Auteur : Christian Amauger

Réseautage 2.0 : 4 événements, 4 moyens de communication

Avec le retour du printemps, les activités de réseautage s’intensifient. Je participe à de nombreux événéments au cours du mois d’avril :

8 avril – La soirée SWAFF du printemps
Un 5 à 7 Web et affaires décontracté

>> Groupe SWAFF sur Facebook

15 avril – Le 7 ème Tweetup Québec au Théâtre le Périscope
La rencontre des « twitteux » de Québec

>> Tweetup Québec sur Twitter

21 avril – Rencontre Linked Québec
Une soirée « porto-chocolat » organisée par la Maison d’Amandine

>> Groupe Linked Québec sur LinkedIn

22 avril –  Soirée Sport, bière et affaires
Un 5 à 7 de la la Chambre de commerce française au Canada – section Québec

>> Blog de la CCFCQ sur WordPress

Facebook, Twitter, LinkedIn, Blog… Quatre événements, quatre moyens de communication, quatre moyens de rassembler une communauté. Mmmm…. cet article est plus pédagogique que je ne l’aurais cru…

Internet au travail : 71% des entreprises restreignent l’accès à Internet

Aon Consulting Canada a réalisé auprès de plus de 80 répondants un sondage sur la façon dont les organisations tirent parti des technologies Web 2.0 pour communiquer avec les employés. Ce sondage révèle que les employeurs tardent à adopter les plateformes Web 2.0, notamment les réseaux sociaux et les outils de collaboration en ligne (cf. Le pouls sur le Web 2.0 en milieu de travail et Les Affaires : 71% des entreprises restreignent l’accès à Internet)

Plus inquiétant :  71% des organisations imposent des restrictions quant à l’utilisation d’Internet pendant les heures de bureau! Parmi les employeurs interrogés, seulement 31% d’entre eux ont instauré une politique en matière de médias sociaux.

« Le Web 2.0 est l’occasion d’accroître considérablement le processus d’engagement des employés sur tous les plans », souligne Diane McElroy, vice-présidente principale et chef de l’unité Communications. « Il s’agit d’un outil de collaboration économique qui favorise un dialogue productif ».

Pourquoi continuer à avoir peur du Web? Il ne s’agit pas de se lancer tête baissée dans les réseaux sociaux, mais de les incorporer aux méthodes de communication traditionnelles. Il existe de nombreuses manières d’utiliser ces nouveaux médias de manière professionnelle, sans avoir à les redouter. Pourquoi contraindre? Vous n’avez pas confiance en vos employés? Toute bonne relation repose pourtant sur la confiance…

Lire aussi : Internet au travail : arrêtons d’avoir peur du grand méchant Web
Lire aussi : Stratégie Web 2.0 : impliquez votre équipe

Internet au travail : arrêtons d’avoir peur du grand méchant Web

Au lieu d’enquêter sur le « cyberflânage« , la ville de Québec ferait bien mieux d’impliquer ses employés dans la mise en place d’une charte d’utilisation d’Internet ouverte et concertée.

Après avoir dépensé 1 million de dollars pour pincer 29 employés en 2007, la ville de Québec va procéder en effet à une seconde enquête. Les autorités municipales vont embaucher une firme privée, SIRCO, pour enquêter sur l’utilisation inappropriée d’Internet chez certains employés. L’entreprise précise dans son site Internet qu’«une utilisation inappropriée ou abusive des équipements informatiques peut aussi être source de préjudice et mettre en cause la responsabilité juridique de l’entreprise : fraude, détournement d’usage, diffamation, discrimination, utilisation illicite, vol de propriété intellectuelle, etc.».

Cette enquête soulève bien sûr la question de la protection de la vie privée, comme l’a souligné Jean Gagnon (président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de la Ville de Québec) :

«Même si on est au travail, il subsiste quand même une « bulle » de vie privée pour les employés municipaux qui est reconnue par le Tribunal du travail. Les employés ont le droit d’écrire un courrier électronique à leur famille ou de prendre rendez-vous avec un médecin ou un psychologue. À la limite, l’enquête de la Ville pourrait contrevenir à la Charte des droits et libertés.»

Mais parlons plutôt Web. Je retrouve ici une angoisse qui tourmente bien des dirigeants d’organisation : que leurs employés perdent leur temps sur Internet. Avec l’arrivée des messageries en temps réel et des médias sociaux en général, cette angoisse se transforme en peur panique. Le « cyberflânage » inquiète. Ah bon. Il me semble pourtant que l’être humain n’a jamais eu de problème à perdre son temps, et il n’a certainement pas attendu l’invention de Facebook ou de Youtube pour cela. Ni celle de la machine à café d’ailleurs.

Les politiques de répression ne sont jamais profitables à l’environnement de travail. Pourquoi créer des conflits qui n’ont pas lieu d’être? Il faut arrêter de voir Internet comme cet horrible chronophage et les employés comme des irresponsables. Une politique d’ouverture et de concertation serait bien plus appropriée. Au lieu d’enquêter sur l’improductivité de quelques individus, pourquoi ne pas en discuter avec tout le monde? Impliquer ses employés dans la mise en place d’une charte d’utilisation d’Internet serait une idée bien plus judicieuse et un bien meilleur investissement des fonds publics. Arrêtons d’avoir peur du grand méchant Web.

Concrêtement, il serait intéressant de mettre en place des formations pour les employés de la ville de Québec afin de les responsabiliser sur leur utilisation d’Internet au travail, et pourquoi pas de les inciter à « professionnaliser » une utilisation vue jusqu’alors comme improductive (cf. mon article Stratégie Web 2.0 : impliquez votre équipe). En parlant de leur travail sur les médias sociaux par exemple, les employés municipaux pourraient combattre bien des mythes et des préjugés. Cela serait l’instauration d’une dynamique bien plus positive qu’une chasse aux sorcières.

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