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Les chartes d’utilisation des médias sociaux : introduction

Charte d'utilisation des médias sociaux - un casse-tête pour les entreprises

Si la mise en place de politiques d’utilisation des médias sociaux est un phénomène en développement pour les organisations, il reste encore très timide et se limite souvent soit à des restrictions très sévères, soit à un appel au bon sens.

Avant d’analyser quels sont les besoins pour une organisation de mettre en place une charte d’utilisation des médias sociaux, voici quelques points ressortissant de l’étude de différentes chartes. Une base de données contenant plus d’une centaine de chartes est d’ailleurs disponible en ligne (Social Media Governance).

Un reflet de la culture de l’organisation

Le regard que porte une entreprise sur les médias sociaux est fortement liée à sa culture organisationnelle. Il n’y a donc pas vraiment de politique universellement applicable, nous sommes très loin de la science exacte.

Un encadrement strict des employés

Certaines entreprises choisissent d’imposer un encadrement strict de leurs employés, pouvant même licencier ceux qui ne respecteraient pas leur charte d’utilisation des médias sociaux. CNN par exemple a suscité beaucoup de réactions en licenciant la journaliste Octavia Nasr. Après vingt ans de bons et loyaux services, elle a en effet perdu son poste pour avoir rédigé un commentaire controversé sur Twitter relatif au décès de l’ayatollah chiite libanais Mohammad Hussein Fadlallah.
Pour les entreprises qui choisissent la voie « dure », elle considèrent que les actions des employés sur les médias sociaux sont systématiquement associés à l’entreprise.

Charte d'utilisation des médias sociaux - un casse-tête pour les entreprises

Une responsabilisation des employés

D’autres entreprises préfèrent se montrer plus souples, mettant en place 2 documents encadrant l’utilisation des médias sociaux, un pour l’usage professionnel, et l’autre pour l’usage personnel. Ces entreprises considèrent qu’éduquer leurs employés sur une utilisation adéquate des médias sociaux est une priorité. Il s’agit donc de responsabiliser les employés plutôt que de les punir.

Une approche positive

Les médias sociaux restent une source d’opportunités formidables pour une entreprise. On peut déplorer le fait que la plupart des chartes disent ce qu’il ne faut pas faire, plutôt que de mettre de l’avant ce qu’il faudrait faire. Le rapport à l’innovation et au changement dans la culture de l’entreprise est un facteur important dans le développement d’une approche positive sur l’utilisation des médias sociaux. Il y a les frileux, les sceptiques, les méfiants, et puis il y a les innovateurs et les enthousiastes.

Une charte en un seul point

Plusieurs entreprises ont choisi de mettre en place une politique très simple, misant sur le bon sens des individus. Il y a même des chartes d’utilisation des médias sociaux qui ne comportent qu’un seul point. Si, si, c’est possible de faire simple. Alan Murray, directeur adjoint du Wall Street Journal affirme que la meilleure charte se résume en un point : «Ne sois pas stupide ».

(lire la suite – chartes d’utilisation des médias sociaux : la nécessité de l’encadrement)

La curation de contenus devient de plus en plus populaire en marketing

Infobésité

Les départements de marketing des entreprises utilisent de plus en plus la curation de contenus – le processus de rechercher, d’organiser et de partager du contenu (« content curation » en anglais). Une pratique qui s’inscrit dans l’attention croissante accordée aux contenus dans les stratégies de marketing en ligne.

Popularité croissante de la curation de contenus

Compte tenu du « buzz » sur la curation de contenus dans les médias au cours des derniers mois (pensons notamment au succès d’outils comme Pinterest), ce n’est pas vraiment une surprise qu’elle soit devenue de plus en plus importante auprès des professionnels du marketing (je vous invite à lire un de mes articles précédents « Content Curator, un mot à retenir dans le Web social de 2011« ).

En fait, une enquête effectuée par Curata (une entreprise qui développe des solutions technologiques de curation de contenus, justement) a révélé que 95% des entreprises interrogées avaient fait une forme ou une autre de curation de contenus au cours des 6 derniers mois.

Les répondants à l’enquête, qui comprennent des responsables marketing appartenant à des secteurs d’activité variés (technologies, services financiers et santé notamment) ont indiqué que la curation de contenus occupe une place de plus en plus importante dans leurs stratégies de marketing globales. De nombreuses entreprises commencent à affiner la tactique en mettant en œuvre des meilleures pratiques telles que le partage de contenus sur une base quotidienne.

Les entreprises qui publient quotidiennement du contenu reçoivent d’ailleurs 18% plus de visites sur leurs sites Web que celles qui le font sur une base hebdomadaire.

Les médias sociaux sont un canal privilégié à la fois pour trouver et partager des contenus en ligne : près de 80% des spécialistes du marketing considèrent les médias sociaux comme leur méthode favorite pour trouver du contenu, et plus de 75% ont répondu que les médias sociaux sont leur premier choix comme canal de partage de contenu.

Encore de nombreux obstacles à une curation de contenus efficace

Pour les responsables du marketing, le plus gros défi est celui de trouver du contenu de grande qualité. En effet, l’engouement pour les médias sociaux, la multiplication des blogues et l’explosion du nombre de contenus disponibles sur le Web font que nous nous retrouvons bien souvent en situation d’infobésité. De nombreux contenus publiés à travers le Web sont de piètre qualité (peu de valeur ajoutée, énième liste de trucs et astuces, duplication de contenus, etc.).

