Catégorie : Stratégie Web

La veille sur les réseaux sociaux

veille sur les réseaux sociaux

Voici la présentation que j’ai utilisé lors de ma conférence « La veille sur les réseaux sociaux » donnée au Printemps des réseaux sociaux à Québec. Une présentation de l’approche et de quelques outils de veille, avec en complément une présentation de la veille sur LinkedIn par Rémi Lachance.

Contenus Web : stratégie et optimisation

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Le Web est avant tout un canal de communication. Agora riche en interactions, le Web est aussi plein de bruit, de rumeurs et de fureur : difficile parfois de s’y retrouver, de se faire entendre et, encore plus, de se faire comprendre. Pour aider les organisations à démêler un peu tout cela, à se concentrer sur les bonnes priorités lorsqu’il s’agit de communiquer sur Internet, je donne des ateliers de formation avec Annie Fernandez sur l’optimisation des contenus Web.

Voici un rapide aperçu du plan de cours, ainsi que de la présentation que j’utilise :

Optimisez votre contenu pour le Web – Plan de cours

En avant-midi, avec Christian Amauger, stratège web

1. Le contexte : le Web aujourd’hui
» « Web 2.0 », médias sociaux et mobilité
» Le concept : la présence Web : identité, visibilité et capital social
» La démarche : un peu de stratégie Web (objectifs, moyens, ressources)

2. Le dialogue : la notion de communauté
» Exercice pratique : définir sa communauté

3. Le fond : susciter une réaction
» La notion de conversion
» Exemples et astuces

4. La forme : optimiser le référencement
» Démêler la complexité du référencement
» Exemples et astuces

5. La manière : développer une relation
» Les pièges à éviter
» Les facteurs de réussite

En après-midi, avec Annie Fernández, présidente de Fernández Communication

1. L’importance du contenu pour un site réussi
» La base: le contenu
» Pourquoi et pour qui?
» Choisir son angle d’attaque
» Atelier pratique

2. L’importance d’un contenu pertinent et efficace
» Écrire pour être lu
» Écriture web et journalistique
» L’importance du titre
» Les mots-clés
» Choisir le bon mot
» Bonnes et mauvaises pratiques
» Atelier pratique

3. Actualiser le contenu: une priorité
» Mise à jour du contenu
» Référencement et les réseaux sociaux
» Le contenu: un investissement gagnant

D’autres ateliers seront donnés en février 2012. Pour connaître les dates et y participer, je vous invite à communiquer avec moi (christian.amauger@gmail.com) ou à vous inscrire à mon infolettre (ci-dessous).

 

 

En ligne sur les médias sociaux avec les commissions scolaires

en ligne sur les médias sociaux

Le mercredi 13 avril, j’aurai le privilège de faire une conférence sur les médias sociaux qui ouvrira le bal d’une session de perfectionnement de l’Association des cadres scolaires du Québec. L’occasion pour moi de partager mes expériences et ma vision de ces nouveaux outils de communication.

L’Association des cadres scolaires du Québec organise une session de perfectionnement pour ses membres les 13, 14 et 15 avril, à Québec. Cette année, le thème choisit est celui des médias sociaux, et il occupera une place centrale dans les ateliers et les conférences présentées au cours de l’événement. Le milieu scolaire se pose les mêmes questions que les autres par rapport aux médias sociaux : quelle place faut-il leur laisser? qu’en savons-nous? que devons-nous savoir? quelles balises devons-nous fixer? quels sont les impacts légaux?

Cette activité s’adresse plus particulièrement aux secrétaires générales et secrétaires généraux, aux directions générales, aux gestionnaires et aux professionnelles et professionnels en communication et à tous les gestionnaires des commissions scolaires intéressés par la thématique.

Le mercredi 13 avril je donnerai donc la conférence d’ouverture de l’événement : « Les médias sociaux : ni une mode, ni une option, mais un nouveau mode de communication« . Un tour d’horizon de l’univers des médias sociaux, avec quelques exemples à l’appui et des pistes de réflexion pour démystifier les outils et sensibiliser aux enjeux.

en ligne sur les médias sociaux

Le jeudi 14 avril ce sera au tour de René Villemure de prendre la parole sur le thème « Les médias sociaux et l’éthique : Quoi faire pour Bien faire? » René Villemure est consultant et fondateur de l’Institut québécois d’éthique appliquée.

