Auteur : Christian Amauger

Bilan printanier #quora #curator #linkedin #knowtex #qwiki

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Le printemps arrive. Voici un sommaire des trois premiers mois de l’année 2011 pour ce blog. Tout d’abord, les 10 articles les plus consultés, ensuite, les articles publiés en janvier, février et mars par catégories.

Les 10 articles les plus consultés

Blogosphère

La blogosphère en France en 2010 (enquête de @NowhereelseFr)

La blogosphère se mobilise pour les Restos du Coeur

France

Usage des médias sociaux en entreprise (sondage Atelier-Ifop)

YouTube : les 10 publicités préférées des français en 2010

La France investit dans le numérique, le mobile et le web 2.0

Google partenaire du Camping, l’accélérateur de startups

Google

Google Art Project : la belle et la critique

Tremblement de terre au Japon : Google lance un service de recherche de personnes

100ème anniversaire de la journée internationale de la femme

Google One Pass, un système de gestion d’accès aux contenus

Google rend hommage à Jules Verne

Google dévoile Android Honeycomb 3.0

Google lance le 4ème Doodle 4 Google

Google partenaire du Camping, l’accélérateur de startups

Google fait un don 20 millions de dollars à des associations caritatives

Médias sociaux

Knowtex : Entrevue avec Nicolas Loubet

Usage des médias sociaux en entreprise (sondage Atelier-Ifop)

Créez une carte de votre réseau professionnel LinkedIn avec InMap

Knowtex : réseau social de la culture scientifique et technique

YouTube rend sa nouvelle page d’accueil accessible à tous

Qwiki, une nouvelle manière de s’informer sur le Web

Slideshare : sommaire de l’année 2010

Quorafox : une extension Firefox pour Quora

Content Curator, un mot à retenir dans le Web social de 2011

Quora : un nouveau réseau à surveiller

Facebook vaudrait 50 milliards de dollars (et alors?)

Outils

YouSeeMii mesure votre notoriété et visibilité sur le web

Quorafox : une extension Firefox pour Quora

Quora : un nouveau réseau à surveiller

Québec

Materia e-boutique : un Etsy à la québécoise?

Comment ça #WAQ ?

Projet Notman : un accélérateur d’entreprises web à Montréal

Startup Camp Québec 2011

WAQ : Célébrons le Web à Québec

Réseaux alternatifs

Exponaute : la plateforme sociale interactive des expositions et des musées

Knowtex : Entrevue avec Nicolas Loubet

L’esprit Wiki, intelligence collective et wikis de territoires

Knowtex : réseau social de la culture scientifique et technique

Wiki-Rennes, autoportrait d’une ville par ses habitants

Twitter

Twitter : une pincée de chiffres

Mes tweets les plus populaires en 2010

Veille

YouSeeMii mesure votre notoriété et visibilité sur le web

Content Curator, un mot à retenir dans le Web social de 2011

Quora : un nouveau réseau à surveiller

Web

Materia e-boutique : un Etsy à la québécoise?

Bien exploiter le Web multilingue

Les 10 sites Web les plus visités aux États-Unis

Firefox devient pour la première fois le navigateur Web numéro 1 en Europe

Wiki

Enquête sur les usages de Wikipédia

L’esprit Wiki, intelligence collective et wikis de territoires

La galaxie Wikimedia

State of Wikipedia : 10 ans de Wikipedia en vidéo

Qwiki, une nouvelle manière de s’informer sur le Web

Wiki-Rennes, autoportrait d’une ville par ses habitants

Wikipedia célèbre ses 10 ans

Instant Weekly Roundup - Free WordPress Plugin

Materia e-boutique : un Etsy à la québécoise?

MATERIA e-boutique - Materia E-Boutique

Etsy fait partie de mes sites préférés. Cette plateforme de vente en ligne est simple, efficace et d’un esthétisme qui doit faire pâlir eBay de jalousie. Alors quand j’ai entendu parler du lancement de la boutique en ligne Materia, j’étais très intrigué. Un Etsy à la québécoise?

Materia e-boutique, c’est quoi?

