Auteur : Christian Amauger

Événements à Québec en 2012

Forum mondial de la langue française Québec 2012

La ville de Québec est une ville qui a le vent dans les voiles (cf. Québec se hisse au Top 7 des villes intelligentes). En ces temps de crise, elle y échappe (presque, ou pour l’instant, diront certains…) et affiche un optimisme qui parfois agace la métropole montréalaise, mais qui surtout attire des événements reconnus, innovants et/ou tout simplement intéressants.
En voici quelques-uns à mettre à votre agenda pour 2012.
Startup Camp Québec
(9 février 2012, 3ème édition)
La VETIQ et Québec International organisent pour une troisième édition Startup Camp Québec. Cette compétition a pour mission de permettre aux startups en démarrage de la région de présenter leurs projets d’affaires devant une salle remplie d’investisseurs, de partenaires, de clients potentiels, etc… L’objectif principal est de leur offrir le plus de visibilité possible afin de faciliter le démarrage de leur projet.

Les startups auront 10 minutes pour présenter leur projet d’affaires afin d’intéresser les futurs partenaires et investisseurs à leur projet et répondront aux questions de l’auditoire et du jury pour une période de 10 minutes.

Startup Camp Québec

Le Web à Québec, ou WAQ
(22-24 février 2012, 2ème édition)
La rencontre de l’industrie du Web à Québec. Une trentaine de conférenciers, plus de 500 participants attendus. Québec se positionne avec force comme une ville Web, avec ses atouts et ses défis, pas très éloignés de ceux de Montréal d’ailleurs (à lire, Le Web au Québec : recherche exploratoire sur les prestataires de services Web du Québec)

L’édition de cette année s’articule autour de quatre objectifs (selon le site du WAQ) :
• favoriser la communication et la collaboration au sein de l’industrie afin de développer des expertises globales et d’augmenter la qualité des services offerts
• transmettre à la relève la passion de la conception et du développement web
• faire découvrir aux organisations et au grand public l’importance du web et de ses applications, notamment les meilleures pratiques professionnelles
• faire rayonner l’expertise de notre industrie créative à l’extérieur de Québec et du Québec.

Web à Québec

Food Camp Québec
(27-28 avril 2012, 1ère édition)
Premier événement du genre dans la région, le FoodCamp de Québec est une journée d’ateliers, de découvertes et de présentations mises sur pied par et pour des passionnés de cuisine, amateurs et professionnels. C’est l’occasion idéale pour les « foodies » de Québec de se rencontrer ou encore de se retrouver et de faire le plein d’idées ou de nouveaux trucs qui alimenteront leur passion culinaire. Une journée complète qui se déroulera à l’Hôtel Château Laurier Québec le 28 avril 2012.

FoodCamp de Québec 2012

Forum mondial de la langue française

(2 au 6 juillet 2012)

À l’heure de la mondialisation et de la standardisation commerciale, vivre et s’épanouir en français relèvent ils de l’utopie ? Comment préserver la richesse de l’écriture quand les échanges se limitent de plus en plus à 140 caractères ? Peut on vraiment espérer « vivre de son art » en français ?
Le Forum mondial de la langue française proposera aux participants de tous les continents des échanges portant sur la place et l’avenir du français.
Cet événement permettra aux participants de partager leur amour de la langue française et leurs meilleures idées. Aux grandes discussions s’ajouteront de nombreuses festivités et activités culturelles.

Forum mondial de la langue française Québec 2012

Somme international des coopératives
(8 au 11 octobre 2012)
À l’occasion de l’Année internationale des coopératives, proclamée par l’Organisation des Nations Unies, les décideurs et les personnes d’influence du milieu coopératif et mutualiste de tous les continents se donnent rendez-vous du 8 au 11 octobre 2012, à Québec, pour participer au premier sommet international des coopératives. N’oublions pas que plus de 100 millions de personnes occupent un emploi au sein de l’une des 750 000 entreprises coopératives ou mutualistes de par le monde.

Sous le thème « L’étonnant pouvoir des coopératives », ce Sommet vise à offrir des solutions favorisant le développement et la performance des coopératives et des mutuelles afin qu’elles soient encore mieux préparées à relever les défis économiques et financiers qui les interpellent.

