Auteur : Christian Amauger

L’esprit Wiki, intelligence collective et wikis de territoires

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Le samedi 22 janvier 2011, l’association Bug et Wikimedia France organisaient une rencontre sur « l’esprit Wiki » à la Cantine numérique rennaise. Ce rendez-vous avait pour objectif de « parcourir la galaxie Wiki, wikipedia comme producteur d’intelligence collective, les projets de la fondation Wikimedia et ses avatars territoriaux, comme Wiki-Rennes. » Près de cinquante personnes ont participé à l’événement.

Pour un compte-rendu plus exhaustif, je vous invite à lire : L’esprit wiki : intelligence collective, Wikimedia et wikis de territoire par Régis Chatellier.

Je souligne ici quelques passages particulièrement intéressants de ce compte-rendu.

Anders Sandberg : la diversité est supérieure à l’expertise

Sur l’intelligence collective, Anders Sandberg (chercheur en neurosciences «computationnelles», membre actif du mouvement transhumaniste) considère que la diversité est supérieure à l’expertise. Si l’on compare dans le temps le niveau de qualité d’un article produit par un groupe composé exclusivement d’experts à celui produit par un collectif d’individus divers, comme c’est le cas sur Wikipedia, on se rend compte que le niveau d’un article rédigé par des experts initialement de meilleure qualité, sera finalement dépassé.

Le groupe d’expert va stopper sa progression à un moment donné, pensant avoir produit un « bon article », le groupe divers va au contraire interroger le sujet avec plus d’intensité et de variété dans les approches, permettant à terme de produire des contenus inédits.

À partir de cette analyse, Anders Sandberg avance que les méthodes utilisées par Wikipedia sont productrices d’intelligence collective, et de conclure : «Ne faudrait-il pas essayer de faire sortir les techniques propres à Wikipédia et les appliquer au monde réel, notamment aux institutions ?»

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Wikipedia, un modèle de co-construction et de travail participatif inédit

Wikipédia fête ses dix ans en 2011, et les sites qui y sont rattachés sont presque entièrement construits par des bénévoles. La Wikimedia Foundation ne compte que 66 salariés, ses revenus sont issus uniquement des dons de contributeurs anonymes et parfois d’entreprises, sans aucun recours aux revenus publicitaires. À titre de comparaison, Google compte 4 000 salariés.

« C’est un modèle unique que celui des projets de Wikimedia, basé sur le groupe et la discussion : si les règles d’admissibilité sont strictes sur l’encyclopédie participative, elles sont le fruit de longs débats – parfois virulents – entre les contributeurs bénévoles. Les quelques salariés ne jouent aucun rôle là-dedans, ils n’en auraient de toute façon pas les moyens. »

« Bien plus qu’une série d’articles, Wikipedia est un modèle de co-construction et de travail participatif inédit à une telle échelle, où chacun a le loisir de participer et de s’investir. »

Les wikis de territoire, contraints dans leur espace géographique, mais plus libres dans leur contenus.

Les wikis de territoire on fait leur apparition en France en 2006 à Brest. Wiki-Brest, les carnets collaboratifs du Pays de Brest, initié en mars 2006, totalise 16 888 pages illustrées par 8 825 images, sons et vidéos.

Les wikis de territoire sont « liés à un espace géographique : territoire, commune, région. Initiés par une collectivité territoriale, une association ou des bénévoles ils visent à développer une écriture collaborative sur un territoire. » Vingt et un wikis de territoires sont recensés aujourd’hui en France, on en trouve également en Allemagne, en Espagne ou aux États-Unis.

Chacun développe sa « personnalité », en fonction des aspirations de leurs instigateurs ou de leurs contributeurs, plutôt encyclopédique, à vocation touristique ou facteur d’animation du territoire.

Ouverts à des contenus encyclopédiques, les wikis de territoire peuvent s’ouvrir à des contenus plus « sensibles », ayant trait à la mémoire individuelle et collective. Les wikis de territoires sont contraints dans leur espace géographique, mais plus libres dans leur contenus.

Wikis de territoire : de la masse critique à l’animation

Alors que le succès de Wikipedia se fait par la masse critique et l’engagement des contributeurs, le wiki de territoire nécessite un travail d’animation, « une personne physique dédiée au projet qui va au devant du public. » C’est à cette condition que ces projets locaux peuvent fonctionner, donnant aux contributeurs, moins nombreux, le loisir de participer chacun selon leurs envies et leurs moyens (en temps notamment).

« Dans tous les cas, on retrouve ce même esprit de partage et de coconstruction, le fameux «esprit wiki », l’idée selon laquelle nous sommes plus intelligents collectivement, chacun a sa pierre à apporter à l’édifice, chacun est légitime pour écrire et participer à un projet collectif. » – Régis Chatellier

Sources :

L’esprit wiki : intelligence collective, Wikimedia et wikis de territoire par Régis Chatellier

Wiki-Brest, les carnets collaboratifs du Pays de Brest

Google unveils Android Honeycomb 3.0

Google organizes an event today (February 2nd), in his Mountain View headquarters, in order to present Android Honeycomb 3.0. The event will be broadcasted live on YouTube.

We expect an in-depth look at Honeycomb, Android ecosystem news and hands-on demos. The event will take place at 10am (California) / 12:30pm (Quebec) / 6:30pm (Paris).To follow the event on YouTube : http://www.youtube.com/android

Meanwhile, here is a preview look at Android 3.0:

Google dévoile Android Honeycomb 3.0

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Google tiendra aujourd’hui, mercredi 2 février, à son siège de Mountain View une conférence au cours de laquelle des démonstrations complètes d’Android 3.0 seront faites en direct. La conférence sera diffusée sur YouTube.