Voici la présentation de sa conférence qui s’avère prometteuse :
En 2011, l’éthique n’a pas la vie facile, elle est masquée par tout ce qui se prend pour elle.
Le sujet de l’éthique est sur toutes les lèvres, mais force est parfois de constater qu’il demeure mal connu. Les médias font abondamment état de « manque d’éthique » et de besoin de « codes d’éthique ». Mais, qu’en est-il réellement de l’éthique? Qu’en est-il de l’éthique en ce qui concerne l’usage des médias sociaux? Quoi faire pour Bien faire lorsqu’il n’y a pas de règles, lorsque la règle est muette ou lorsqu’il y a trop de règles et que l’on ne s’y retrouve plus?
La présentation a comme objectif de démystifier l’éthique en présentant les raisons de sa résurgence dans la société québécoise puis à faire mieux connaître son application dans la réflexion autour des médias sociaux. Seront aussi présentés les concepts de valeur et de temps, essentiels à la gestion éthique.

Les autres interventions notables de l’événement (vous pouvez également consulter le programme complet sur le site de l’ACSQ) :

Le comité multidisciplinaire sur les réseaux sociaux et son plan d’action
Une conférence d’Anik Gagnon, directrice adjointe de la Direction du service des affaires corporatives et des communications, et de Josiane Landry, avocate, conseillère en gestion et conseillère juridique à la Direction du service des affaires corporatives et des communications, toutes les deux à la CS de la Seigneurie-des-Mille-Îles.
À la suite de quelques incidents et d’une volonté d’exploiter positivement le Web 2.0, la CS de la Seigneurie-des-Mille-Îles a mis en place un comité multidisciplinaire sur les réseaux sociaux. Après avoir défini six clientèles et trois axes d’interventions, le comité a élaboré un plan d’action dans lequel on retrouve les moyens et un calendrier de travail. Deux membres du comité vous feront état de leur démarche.

Être ou ne pas être sur Facebook?
Une conférence de Frédérick Roussel, avocat, coordonnateur aux affaires corporatives, Service du secrétariat général, des affaires corporatives et des communications, CS Marie-Victorin
À partir de l’expérience de la Commission scolaire Marie-Victorin, vous pourrez juger si Facebook et les autres médias sociaux sont une option de communication appropriée pour votre commission scolaire. Nous verrons également comment maximiser l’utilité des médias sociaux tout en réduisant les risques associés.

Même petit, communiquer en grand avec les médias sociaux, c’est possible! Comment les utiliser de façon simple, efficace et intégrée?
Une conférence de Guy Lavoie, conseiller en communication, CS de Kamouraska-Rivière-du-Loup
La Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup, en intégrant les médias sociaux (Facebook, Twitter) dans ses communications quotidiennes, a développé un modèle qui tient compte de sa réalité et qui s’alimente via sa toile et Internet. Un an après… et des centaines d’amis : présentation du bilan et de la recette d’une approche qui se veut résolument proactive.

Mon monde secondaire.com
Une conférence de Diane Blais, directrice du Service des communications, CS de la Région-de-Sherbrooke

Pour la promotion 2010 des écoles secondaires, la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke a mis en place une stratégie Web novatrice en créant le site www.monmondesecondaire.com.
Grâce à une carte VIP munie d’un code à barres, l’élève réalisait son profil sur le site lui permettant de participer à des quiz interactifs ou encore de s’enregistrer aux portes ouvertes. Par l’accumulation de points, il devenait éligible à deux concours. Une zone réservée aux médias sociaux (YouTube, Viméo, Facebook, Twitter) offrait la possibilité de suivre, de partager et de commenter le tout.

Le cœur des activités des secrétaires généraux et des intervenants en communication souvent appelé à battre au rythme des réseaux sociaux
Une conférence de René Paquette, avocat Langlois Kronstrom Desjardins
L’arrivée en force des médias sociaux dans notre société, à tous les niveaux, est une réalité à laquelle les commissions scolaires sont confrontées.
Comment réagir face à cette nouvelle réalité? Quelle est l’étendue du droit d’intervention d’une commission scolaire? Quels sont les devoirs d’une commission scolaire envers ses élèves et les membres de son personnel? Quels droits sont visés par cette réalité?