Tout d’abord, il y a le centre Materia : le seul centre d’artistes et de diffusion en métiers d’art au Canada, Materia est depuis 10 ans le porte-parole des créateurs en métiers d’art. C’est le centre Materia, organisme caritatif à but non lucratif, qui est mandataire de Materia e-boutique.

MATERIA e-boutique - Materia E-Boutique

Materia e-boutique (bof pour le nom) est un portail transactionnel qui permet aux créateurs en métiers d’art de la région de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches de présenter et vendre leurs créations en ligne. Outre le site lui-même, il y aura un blog (en construction pour l’instant) et une présence sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, Flickr, etc.). J’ai assez hâte de voir le blog, je pense qu’il y a un potentiel intéressant.

Vous voulez appuyer les créateurs d’ici sans sortir de chez vous ? C’est maintenant possible grâce à MATERIA e-boutique. En un seul clic, vous avez accès à des centaines d’objets et œuvres en métiers d’art.
En achetant sur la boutique virtuelle, vous encouragez les créateurs québécois tout en devenant propriétaire d’une pièce unique ou de petite série dont tous seront jaloux. (Materia e-boutique)

Les oeuvres présentées sont variées : sculpture, céramique, verre, joaillerie, textile, reliure, coutellerie d’art, etc. Pour l’instant on retrouve une dizaine d’artistes seulement, mais j’imagine que d’autres viendront bientôt grossir les rangs. Quelques objets ont déjà attiré mon regard.

Pourquoi vendre sur Materia?

Pour que l’initiative fonctionne, il va falloir que les artistes acceptent le modèle d’affaires proposé. Pour avoir sa boutique de créateur sur la plateforme, il faut débourser 25$ par mois et une commission de 20% du prix des oeuvres revient à Materia.

À titre de comparaison, ouvrir un compte de vendeur sur Etsy est gratuit, lister un objet coûte 20 cents et le site ne prend que 3,5% de commission. Et Etsy jouit d’un trafic considérable.

Etsy - Your place to buy and sell all things handmade  vintage  and supplies

Par contre, Materia offre de nombreux services à valeur ajoutée aux créateurs qui veulent ouvrir boutique sur la plateforme :
Promotion de la boutique et des créations par le biais de publicités, bulletins électroniques, médias sociaux (blog, Facebook, Twitter, Flickr, YouTube, Vimeo).

  • Cartes d’affaires, cartons promotionnels, autocollants et macarons aux couleurs de la e-boutique.
  • Conseils gratuits sur l’emballage et l’expédition d’œuvres.
  • Formation gratuite sur la gestion de votre boutique en ligne.
  • Prêt d’un appareil photo semi-professionnel et des conseils relatifs à la prise de photo.
  • Service de comptabilité sans frais qui s’occupe de toutes les transactions.
  • Personne-ressource disponible sur les heures de bureau afin de vous conseiller.
  • Adhésion annuelle au centre qui permet entre autres de recevoir les cartons d’invitation pour les expositions du centre, les appels de dossier en métiers d’art et les offres d’emploi et de bénéficier de services adaptés à votre discipline

 

Tout cela n’est pas négligeable, et ces avantages pourront être des arguments convaincants pour les artistes, notamment ceux qui sont moins à l’aise avec l’idée de faire du commerce en ligne. La valeur de ces avantages dépendra par contre de la capacité de Matéria à mobiliser sa communauté, en volume (trafic, adeptes, lecteurs, abonnés, etc.) et en qualité (interactions, commentaires, etc.). La boutique va devoir faire ses preuves en tant que canal de visibilité et donc, de vente. À suivre et à découvrir!

Exponaute : la plateforme sociale interactive des expositions et des musées

exponaute-guide-des-expositions-et-des-musées

Exponaute est le premier site de recommandations sur les expositions en France. Plateforme interactive et sociale, Exponaute permet de découvrir et choisir les meilleures expositions du moment grâce aux avis de la presse, des visiteurs et des amis. Le site centralise tous les renseignements sur les expositions en cours et à venir dans tous les domaines : architecture, peinture, sculpture, art contemporain, design, etc.

