Elles peuvent donc disparaître sans qu’on le veuille ou au contraire demeurer accessibles ou réapparaître alors qu’elles n’ont plus d’intérêt ou véhiculent des renseignements maintenant compromettants.

Un Web multimédia

L’univers textuel dans lequel nous avons évolué jusqu’ici devient rapidement multimédia. Un milliard de vidéos seraient visionnées chaque jour sur le Web. Cet apport de contenu est facilité par la multiplication des équipements personnels de production numérisée (téléphones cellulaires, caméras numériques, caméras web, etc.) et de logiciels gratuits ou peu coûteux de traitement et de diffusion.

Un Web diversifié

Les moyens et les formes de communication se multiplient. Les mêmes individus communiquent en parallèle au moyen de nombreux outils en fonction de préférences individuelles et de la nature de l’échange. Il ne suffit plus de créer un site Web et de croire qu’il servira d’unique point d’entrée.

Un Web personnalisé

Le Web, même plus collaboratif, évolue vers une plus grande personnalisation. C’est le cas à la fois des contenus, qui sont davantage représentatifs d’un individu (profil, photos, opinions, etc.) et de leur organisation par cet individu, qui peut choisir et combiner les ressources en ligne pour y avoir accès selon ses intérêts et préférences.

Un Web d’abondance

Le Web 2.0 est, à bien des points de vue, un univers de démesure. Tant les statistiques qui s’y rapportent que la rapidité avec laquelle elles évoluent sont phénoménales. La quantité de données générée atteint des niveaux vertigineux et c’est probablement l’aspect le plus marquant de cette démesure, particulièrement en éducation. L’utilisateur doit donc apprendre à utiliser et à gérer ce foisonnement, notamment en utilisant les outils que le Web 2.0 offre pour gérer ce flot (agrégateurs, partage de signets, etc.).

communauté web 2.0

En ligne sur les médias sociaux avec les commissions scolaires (suite)

en ligne sur les médias sociaux

Le mercredi 13 avril, j’ai donné une conférence sur les médias sociaux dans le cadre d’une session de perfectionnement de l’ACSQ (Association des cadres scolaires du Québec). Une soixantaine de participants étaient prévus. Ils étaient plus d’une centaine à s’inscrire. Il faut dire que le sujet est particulièrement d’actualité. Voici quelques points importants de mon intervention :

Ne vous perdez pas dans les outils
Dans une stratégie de communication sur les médias sociaux, l’enjeu le plus important est culturel et non pas technologique. Les questionnements sur la vie privée, les enjeux juridiques, la gestion du changement, la compréhension des mécaniques de diffusion et de rétroaction, l’étiquette des réseaux sociaux, etc. tout cela est plus important et plus difficile à maîtriser que les outils.

Un objectif à la fois
Ne pas se lancer dans les médias sociaux de manière « généraliste » ! Sinon, vous risquez de balancer vos communiqués de presse dans Facebook et Twitter, ce qui n’offre pas vraiment de valeur ajoutée aux membres de votre communauté. Concentrez vous sur un objectif simple et de préférence mesurable : recrutement, inscription à un événement, abonnement à une infolettre, etc.

Attention à la vie privée
Comme l’affaire “Samantha Ardente” a pu le montrer, la protection de la vie privée est un enjeu important pour les individus et les organisations

L’importance du blog par rapport aux autres médias sociaux
Le site Internet, c’est votre carte de visite. Le blog, c’est votre porte-voix. Les réseaux sociaux, ce sont vos caisses de résonance. Concentrez vous sur le message, plutôt que sur le bruit.
Lorsque vous générez du contenu sur Facebook ou Twitter, il reste sur ces réseaux puis disparaît dans l’océan des autres messages. Ne créer pas du contenu pour Facebook, faites le pour vous ! Le blog, c’est votre terrain de jeu, et vous décidez des règles.

Ne pas avoir peur des commentaires négatifs
Il ne faut pas craindre les commentaires négatifs. Un commentaire négatif, c’est l’occasion de mieux expliquer votre message, de mettre les éléments en perspective. C’est l’occasion de convaincre.

Écouter avant de communiquer
Trop souvent, les organisations se lancent dans les médias sociaux pour diffuser de l’information. Prenez le temps d’écouter avant de parler ! Les médias sociaux sont des outils formidables pour faire de la veille, ne négligez pas cet aspect.

Impliquer votre équipe
Il est important d’impliquer votre équipe dans les différentes étapes de la mise en place de votre stratégie de communication : sensibiliser, démystifier, rassurer, impliquer, etc. Si vous n’êtes pas capable de communiquer efficacement à l’interne, cela risque d’être pire à l’échelle du Web… Mettez en place une charte d’utilisation simple, structurante et constructive. Quelques ressources pour vous guider dans cette démarche :