Comment utiliser légalement des œuvres protégées par le droit d’auteur
Une conférence de François Houde, avocat Morency Société d’avocats
La Loi sur le droit d’auteur date du début du siècle dernier et elle fait actuellement l’objet d’une modernisation par le dépôt du projet de loi C-32. Ce projet de loi vise au premier chef à tenir compte des nouvelles technologies telles I-POD, I-PAD, MP3, le WEB et le WEB 2.0 ou les bibliothèques électroniques. Le secteur de l’éducation est particulièrement interpellé par ce projet de loi.
Un enseignant peut-il télécharger un texte, le présenter à ses élèves, l’utiliser indéfiniment sans demander l’autorisation aux auteurs ? Doit-il payer des frais?

J’ai bien hâte à l’événement et je ne manquerai pas de faire un petit bilan de ma conférence par la suite.

Pour en finir avec le Web 2.0

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Le Web 2.0 va avoir 7 ans en 2011. Concept marketing, expression séduisante alliant évolutions culturelles et évolutions technologiques, le Web 2.0 s’essouffle. Non, pas en soi, mais en tant qu’expression. Utile pour populariser le contexte (2.0, c’est cool), l’expression brouille les cartes et masque une réalité plus complexe.

Javellisation du Web 2.0

À force d’être galvaudé, le terme perd son sens (s’il en avait vraiment un…). Chacun se l’approprie et en parle à sa manière, et en donne sa propre définition. Qu’est-ce que le Web 2.0 ? On ne sait plus trop. Entre les « gourous » des médias sociaux, les journalistes fascinés par Twitter, les politiciens qui veulent imiter Obama et les responsables marketing qui y voient une mine d’or, c’est difficile de démêler le vrai du faux, le superficiel de l’essentiel. Il faut aller au-delà de l’expression, et utiliser des termes chargés de sens, et non des « mots de javel ».

Alors, qu’est-ce que le Web 2.0 ? La notion de « 2.0 » implique le passage à autre chose, la transformation radicale, voire la révolution. De 1 à 2, le fossé est large, il ne s’agit pas de 1,16 ou de 1,38. Or cela ne reflète pas du tout la réalité. L’adoption de nouveaux outils, et leur appropriation, au sein des organisations, est longue et souvent tumultueuse (et pénible). Il y a les réfractaires (« c’est une perte de temps »), les craintifs (« Big Brother est là »), les enthousiastes (qui le sont parfois trop, ou pour les mauvaises raisons), etc. La gestion du changement est un art en soi.

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C’est la même chose du côté des consommateurs. Si les produits évoluent très vite, leur utilisation s’incorpore tranquillement dans les modes de vie. Exemple, le ipad2 sort au moment où une grande partie de la population se demande encore à quoi peut bien servir un iPad. Vive l’obsolescence programmée! Mais c’est un autre sujet… Revenons plutôt à notre bon vieux Web 2.0.

Le Web 2.0 est souvent définit comme étant finalement le « web participatif », c’est –à-dire que les internautes peuvent interagir davantage (par rapport aux débuts du web). C’est synthétique, mais je trouve qu’aujourd’hui cela ne suffit plus. Participer, mais c’est bien mignon, mais pourquoi faire ?

Les quatre axes du Web (2.0)

Le Web 2.0, c’est finalement la maturation du web et de ses fonctions. Une complexification par la multiplication des acteurs (les internautes) et de leurs pouvoirs d’interactions. Cette complexification se retrouve dans les 4 grands axes du web : informatif, commercial, social et collaboratif.

  • Web informatif : présentation de contenus (textes, images, vidéos, etc.), pensons à l’explosion de la blogosphère, et à des sites de plus en plus riches en contenus multimédia
  • Web commercial : commerce électronique, publicités, abonnements en ligne (oui, ce n’est pas honteux de faire de l’argent sur Internet)
  • Web social : nous nous connectons les uns les autres, que ce soit de manière professionnelle (LinkedIn) ou plus personnelle (Facebook)
  • Web collaboratif : le wiki fait la force

Ces dimensions sont présentes depuis le début du Web, leur développement s’est simplement radicalement accéléré à partir du début des années 2000. Il faut donc plus voir le Web 2.0 comme une évolution que comme une coupure.

Cela s’applique également aux autres déclinaisons de « 2.0 ». Tout est « 2.0 » aujourd’hui, : la politique, la mode, les boulangeries, les voitures, les musées… Nous (incluant la personne qui blogue) souffrons parfois de deuxpointzéroïte aigue. Si on comprend ce 2.0 comme une évolution, un objectif à atteindre (d’un point A à un point B), cela me paraît acceptable. Mais attention, ne pas y voir une « révolution ».