Sommet international des coopératives 2012
Festival Québec en toutes lettres
(Octobre 2012)
Le Festival Québec en toutes lettres est un événement littéraire thématique présenté dans la ville de Québec par L’Institut Canadien de Québec. Il propose chaque automne au grand public des découvertes, des défis d’écriture et de lecture, toute une densité de manifestations littéraires.
Québec en toutes lettres répond au besoin du milieu littéraire de Québec qui désire depuis longtemps un événement d’envergure à l’automne. Il permet d’offrir une vitrine aux différents intervenants du milieu littéraire, de donner un tremplin à la relève littéraire, de positionner la ville de Québec comme capitale littéraire, de concrétiser le jumelage entre les villes de Paris et de Québec, tout en matérialisant l’une des orientations de la Maison de la littérature qui vise à augmenter l’impact de la littérature dans la société, à montrer qu’il est possible à ceux qui œuvrent en littérature, ou qui choisiront de le faire, de se réaliser à Québec.
Chacune des éditions met en lumière un auteur ou une auteure d’envergure qui a su innover en littérature et dont l’œuvre est susceptible d’inspirer de nouvelles générations d’auteurs et de lecteurs. La première présentation portait sur l’écrivain Jorge Luis Borges à l’occasion du bicentenaire de l’indépendance de l’Argentine, la deuxième étidion portait sur l’écrivain québécois Réjean Ducharme et  la troisième édition portera sur Isaac Asimov.

Ces événements créent un climat propice au développement des échanges et des liens. Ils attirent l’attention du public et des médias, parfois trop, d’ailleurs. Il ne faut ni oublier ni négliger les « petits » événements, qui, d’ateliers en tweetups, de 5 à 7 en clubs de lecture, tissent le milieu culturel et social d’une ville.

Des rencontres sur les blogues

J’en profite donc pour vous annoncer que j’organise à partir de début février des rencontres sur les blogues des organisations. Parmi tous les canaux de communication offerts, le blogue reste le fer de lance de la présence Web. Mais la blogosphère est vaste, périlleuse et bien intimidante pour bien des organisations.

Pourquoi une entreprise ou une association doit-elle bloguer ? Quelles sont les meilleures plateformes ? Comment améliorer son blogue et le faire connaître ? Autant de questions que je vous invite à débattre avec moi et Antoine Dupin, également stratège web et auteur de « Communiquer sur les réseaux sociaux ». Ces rencontres ne sont pas des formations (j’en donne déjà), mais des « carrefours d’idées » autour d’une bière ou d’un café. Intéressés ?

Inscrivez-vous à l’infolettre en entrant votre courriel ci-dessous pour en savoir plus.

Québec se hisse au Top 7 des villes intelligentes

Intelligent Community Forum

Québec a franchi avec succès la deuxième manche du prestigieux palmarès international du Intelligent Community Forum (ICF) en accédant au rang du «Top 7 Community ». L’annonce a été faite par M. Louis Zacharilla, directeur du développement de l’ICF à Honolulu, Hawaii. En octobre dernier, Québec s’était classée préalablement parmi les « Smart 21 Community » pour une deuxième année consécutive. Près de 400 dossiers, provenant d’autant de villes et de régions du monde, avaient alors été évalués.

Intelligent Community Forum

Les autres villes du Top 7 sont : Austin (Texas), Oulu (Finlande), Riverside (Californie), Taichung City (Taiwan), Saint John (Nouveau-Brunswick) et Stratford (Ontario).

« J’accueille avec une immense fierté cet honneur, a souligné le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Québec dans le Top 7, c’est une reconnaissance extraordinaire! Cette décision confirme que Québec possède une richesse inestimable : une communauté innovante et créative! D’ailleurs, au cours des prochaines années, notre action mettra encore davantage l’emphase sur cette capacité plus que prometteuse comme annoncé au moment de la présentation de notre Stratégie de développement économique en décembre dernier. »

Chaque année, l’ICF détermine un thème guidant le choix des nominations pour établir le « Smart 21 Community » et le « Top 7 Community », et éventuellement pour attribuer le titre de « Intelligent Community of the year ». Pour la présentation 2012, l’ICF a retenu le thème « Intelligent Communities – Platforms for Innovation », afin de découvrir les villes et les régions qui ont su créer un contexte d’innovation unique et profitable pour leur communauté.

Les villes et les régions candidates doivent notamment démontrer les retombées positives des innovations du secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) sur différents aspects, dont les infrastructures, les investissements, le niveau d’éducation, la croissance d’entreprises et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens.

Prochaine étape : « Intelligent Community of the year »

De janvier à juin 2012, le comité organisateur de l’ICF mandatera une firme de recherche indépendante qui procédera à une analyse plus approfondie des sept candidatures finalistes en fonction d’une douzaine de critères.

Au cours de la même période, les fondateurs de l’ICF visiteront les villes du « Top 7 ». Des rapports seront ensuite rédigés et remis à un jury international qui déterminera son propre classement. Ce classement, jumelé aux résultats obtenus par la firme de recherche indépendante décidera du classement final. L’annonce du « Intelligent Community of the year » sera faite en mars ou avril 2012. La grande ville victorieuse sera officiellement présentée lors du congrès annuel de l’ICF, Building the Broadband Economy, en juin prochain, à New York.

