Étiquette : commerce électronique

Les tests A/B sont sexy

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Les tests A/B méritent votre attention. Ils détruisent les préjugés, démolissent les idées reçues et font de vous un décideur « éclairé ». Bref, les tests A/B sont « sexy ». Si, si, je vous l’assure.

Le web permet aux équipes marketing de faire toutes sortes d’expérimentation sur les internautes. Parmi celles-ci, les tests A/B méritent une attention particulière. Il s’agit d’un moyen de sonder les préférences des internautes dans un environnement réel. Mettons que vous hésitez sur le libellé d’un bouton entre 2 formules : « La poule » et « L’oeuf« . Plutôt que devoir trancher, vous pouvez décider d’effectuer un test A/B : 50% des internautes verront une version du libellé, 50% verront l’autre. En fonction de l’analyse des visites et des actions des internautes (via Google Analytics), vous serez en mesure de prendre une décision plus éclairée.

La grande vertu des tests A/B est de défaire les préjugés et les idées préconçues. Ce n’est certainement pas un processus agréable, car notre cerveau nous joue des tours (via le biais de confirmation). Donc les tests A/B, qui risquent de remettre en cause la certitude de notre savoir, nous dérangent. Ils ne sont pas « sexy ». Alors, dans la bonne cause, rendons les plus attirants en parlant lingerie.

Les marques de lingerie mobilisent d’importantes ressources pour faire les photos les plus magnifiques, les plus sensuelles, les plus attirantes. Elles vendent du rêve. Encore faut-il que la vision du directeur artistique soit la même que celle des consommateurs/consommatrices. Pour vendre du rêve, il faut être capable de lire dans les pensées.

Adore Me Photoshoot

 

Dans cette optique, la start-up Adore Me a procédé a d’importants tests A/B pour son site web, prenant de multiples photos pour les mêmes articles afin de déterminer quelles étaient les mannequins, les poses, les accessoires et les décors qui vendaient le mieux.

Pour chaque soutien-gorge, Adore Me prend plusieurs photos pour son site Web. Différents mannequins dans la même position, même mannequin avec des poses subtilement différentes, etc. Puis vient le moment de tester.

La moitié des internautes verront la photo A, l’autre moitié verront la photo B. Des tests A/B, donc. Une pratique de plus en plus répandue en commerce électronique.

Une pratique qui nécessite des ressources (il faut prendre les photos en double par exemple) et beaucoup de méthode (Adore Me teste ces photos tous les mois). La quantité d’informations collectée en vaut largement la chandelle, car la connaissance de l’utilisateur est plus que jamais le nerf de la guerre.

Les tests A/B ont permis à AdoreMe de se rendre compte que le choix du mannequin est plus important que le prix de l’article. Une consommatrice aura davantage tendance a acheter un soutien-gorge porté par un mannequin qu’elle apprécie que le même soutien-gorge moins cher porté un mannequin qui ne l’inspire pas. La pose est également très importante et influence la décision d’achat. De petites informations qui, adéquatement traitées, analysées et assemblées, font la différence : AdoreMe a réussi à se positionner avantageusement par rapport à sa compétition.

En 3 ans, Adore Me a connu une croissance vertigineuse de 15 606%! Loin de pouvoir rivaliser avec Victoria’s Secret (dont le chiffre d’affaires est de plusieurs milliards de dollars), Adore Me est tout de même une réussite dans un environnement fortement concurrentiel.

Ce n’est évidemment pas simplement le résultat des tests A/B, d’autres facteurs ont été déterminant comme des campagnes publicitaires ciblées et intelligentes ou le fait d’avoir recruté la designer Helen Mears (qui travaillait pour Victoria’s Secret). L’approche A/B témoigne cependant d’une culture marketing centrée sur l’utilisateur et qui se base sur des données plus que sur des préjugés ou de vieilles recettes.

Pour en savoir plus :

Les photographies proviennent du site de Adore Me


Les cahiers du savoir-faire web : commerce électronique

Cahier-Rezopointzero-commerce-electronique-2011

Le site-portail rezopointzero.com a mis en ligne son nouveau cahier du savoir-faire web. Lancé lors du premier salon sur le commerce électronique à Montréal, le eCom Montréal, qui a eu lieu le 18 mai 2011, ce recueil donne une vue d’ensemble des différents aspects du commerce électronique. J’ai eu le privilège de contribuer à ce cahier avec un article sur géolocalisation, mobilité et commerce électronique.