Les amateurs retrouveront sur ce site :

  • toute l’actualité des expositions et des musées
  • les critiques de la presse et des visiteurs
  • des photos et des vidéos en avant-première
  • un accès direct à l’achat des billets et des catalogues

Les membres peuvent en outre partager leurs avis et organiser très simplement leur agenda culturel. Les médias sociaux ont été particulièrement bien intégrés au site (Facebook notamment, ce qui va de soit). Tout lieu d’exposition peut s’inscrire gratuitement sur le site et administrer ses expositions.

exponaute - guide des expositions et des musées

Chaque exposition possède sa propre fiche d’information complète : description, contenus associés (vidéo, photo, etc.), critiques de la presse, informations pratiques, etc. L’internaute intéressé peut ensuite facilement acheter ses billets en ligne.

exponaute - guide des expositions et des musées

L’utilisation de fonctionnalités complémentaires est très intéressante. Ainsi, la boutique en ligne, propulsée par Amazon, permet d’acheter des produits (DVD, livres, catalogues, etc.) en lien avec les expositions. L’internaute « social » y trouve également son compte, en organisant facilement une visite au musée (en créant tout simplement un événement Facebook). L’amateur de contenus lira avec intérêt le magazine en ligne (le blog, quoi) ou l’actualité des expositions.

Magazine   exponaute

Le site a été mis en ligne à l’été 2010 et la fréquentation d’exponaute est en progression constante :

  • Janvier 2011 : 75.000 visiteurs uniques par mois, 5000 membres
  • Mars 2011 : 100.000 visiteurs uniques par mois, 6.000 membres

De plus en plus de villes et de musées sont référencées, ce qui aménera prochainement Exponaute à repenser son explorateur pour permettre une navigation géographique plus agréable.

L’Exponaute est vraiment un beau site, bien fait, et qui exploite avec simplicité et efficacité les outils du web social. À découvrir!

 

Google Art Project : la belle et la critique

Versailles_MarieAntoinetteDeLorraineHabsbourg-LouiseElisabethVigée-Lebrun

En février, Google a lancé Art Project. Ce site permet aux internautes du monde entier de découvrir en ligne plus d’un millier d’oeuvres d’art dans leurs moindres détails. Ce projet est le fruit d’une collaboration exceptionelle entre Google et quelques-uns des musées les plus célèbres du monde. Le résultat est magnifique, mais s’agit-il d’une voie à suivre pour les musées aujourd’hui?

Google Art Project : une belle plateforme

Pour Art Project, Google a travaillé avec pas moins de 17 musées – dont le Château de Versailles en France, le MoMA et le Met à New-York, le Tate Britain et la National Gallery à Londres, ou encore le Musée Reina Sofía à Madrid – pour présenter leurs oeuvres aux internautes.

Sur Art Project, on retrouve une sélection d’oeuvres d’art célèbres photographiées en très haute résolution et plus d’un millier oeuvres de plus de 400 artistes internationaux. Des vues panoramiques à 360 degrés de chaque galerie ont également été créées grâce la technologie Street View, spécialement adaptée pour fonctionner à l’intérieur. J’avais eu la chance de pouvoir avoir une présentation de certaines avancées technologiques de Street View au mois de novembre dernier – je suis content de voir leur concrétisation sous cette forme!

Un tour du monde de l’art
Les œuvres présentées constituent un véritable tour du monde de l’art : de La Naissance de Vénus de Botticelli aux œuvres post-impressionnistes de Cézanne, en passant par les plafonds du Château de Versailles, ou encore les toiles de Rembrandt. Au total, 486 artistes du monde entier sont représentés.

Des oeuvres d’art en très haute résolution
La haute résolution des images des oeuvres d’art, combinée avec un zoom sur mesure, permet aux amateurs d’art de découvrir des détails qu’ils n’ont peut-être jamais vus d’aussi près, tels que les minuscules personnages au bord de la rivière dans la Vue de Tolède d’El Greco ou chaque point du tableau Grandcamp, un soir de Seurat.

Chacun des 17 musées a également choisi une œuvre pour la photographier d’encore plus près avec un appareil photo produisant des images d’une résolution de plusieurs gigapixels (plus de 14 milliards de pixels), ce qui permet d’étudier les détails du coup de pinceau et de la patine qui sont invisibles à l’œil nu.