Google fera normalement une présentation approfondie de Honeycomb, de l’écosystème Android et des démonstrations. La conférence devrait commencer vers 10h00 (heure californienne), 12h30 (heure québécoise), 18h30 (heure française).

Pour suivre l’événement sur YouTube : http://www.youtube.com/android

Android dominerait le marché des téléphones intelligents aux États-Unis, comme vient de le confirmer une étude du cabinet Nielsen. Aux Etat-Unis, l’OS mobile de Google s’approche de 50 % de présence sur les smartphones, devant iOS et BlackBerry (lire Android domine largement le marché des smartphones aux Etats-Unis).

Est-ce que la version 3.0 va accélérer la domination d’Android? En attendant plus d’informations, voici la vidéo de présentation d’Android 3.0 diffusée il y a trois semaines.

Mes 10 tweets les plus populaires (janvier 2011)

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Voici les 10 messages qui ont été les plus cliqués sur mon profil Twitter au cours du mois de janvier 2011 (selon les statistiques recueillis par mon compte Hootsuite) :

  1. Content Curator, un mot à retenir dans le Web social de 2011
  2. Google rend hommage à Paul Cézanne et lance le 4ème Doodle 4 Google
  3. Qwiki, une nouvelle manière de s’informer sur le Web
  4. Est-ce que Quora sera en 2011 ce que Twitter a été en 2010?
  5. Un livre-web en HTML5 made in Google
  6. La Une de Libération demain. #sidibouzid on Twitpic
  7. Knowtex, réseau social de la culture scientifique et technique
  8. Quora : un nouveau réseau à surveiller
  9. Réseaux alternatifs : Figment – un Facebook littéraire
  10. 20 formulaires de contact originaux

Retours sur la conférence de Jean-Pierre Raffarin et Bernard Landry

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Comme je le mentionnais en novembre dernier, les anciens premiers ministres Jean-Pierre Raffarin et Bernard Landry ont tenu une conférence le 21 janvier dernier. Organisé par la Chambre de commerce française au Canada, section Québec, l’événement avait pour thème l’espace économique franco-québécois à l’aube de l’entente de libre-échange Canada-Union européenne.

Je vous invite à lire deux comptes rendus de l’événement :

Conférence de Jean-Pierre Raffarin et Bernard Landry, un succès sur toute la ligne! par Serge Duclos, directeur général de la Chambre de commerce française au Canada, section Québec (connu sur Twitter sous le nom de @sergeduclos66)

Québec – France : la parole à 2 Premiers ministres, par Éric Taillefer, président d’Harmonya, une entreprise de création et de commercialisation de produits technologiques pour les malentendants (lui aussi présent sur Twitter : @eric_taillefer)

Comment ça #WAQ ?

WAQ - Le Web à Québec

Le #WAQ, c’est l’événement célébrant l’industrie du Web qui aura lieu du 23 au 25 février 2011 à Québec. La programmation a finalement été dévoilée, avec un peu de retard. Célébration multidisciplinaire, ou trop hétéroclite?

De nombreuses activités seront organisées pour mettre en valeur les talents de la Capitale Nationale : conférences, ateliers, compétitions, etc. Une occasion pour les acteurs du Web de valoriser leur industrie, de présenter ses succès et de réflechir sur son avenir.

Lane Becker, président de Get Satisfaction

Lane Becker

La conférence d’ouverture du #WAQ sera donnée par Lane Becker, co-fondateur et président de Get Satisfaction, une startup qui développe de nouvelles manières d’obtenir de la rétroaction de la part des consommateurs, à travers des environnements collaboratifs.

Buffet rassembleur ou indigeste?

Après cette plenière d’ouverture qui sera sans doute très courue parmi les geeks et autres technophiles (c’est Lane Becker, pas Justin Bieber!), des présentations, des études de cas et des classes de maître seront données sur différentes facettes du Web, des médias sociaux au HMTL5, en passant par la mobilité et le cloud computing.

De quoi satisfaire les appétits des webonautes. Mais est-ce que ce buffet ne sera pas indigeste? Il me semble qu’il manque un fil conducteur à tous ces petits exposés, une thématique, un angle d’approche. De la célébration multidisciplinaire au patchwork, il n’y a qu’un pas.

WAQ - Le Web à Québec

L’événement se veut rassembleur, mais ne risque-t-il pas d’exposer les différences et les divisions entre les branches du web plutôt que de dresser des ponts entre des groupes qui se parlent (trop) peu? Je vois d’ici le panel sur les médias sociaux être boudé par les « bouffeux de code » qui sont fatigués (parfois avec raison) de se faire bassiner les oreilles avec le « webbeudeux ». Les responsables de l’animation ne vont pas avoir la tâche facile pour motiver les troupes et éviter les querelles de clochers.

La programmation reste à ce jour encore incomplète : quelques trous ici et là qui ne devraient pas tarder à se combler. Peut-être y trouverais-je le fil conducteur? J’attends patiemment. Comment ça #WAQ? Je m’interroge.

Le #WAQ se terminera avec un panel de réflexion sur l’avenir du Web  à Québec, puis la présentation des réalisations du Iron Web.

Consultez la programmation du #WAQ