À propos de rezopointzero.com

La mission de rezopointzero.com et par le fait même de ses Cahiers du savoir-faire web est de contribuer à réduire la fracture numérique qui caractérise les organisations québécoises par rapport à celles du reste de l’Amérique du Nord, nettement plus avancées dans leur appropriation des technologies Internet.

Le cahier « Réseaux sociaux en affaires » est également disponible gratuitement sur le site de rezopointzero.

 

Commerce électronique : une question de recette – table des matières :

Version PDF du cahier à télécharger :

Commerce électronique : une question de recette (version Web de 3 Mo)

Cahier-Rezopointzero-commerce-electronique-2011

Materia e-boutique : un Etsy à la québécoise?

MATERIA e-boutique - Materia E-Boutique

Etsy fait partie de mes sites préférés. Cette plateforme de vente en ligne est simple, efficace et d’un esthétisme qui doit faire pâlir eBay de jalousie. Alors quand j’ai entendu parler du lancement de la boutique en ligne Materia, j’étais très intrigué. Un Etsy à la québécoise?

Materia e-boutique, c’est quoi?

Tout d’abord, il y a le centre Materia : le seul centre d’artistes et de diffusion en métiers d’art au Canada, Materia est depuis 10 ans le porte-parole des créateurs en métiers d’art. C’est le centre Materia, organisme caritatif à but non lucratif, qui est mandataire de Materia e-boutique.

MATERIA e-boutique - Materia E-Boutique

Materia e-boutique (bof pour le nom) est un portail transactionnel qui permet aux créateurs en métiers d’art de la région de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches de présenter et vendre leurs créations en ligne. Outre le site lui-même, il y aura un blog (en construction pour l’instant) et une présence sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, Flickr, etc.). J’ai assez hâte de voir le blog, je pense qu’il y a un potentiel intéressant.

Vous voulez appuyer les créateurs d’ici sans sortir de chez vous ? C’est maintenant possible grâce à MATERIA e-boutique. En un seul clic, vous avez accès à des centaines d’objets et œuvres en métiers d’art.
En achetant sur la boutique virtuelle, vous encouragez les créateurs québécois tout en devenant propriétaire d’une pièce unique ou de petite série dont tous seront jaloux. (Materia e-boutique)

Les oeuvres présentées sont variées : sculpture, céramique, verre, joaillerie, textile, reliure, coutellerie d’art, etc. Pour l’instant on retrouve une dizaine d’artistes seulement, mais j’imagine que d’autres viendront bientôt grossir les rangs. Quelques objets ont déjà attiré mon regard.

Pourquoi vendre sur Materia?

Pour que l’initiative fonctionne, il va falloir que les artistes acceptent le modèle d’affaires proposé. Pour avoir sa boutique de créateur sur la plateforme, il faut débourser 25$ par mois et une commission de 20% du prix des oeuvres revient à Materia.

À titre de comparaison, ouvrir un compte de vendeur sur Etsy est gratuit, lister un objet coûte 20 cents et le site ne prend que 3,5% de commission. Et Etsy jouit d’un trafic considérable.

Etsy - Your place to buy and sell all things handmade  vintage  and supplies

Par contre, Materia offre de nombreux services à valeur ajoutée aux créateurs qui veulent ouvrir boutique sur la plateforme :
Promotion de la boutique et des créations par le biais de publicités, bulletins électroniques, médias sociaux (blog, Facebook, Twitter, Flickr, YouTube, Vimeo).

  • Cartes d’affaires, cartons promotionnels, autocollants et macarons aux couleurs de la e-boutique.
  • Conseils gratuits sur l’emballage et l’expédition d’œuvres.
  • Formation gratuite sur la gestion de votre boutique en ligne.
  • Prêt d’un appareil photo semi-professionnel et des conseils relatifs à la prise de photo.
  • Service de comptabilité sans frais qui s’occupe de toutes les transactions.
  • Personne-ressource disponible sur les heures de bureau afin de vous conseiller.
  • Adhésion annuelle au centre qui permet entre autres de recevoir les cartons d’invitation pour les expositions du centre, les appels de dossier en métiers d’art et les offres d’emploi et de bénéficier de services adaptés à votre discipline

 

Tout cela n’est pas négligeable, et ces avantages pourront être des arguments convaincants pour les artistes, notamment ceux qui sont moins à l’aise avec l’idée de faire du commerce en ligne. La valeur de ces avantages dépendra par contre de la capacité de Matéria à mobiliser sa communauté, en volume (trafic, adeptes, lecteurs, abonnés, etc.) et en qualité (interactions, commentaires, etc.). La boutique va devoir faire ses preuves en tant que canal de visibilité et donc, de vente. À suivre et à découvrir!