Blogueur, blogueuse, un métier de rêve?
C’est la période du Festival de Cannes, les stars du grand écran vont toujours rêver. Mais les stars du Web aussi! Devenir blogueur ou blogueuse, une profession de rêve pour les jeunes? Deux exemples récents de l’exploitation de ce nouveau fantasme.
La région de Sorel-Tracy lance un concours pour obtenir “la meilleure job d’été au monde” (tout un superlatif!), dans le cadre de la campagne de fierté régionale (cf. communiqué de presse). Les aspirants au titre de “reporteur-blogueur” doivent réaliser une vidéo de deux minutes les mettant en vedette afin de charmer le jury et remporter le concours. Évidemment, les votes sur les vidéos comptent dans l’évaluation, il s’agit donc de faire circuler sa vidéo un maximum et de faire voter son réseau en sa faveur. Une initiative ayant recours aux participants pour créer du “buzz”, jumelée avec les médias traditionnels (le rouleau-compresseur de TVA est de la partie).
Un autre concours a été lancé par la maison Simmons : “Deviens la blogueuse Twik“. Public-cible : une fille qui trippe fashion. C’est la chance “de décrocher l’emploi de tes rêves! (dixit le site du concours). Rien de moins. Là encore on ne lésine pas sur les superlatifs. Le concours repose sur le même (sacro-saint) principe : faire une vidéo pour convaincre un jury, mais surtout la faire circuler dans les réseaux sociaux pour obtenir plein de votes.
Bloguer fait fantasmer. Il est intéressant de constater que dans les deux cas, le concours repose sur la capacité des participants à se mettre en valeur (de manière visuelle principalement), et non sur leur capacité à faire un reportage ou à rédiger des articles. On retrouve finalement un peu le principe de “Star Academy” et autres joyeusetés du genre.
Autre point important à prendre en considération : est-ce que ces opérations peuvent fonctionner sur le moyen terme, c’est-à-dire une fois le concours terminé? Le porte-parole d’une marque (comme Twik) ou d’une région (comme Sorel-Tracy) est normalement issu de l’organisation : direction, responsable des communications ou du marketing, etc. Ces initiatives de “crowdsourcing” font d’un représentant du peuple (élu “démocratiquement” via un système de votes) le représentant de l’organisation.
Au-delà du buzz généré, cette position est-elle viable? Ne risque-t-on pas un phénomène de “one-hit-wonder”? Est-ce même profitable à la construction de l’image de marque des organisations impliquées? Je m’interroge…
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7 Responses to Blogueur, blogueuse, un métier de rêve?
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Pour moi, être blogueuse est un moyen de percer comme journaliste et de me trouver un boulot dans un vrai média imprimé.
Si certains semblent rêver de devenir blogueurs, je trouve ça absolument ridicule. Pas besoin de gagner de concours pour le faire. Mais force est d’admettre que le dit concours risque de nous aider à se trouver un job.
Justement, je participe au concours organisé par Simons. Et je le dis sans gêne.
Ceci dit, très intéressant billet.
Effectivement pas besoin d’un concours pour bloguer.!!!!
Juste une question : Est-ce que “Job” est féminin au Québec ou alors c’est un truc Marketing qui m’a échappé ?
Job est effectivement féminin au Québec.
[...] A lire là -> http://christianamauger.com/2010/05/12/blogueur-blogueuse-un-metier-de-reve/ [...]
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