De nouveaux défis

Aujourd’hui, les quatre axes du Web mentionnés font face à de nouveaux défis. Car le web continue de se complexifier. Non, ne me parlez pas de Web 3.0, c’est pas le moment !

Voyons voir les défis à relever :

  • Web informatif : nous sommes en surdose d’informations – l’infobésité nous guette sérieusement (des millions de « tweets », de blogs, de messages, d’infolettres, etc.), et la gestion efficace de l’information va être plus que jamais un enjeu pour les organisations. On parle déjà beaucoup de « curation » et de « content curator« .
  • Web commercial : où sont les modèles d’affaires viables ? Le risque d’une bulle 2.0 est grand. Attention aux mirages et aux entreprises gonflées aux médias sociaux (ex: Facebook ?).
  • Web social : nous sommes tous « égo », ou le narcissisme et l’individualisme à son paroxysme
  • Web collaboratif : si la collaboration peut être la solution aux défis des 3 autres axes, pour que la collaboration soit efficace, les individus doivent être éduqués, formés et impliqués. Processus qui demande une vision de la part des dirigeants et des ressources appropriées.

Web collaboratif

Le web collaboratif est selon moi la dimension la plus intéressante du web. Moins médiatisé que « le social », plus complexe à mettre en œuvre que « l’informatif », le web collaboratif est amené à prendre de plus en plus de place. La mobilité accrue des travailleurs, le besoin de gérer efficacement les flux d’information, la modification du rapport au travail sont autant de facteurs qui vont encourager les organisations à explorer la voie de la collaboration.

Pour instaurer des initiatives de web collaboratif, les défis sont nombreux. Il s’agit moins de défis technologiques que culturels. Les individus doivent être éduqués, formés et impliqués pour que les projets fonctionnent. La culture de l’organisation doit être propice à de tels projets. Des stratégies efficaces de gestion de changement doivent donc être mises en place pour accompagner les acteurs du web collaboratif. C’est là qu’entre en jeu un stratège web, bien entendu.

Vers les musées 2.0 (1ère partie)

Versailles_MarieAntoinetteDeLorraineHabsbourg-LouiseElisabethVigée-Lebrun

Les musées, comme toutes les organisations, sont amenés à évoluer à l’ère numérique. Avec tous les enjeux – technologiques, budgétaires, humains – que cela comporte. Et avec comme premier enjeu, la redéfinition de leur rôle. Je le mentionnais dans Google Art Project : la belle et la critique. C’est quoi aujourd’hui, un musée?

J’ai posé la question sur les réseaux sociaux.

Pour vous  un musée c'est quoi?

Voici quelques réponses sur Twitter :

@samuelbausson : une boite de trucs poussiéreux et aussi un concentré d’émotions et de mémoires partagées au coeur de notre humanité
@FeeeCarabosse : à froid ? un médiateur de patrimoines
@bizcom : lieu de culture ou le savoir est partagé et vulgarisé
@isa2886 : un endroit qui sent légèrement la poussière, j’ai envie de dire… #RepresentationsQuandtunoustiens
@Luziadell : un endroit où je vais pour voir de belles choses et apprendre 🙂

Réponses obtenues sur Facebook (je préfère conserver l’anonymat des intervenants):

 

  • Un coffre aux trésors !
  • Une sauvegarde de la sagesse de l’humanité !
  • Un moment de repos, un lieu de découvertes, un tour du monde, un tour du temps…
  • Un lieu de découverte et d’apprentissage
  • L’art à son meilleur. Tableaux de grands maîtres dans une ambiance, disons théâtrale.
  • Un lieu de démocratisation de l’Art.
  • C’est pas le masculin d’une muse?
  • Un lieu permettant de découvrir et mieux comprendre l’art.
  • Le partage du savoir quelqu’il soit, des Arts, des Sciences, des Techniques.
  • Outre des oeuvres d’art, un musée peut contenir aussi des objets qui présentent un intérêt culturel des temps passés – genre amphores romaines presque pas ébréchées 😉
  • J’ai perçu les musées visités comme une place « d’officialisation » de l’a…rt, dans une ambiance un peu lourde et solennelle – peut-être parceque je ressens la nécessité de vivre l’art au quotidien.