Vous pourrez ainsi découvrir, au cours de votre visite virtuelle du Château de Versailles toutes les subtilités du célèbre tableau, Marie-Antoinette de Lorraine-Habsbourg, Reine de France et son enfant, par Elizabeth Vigée-Lebrun.

Une visite virtuelle des musées grâce à la technologie Street View
Vous pouvez parcourir virtuellement les galeries des musées. Un « trolley» Street View a été spécialement conçu pour réaliser des prises de vue à 360 degrés à l’intérieur de certaines galeries qui ont ensuite été assemblées pour parcourir en toute tranquillité les 385 salles des musées concernés. Les photographies de ces galeries sont également disponibles directement via Street View sur Google Maps.

Créez votre collection personnelle
L’outil « Créer une collection d’œuvres d’art » vous permet d’enregistrer des vues spécifiques de toute œuvre présentée pour créer votre collection personnelle. Vous pouvez y ajouter des commentaires et partager votre collection avec des proches. Cet outil permet par exemple à des étudiants ou des groupes de travailler ensemble sur des projets ou collections.

Google Art Project : vision critique

Art Project a reçu beaucoup d’éloges. Il y a cependant des interrogations et quelques notes discordantes, comme l’a soulevé Framablog.

Adrienne Alix, présidente de Wikimedia France, partage dans son blog personnel ses craintes quant à la solution proposée par Google. Elle voit cette dernière comme « une solution verrouillée », dans laquelle l’internaute ne peut pas réutiliser les œuvres montrées :

« On visite, on ne touche pas. On ne s’approprie pas. On est spectateur, et c’est tout. Je crains que par envie de contrôle de l’utilisation des reproductions d’œuvres conservées dans les musées, la notion de domaine public recule. »

Une crainte compréhensible pour une « wikimédienne », pour laquelle il est important de mettre librement à disposition sur Wikimedia Commons des photographies de qualité et de permettre à tous de les utiliser. Une tâche complexe, car « il est souvent difficile de faire admettre aux musées qu’il est bon de permettre cette très large diffusion de la culture. »

Un autre point soulevé par Adrienne Alix est qu’au-delà de l’aspect esthétique de Art Project, nous n’avons pas ici une vision vraiment « 2.0 » du patrimoine :

« J’ai même une furieuse impression de me retrouver dans un CD-ROM d’il y a 10 ans, ou dans le musée de grand-papa. »

La solution de Google est technologiquement impressionante, mais les musées ne doivent pas voir en effet cette plateforme comme une solution facile à la rédifinition de leur rôle à l’ère numérique. Parce qu’un musée ce n’est pas juste un lieu, un espace dans lequel on entrepose de « belles choses ». Un musée, c’est aussi une institution, avec une  mission de transfert de la culture au public. Un musée « 2.0 » doit donc aller au-delà de la simple expérience visuelle. Mais pour aller où? Et comment? Je vais explorer un peu ces questions dans mes prochains articles.

Et pour vous, c’est quoi un musée?

Twitter : une pincée de chiffres

Premier tweet envoyé par Jack Dorsey, le 21 mars 2006

Twitter vient de fêter ses 5 années d’existence. Le 21 mars 2006, Jack Dorsey envoyait le premier tweet. Aujourd’hui, 1 milliard de tweets sont publiés chaque semaine.

Voici les derniers chiffres du fameux service de micro-blogging (récupérés sur le blog de Twitter) :

Les tweets (messages)

1 milliard de tweets sont envoyés par semaine
140 millions de tweets par jour en moyenne en 2011 (contre 50 millions en 2010)
177 millions de tweets envoyés le 11 mars 2011
456 tweets par seconde lorsque Michael Jackson est mort (25 juin 2009)
6939 tweets par seconde (4 secondes après qu’il soit minuit au Japon lors de la célébration de la nouvelle année)

Les comptes (profils)

572 000 nouveaux comptes créés le 12 mars 2011
460 000 nouveaux comptes créés par jour au cours du mois de février 2011
182% d’augmentation du nombre d’utilisateurs mobiles au cours de 2010

Alors attention, comme tous les chiffres sur les médias sociaux, il faut prendre ces données avec un grain de sel.

Premier tweet envoyé par Jack Dorsey, le 21 mars 2006

Premier tweet envoyé par Jack Dorsey, le 21 mars 2006