Une région où fourmillent les projets technologiques

La Ville de Québec et plusieurs acteurs régionaux ont mis en place au cours des dernières années divers moyens technologiques d’avant-garde. Par exemple, la Ville a participé récemment à son tout premier Hackaton au cours duquel elle a rendu publiques ses données informatiques à des créateurs et des programmeurs invités pendant une journée afin de réaliser des prototypes d’applications ou des sites web. De plus, Québec peut être considérée comme une des villes les plus Wi-fi au pays avec des bornes d’accès gratuit à Internet aux quatre coins de la ville couvrant plus de 60 % du territoire. Ce réseau administré par Zap Québec profite quotidiennement à plusieurs milliers de personnes.

Un projet unique de consortium en télésanté qui permet d’améliorer la qualité du suivi en soins à domicile par l’intégration de nouvelles solutions technologiques au milieu de travail des professionnels de la santé fait figure de proue dans le domaine. Autre exemple : le Réseau de transport de la Capitale a mis en place récemment une application mobile gratuite (RTC Mobile), qui permet de visualiser les parcours, de consulter les horaires, d’utiliser la géolocalisation pour effectuer des recherches, de conserver ses arrêts et parcours favoris.

Toutes ses actions ainsi que de nombreux autres projets en cours et à venir ont permis à Québec de se hisser au Top 7 de ce prestigieux palmarès.

Les différentes facettes du Web 2.0

communauté web 2.0

Le Web 2.0 n’est pas seulement une révolution technologique. Derrière cette expression se cache des phénomènes sociaux et une évolution des comportements des internautes qui représentent autant de défis et d’opportunités pour les organisations.
Les éléments socio-culturels du Web 2.0 suivants doivent être pris en compte lors d’une démarche de réflexion stratégique sur les médias sociaux :

Un Web participatif

La majorité des internautes diffusent maintenant en ligne des contenus qu’ils ont créés eux-mêmes. Les informations générées par les organisations cèdent la place aux contenus créés par des amateurs. La notion de Web participatif est évidemment centrale dans la définition du Web 2.0. L’internaute a en effet la capacité de participer à toutes les étapes du cycle du contenu (création, publication, diffusion, partage).

Un Web collaboratif

Le Web 2.0 offre de riches possibilités de collaboration et « d’intelligence collective » : wikis, outils d’indexation et de partage de ressources en ligne, développement coopératif de logiciels à code source ouvert (open source), plateformes d’innovation ouvertes, etc.

Un Web narcissique

Si les activités participatives ou collaboratives sont nombreuses, il ne faut pas négliger le côté très individualiste du Web 2.0, centré davantage sur la personne que sur le contenu.

Un Web connecté

Le Web 2.0 offre des environnements qui permettent l’interaction entre les personnes et les données. Comme le disait Tim O’Reilly, la « force est dans le réseau ». L’interconnexion entre personnes et données entraîne la création de vastes réseaux (Facebook) ou des réseaux plus nichés (Flickr).
Ces réseaux sont alimentés par les contenus déposés par les internautes, qui contribuent à l’évolution du réseau. Les données deviennent sources d’information, et les réseaux s’interconnectent entre eux via la standardisation des protocoles d’échange (géolocalisation par exemple).

Un Web ouvert

Le Web 2.0 est construit sur une logique de partage. Il a favorisé le développement d’une culture et d’usages axés sur l’ouverture et facilitant la réutilisation. D’une part, c’est un Web démocratisé par les logiciels libres ou à codes sources ouverts, produits en collaboration par des pairs (on peut penser par exemple au succès du développement coopératif du navigateur Firefox).
Si leurs codes source ne sont pas toujours ouverts, les environnements sociaux du Web 2.0 sont la plupart du temps gratuits. Ils encouragent également le développement de nouvelles fonctionnalités et l’intégration avec d’autres réseaux.
Le Web 2.0 a aussi été conçu comme un espace de contribution et d’interaction public. Les contenus sont souvent ouverts à tous et peu ou pas censurés, le contrôle se faisant essentiellement par les pairs. Bien que des restrictions à l’accès se généralisent, et que certains services commencent à pratiquer la censure (Facebook, Google, Twitter), la diffusion large des contributions demeure un des intérêts de la participation en ligne.

Un Web mobile

De plus en plus d’internautes se connectent au Web via des branchements sans fil ou des téléphones intelligents. Le Web 2.0, c’est pour tout le monde, partout, tout le temps. Les technologies nomades évoluent rapidement et connaissent un engouement extraordinaire (pensons par exemple aux tablettes numériques).