Définition de Marion Sabourdy de Knowtex

Plus pragmatique : un endroit où on expose des choses. Il y a aussi des muséum d’histoire naturelle, des musées du sport, de plein de choses en fait, sans oublier les anciens cabinets de curiosités…
Le lieu contient, entrepose, expose. Les médiateurs mettent en valeur et en perspective (« de la conservation à la conversation » comme dit Samuel Bausson, du Muséum de Toulouse) et le site internet présente les coulisses et fait rayonner le musée.

Définition de Charles Eon d’Exponaute

Pour nous, un musée est tout à la fois un lieu de conservation et un lieu d’exposition. Les collections du musée sont le témoin de de notre patrimoine culturel, dont la richesse est présentée au public au travers d’expositions. C’est justement pour permettre à chacun de découvrir cette richesse, pour faciliter l’accès aux musées, que nous avons créé Exponaute.

Définition de Samuel Bausson, webmestre au muséum de Toulouse
(extrait de Samuel, le museo-geek aux grandes oreilles sur le blog de Knowtex)

Lorsqu’on lui demande sa définition d’un musée, il répond « un lieu de mémoire partagée, une plateforme d’échanges entre visiteurs et personnels du muséum autour des thématiques du musée, et non pas uniquement une galerie d’objets. Selon lui, « entrer dans le relationnel n’est pas une pratique courante pour les musées ». Alors, cette philosophie marche-t-elle en pratique ? Apparemment, oui. « Au début, il y avait beaucoup de « kikoolol », de discussions pas très sérieuses, sourit à moitié Samuel, mais plus tu es ouvert, plus le dialogue prend. De plus, il est plus intéressant de rebondir sur l’intérêt des gens plutôt que d’expliquer, d’imposer d’emblée, ce qui est considéré comme digne d’intérêt par l’institution…».

Une réflexion qui mène jusqu’à la redéfinition des rôles entre visiteurs, objets, direction du musée, « pour sortir des dichotomies » entre collections et « grand public ». Les réseaux sont une chance pour les musées qui y ont toute leur place avec leurs contenus riches à proposer aux communautés d’internautes « là où elles sont ». Une expression résume bien les idées de Samuel sur les nouveaux musées : « de la conservation à la conversation ».

 

Et pour vous, un musée, c’est quoi? Lire la suite : Vers les musées 2.0 (2éme partie)

Dessine-moi un stratège Web

Depuis quelques années déjà, j’aime me présenter et me définir comme Stratège Web. Pas évident pour ma fille de 3 ans d’expliquer ce que fait son papa. Faute de trouver les mots, elle a tranché arbitrairement :

« Mon papa quand il va au travail, il mange des biscuits et boit du jus d’orange. »

C’est mignon, mais cela correspond à peu près, avec d’autres mots et d’autres images, à ce que la plupart des gens imaginent quand je leur annonce ma profession. Autant dire qu’il y a des jours où je voudrais être pompier. Euh, non en fait, pas vraiment…

Alors, c’est quoi un stratège Web ?

Décortiquons. Stratège, d’abord. Nous qualifions de stratège celui qui est capable d’élaborer des plans, de concevoir adéquatement une stratégie. Nous voilà donc à la notion de « planification stratégique », qui fait peur et fascine en même temps. Peur parce qu’on ne veut pas avoir affaire à des « charlatans qui nous donnent l’heure en regardant notre montre. » Fascination parce qu’on espère trouver là la solution à tous nos problèmes.

Un stratège, finalement, c’est quelqu’un qui est capable d’organiser et de structurer les moyens et les ressources qui permettront d’atteindre un objectif ciblé.

Dans mon travail quotidien, il s’agit en fait souvent de clarifier la vision d’affaires des dirigeants, des entrepreneurs afin de déterminer des objectifs réalistes et en harmonie avec leur environnement d’affaires. Une fois cette étape accomplie, il me faut construire les orientations qui permettront d’atteindre ces objectifs. Ces orientations sont ensuite déclinées en plans d’actions précis associés à des indices de performance mesurables. Ces derniers servent alors à l’évaluation (et donc à l’optimisation) des actions réalisées. Le plan d’action, c’est le passage de la stratégie (« macro ») à la tactique (« micro »).

Stratège, certes, mais stratège Web

Je pourrais aussi dire « stratège Internet » mais je préfère « stratège Web » parce que c’est plus court (non, je n’ai pas vraiment de meilleur argument). Faire de la stratégie appliquée au Web, c’est optimiser la présence Web. Mais qu’est-ce que je veux dire par « présence Web ? »

La présence Web, pour un individu ou une organisation, est la synthèse de trois composantes : l’identité, la visibilité et le capital social.

L’identité, c’est l’ensemble des contenus Web qui sont associés à un individu ou une organisation. L’identité correspond donc à la somme des résultats obtenus sur les moteurs de recherche (à la fois les moteurs classiques de type Google, Yahoo !, Bing, et les moteurs des médias sociaux – Facebook, Twitter, YouTube, etc.).

La visibilité, c’est la facilité avec laquelle on peut retrouver un individu ou une organisation parmi tous les contenus obtenus.

Le capital social est une notion plus complexe. Il correspond à votre capacité à animer votre réseau en ligne. C’est la notion de « Whuffie Factor » chère à Tara Hunt. Pour forger votre capital social, il faut développer votre réseau et interagir avec ses membres. La présence Web, ce n’est pas simplement « être là », mais c’est appartenir à une communauté et y participer.

Le rôle d’un stratège Web c’est donc d’accompagner une organisation dans l’atteinte de ses objectifs en passant par une utilisation optimale de ces trois notions – identité, visibilité et capital social.

Il faut comprendre la dimension « Web » dans un sens large. Cela ne se limite pas aux médias sociaux. Un stratège Web se doit d’avoir une vision globale des opportunités qu’offrent Internet : veille, intelligence économique, marketing interactif, commerce électronique, réseaux sociaux, plateformes collaboratives, etc.

Stratège versus Utilisateur

C’est là que se situe le fameux débat sur les « experts des médias sociaux ». Il ne faut pas confondre les utilisateurs des médias sociaux et les stratèges Web. Être un bon utilisateur des médias sociaux, c’est comprendre la portée de ces outils et les employer efficacement. Être un bon soldat, finalement, ou encore un bon « ninja » (on parle fréquemment de « ninja du web social »). Mais il y a une différence majeure entre savoir « comment » communiquer et savoir « pourquoi » communiquer. Le stratège se situe au niveau de la vision, des enjeux, de l’ensemble. Au-dessus de la mêlée, en quelque sorte.

Au dessus de la mêlée, mais pas dans les nuages

On accuse trop souvent, à tort ou à raison, les planificateurs stratégiques d’être des « pelleteurs de nuages ». L’enjeu du stratège Web est de concilier la vision d’affaires et la vision Web. Il lui faut donc parvenir à transposer les objectifs de l’organisation sur le Web, mais en utilisant des moyens propres au Web. Le grand danger est de faire du « traditionnel » dans les nouveaux médias : ce genre d’approche est vouée à l’échec.

La complexité de ce travail, c’est de réussir à se fixer des objectifs très précis, avec des échéances plus courtes que la planification stratégique traditionnelle. En effet, sur le Web, tout va plus vite : les cycles d’activité sont très courts et il faut toujours être réactif. Cela nécessite une grande flexibilité, et une compréhension des enjeux auxquels fait face l’organisation : enjeux budgétaires, bien sûr, enjeux techniques, forcément, mais surtout enjeux humains.

La mise en œuvre de toute stratégie nécessite une gestion du changement. Le stratège Web doit accompagner ce changement, en encourageant les enthousiasmes et en calmant les peurs, en encadrant les risques et en favorisant les opportunités. Toutes les organisations ne sont pas prêtes pour le Web, et la plupart ne sont pas prêtes pour le Web 2.0. Mais, attention, la question n’est pas « Quand ? » mais « Pourquoi ? » Et un stratège Web saura y répondre.

Dessine-moi un stratège Web…

Nouveau défi : stratège Web pour Korem

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En ce mois de décembre, je deviens stratège Web pour Korem. Mon rôle : renforcer sa présence sur le Web et valoriser ses accomplissements. Korem, chef de file dans le développement et l’implantation de solutions géospatiales, se tient prête à relever de nouveaux défis pour se positionner de manière déterminante sur Internet et les nouveaux médias.

J’apporterai donc mon expérience et mon expertise dans les nombreux projets en cours, pour supporter la forte croissance de l’entreprise, qui fête aujourd’hui ses 17 ans.

Le communiqué officiel :
>> Korem s’adjoint les services d’un Stratège Web

Voir aussi le communiqué dans Les Affaires :

>> Korem se déniche un Stratège Web

Le site Internet :
>> Korem

Korem