Un Web instantané

La plupart des applications du Web 2.0 fonctionnent en mode quasi simultané. Comme en mode asynchrone, l’émetteur et le récepteur n’ont pas à être disponibles au même moment. Les communications peuvent pourtant s’y faire instantanément, simplement et informellement comme dans un échange synchrone. On combine donc la flexibilité dans la gestion du temps et la réflexion préalable que permet la communication asynchrone avec le caractère convivial et instantané du synchrone. À l’inverse, on conserve la spontanéité des échanges synchrones mais grâce à l’enregistrement et aux possibilités de rediffusion et d’indexation du Web 2.0, on y a accès en tout temps et en tous lieux.

Un Web persistant

Ces informations numérisées, indexées, copiées, bien que conçues pour une diffusion instantanée, demeurent accessibles et s’ajoutent à l’identité numérique de chacun. La décision d’assurer ou non cette pérennité est déléguée à un tiers qui héberge les données. Elles peuvent donc disparaître sans qu’on le veuille ou au contraire demeurer accessibles ou réapparaître alors qu’elles n’ont plus d’intérêt ou véhiculent des renseignements maintenant compromettants.

Un Web multimédia

L’univers textuel dans lequel nous avons évolué jusqu’ici devient rapidement multimédia. Un milliard de vidéos seraient visionnées chaque jour sur le Web. Cet apport de contenu est facilité par la multiplication des équipements personnels de production numérisée (téléphones cellulaires, caméras numériques, caméras web, etc.) et de logiciels gratuits ou peu coûteux de traitement et de diffusion.

Un Web diversifié

Les moyens et les formes de communication se multiplient. Les mêmes individus communiquent en parallèle au moyen de nombreux outils en fonction de préférences individuelles et de la nature de l’échange. Il ne suffit plus de créer un site Web et de croire qu’il servira d’unique point d’entrée.

Un Web personnalisé

Le Web, même plus collaboratif, évolue vers une plus grande personnalisation. C’est le cas à la fois des contenus, qui sont davantage représentatifs d’un individu (profil, photos, opinions, etc.) et de leur organisation par cet individu, qui peut choisir et combiner les ressources en ligne pour y avoir accès selon ses intérêts et préférences.

Un Web d’abondance

Le Web 2.0 est, à bien des points de vue, un univers de démesure. Tant les statistiques qui s’y rapportent que la rapidité avec laquelle elles évoluent sont phénoménales. La quantité de données générée atteint des niveaux vertigineux et c’est probablement l’aspect le plus marquant de cette démesure, particulièrement en éducation. L’utilisateur doit donc apprendre à utiliser et à gérer ce foisonnement, notamment en utilisant les outils que le Web 2.0 offre pour gérer ce flot (agrégateurs, partage de signets, etc.).

communauté web 2.0

Strip Science : un portail dédié à la BD scientifique

Inauguré en novembre 2011, Strip Science est un portail Web qui ouvre un dialogue entre deux mondes : celui des illustrateurs et auteurs de bande dessinée et celui des blogueurs de science francophones.

A l’heure où grandit la place de la vulgarisation scientifique sur internet, les amoureux des sciences et les acteurs de sa diffusion peuvent se réjouir de la création d’une plateforme créée dans le but de rassembler deux mondes qui ne se côtoient que trop rarement : la bande dessinée et la science.

Strip Science est un lieu d’échange entre blogueurs de science et illustrateurs BD férus de science. Chacun, selon ses compétences, apporte ses propositions: des billets de blog à illustrer ou des idées de strip, point de départ d’une réelle émulation créatrice. Le but de cette troupe qui compte déjà 23 collaborateurs est d’expliquer le monde de la science de façonludique et décomplexée, afin de démontrer qu’elle peut être amusante et accessible au plus grand nombre.

Strip Science se fait également le relais d’autres initiatives francophones osant mêler science et bande dessinée (comme l’association Stimuli), afin de participer à l’effort collectif porté par ces nouveaux acteurs de la vulgarisation scientifique.

Strip Science est un projet totalement bénévole et participatif qui cherche à atteindre le plus grand nombre.

Fort de son expérience personnelle, Pierre Kerner, instigateur du projet, avait déjà pointé les avantages de la mise en image des discours de vulgarisation scientifique.

« J’ai toujours adoré la vulgarisation scientifique et toujours déploré l’absence d’illustrations de qualité dans les milieux scientifiques. Dans ma quête de marier ces deux mondes, ce projet-ci est le plus abouti et j’espère qu’on arrivera à démontrer que la BD peut tout à fait servir les objectifs de la vulgarisation scientifique. »

Pierre Kerner, alias Taupo, est le créateur et auteur du blog Strange Stuff and Funky Things, qui met un point d’honneur à vous fournir votre dose quotidienne d’évènements étranges, de faits surprenants et de choses incroyables. Pierre est également Maître de Conférences en génétique évolutive du développement à l’Université Paris 7, Denis Diderot. Il est à l’origine du projet de Strip Science qui fait partie intégrante du C@fé des sciences (communauté de blogs de sciences en français).