Infobésité

Le manque de temps reste lui aussi un obstacle majeur. Il ne faut pas se le cacher, la curation, ça prend du temps (et cela peut devenir même dangereusement chronophage). Néanmoins, les ressources internes dédiées à la curation de contenu augmentent. Selon l’enquête de Curata, 50% des entreprises ont une ou plusieurs personnes qui se consacrent à la curation du contenu. La plupart des entreprises qui font de la curation de contenu consacrent jusqu’à 25% de leurs budgets de marketing à ces opérations. C’est loin d’être négligeable.

La curation de contenus, pour quoi faire ?

Mais pourquoi faire de la curation de contenu ? La création ou l’amélioration du positionnement de l’entreprise continue à être un objectif primordial de la curation des contenus. La curation de contenu est utile lorsqu’elle s’inscrit dans une stratégie de contenu globale. Celle-ci permet de devenir une référence dans un domaine, dans un secteur d’activité, de générer du trafic par des sites référents pour obtenir des prospects et développer les ventes, d’améliorer le référencement du site sur des sujets ciblés.

Une stratégie de contenu permet de résoudre trois problèmes auxquels, comme de nombreuses autres entreprises, vous pouvez être confronté :

  • Les clients ne savent pas que vous exister : avant de pouvoir décider de faire affaire avec vous, les clients doivent vous trouver. Le contenu est le moteur du web, et le web est un puissant moteur de visibilité.
  • Les clients sont indécis : il y a des clients potentiels qui savent ce qu’ils cherchent, mais qui ne sont pas sûr que vous êtes la bonne solution. En leur proposant du contenu de qualité, vous pouvez faire pencher la balance en votre faveur dans le processus de décision pour l’achat d’un produit ou d’un service.
  • Les clients ne sont pas assez éduqués sur votre offre de service : vos clients potentiels ne sont pas forcément conscients qu’ils ont un problème, ou que votre produit, votre service pourrait leur être particulièrement bénéfique. Gardez à l’esprit qu’un client éduqué est un bon client, car vous pouvez parler le même langage, vous avez un cadre référentiel. Non seulement le contenu vous permet d’éduquer le client sur votre offre, il vous permet donc de faciliter le processus de vente.

Si la curation de contenus devient une pratique de plus en plus courante dans les départements de marketing, elle ne peut être véritablement efficace qu’au sein d’une stratégie globale. Rechercher, organiser et partager les contenus, ce ne sont que des opérations de la gestion de l’information au sein d’une organisation, gestion qui demande une culture marketing adaptée aux nouvelles tendances de la consommation d’information par les internautes.

Crise étudiante québécoise : informez-vous!

Crise étudiante au Québec

Depuis de nombreuses semaines, la crise étudiante ébranle l’actualité et la société québécoise. Le thème : la hausse des frais de scolarité. Du fait de l’incapacité du gouvernement à gérer adéquatement la crise, celle ci a pris une fâcheuse tournure, et la violence des paroles et des gestes ne cesse de croître. Avant de monter aux barricades (littéralement), prenons le temps de nous informer et de réfléchir sur ce débat de société.

Voici quelques articles sur le sujet. Certains sont pour la hausse, d’autres contre. Pour éviter de tomber dans les pièges des démagogues et des opportunistes, informez-vous! Que vous soyez pour ou contre la hausse, cette décision devrait être le résultat d’une réflexion, et non pas d’un réflexe…

Pour la hausse :
À quand le diplôme équitable? – Pierre Fortin, L’Actualité

L’éducation universitaire est un investissement, non un droit. – Jean-Paul Gagné, Les Affaires

La justice sociale – Yves Boisvert, La Presse

L’erreur libérale – Alain Dubuc, La Presse

Contre la hausse:

Combien ça rapporte, un diplôme? – Michel Girard, La Presse

Pas de hausse mais plus d’impôt – Michel Girard, La Presse

Hausse des frais de scolarité – qui dit vrai? – Simon Crépeault

L’argument voulant que l’éducation étant individuellement rentable, la société n’a pas à payer pour ça est mauvais – Jordan Raymond – La Marge de Gauche

Deux philosophes : l’un est contre la hausse, l’autre est pour (avec nuances) :
Hausse des frais de scolarité : un échange plus approfondi

Crise étudiante au Québec

Comment se créer un profil à valeur ajoutée sur les réseaux sociaux

Au cours des dernières années, les recherches d’emploi ont bien changé.

En 2012, il est de plus en plus courant que les réseaux sociaux soient utilisés dans le recrutement.

Selon les experts de Jobboom,  le moteur de recherche d’emploi canadien, les médias sociaux sont devenus incontournables dans le processus de recrutement.

Jobboom Logo

En effet, une étude faite par le Reppeler auprès de 300 professionnels en ressources humaines indique que 76 % visitent les profils sur Facebook, 53 % sur linkedIn et 48 % sur les profils Twitter.

Ceci montre la forte influence des médias sociaux dans la présentation de votre candidature avant la rencontre.

Dans la présentation de l’infographie, on démontre que certains candidats ne sont pas retenus pour une rencontre suite à diverses découvertes faites sur les réseaux sociaux. Les erreurs majeures concernent des propos inadéquats sur leur profil.

L’infographie illustre les comportements des professionnels des ressources humaines qui font l’utilisation des médias sociaux afin de découvrir sur les candidats potentiels. Il est important de se présenter sous notre meilleur jour sur les réseaux sociaux, car ceux-ci pourraient influencer vos chances d’avoir l’emploi.

D’autre part, l’utilisation des réseaux sociaux est également une plateforme très importante pour la recherche d’emploi de l’autre côté de l’Atlantique. En effet, à défaut de pouvoir rencontrer physiquement le futur candidat plusieurs étapes se feront directement en ligne.

Le recruteur fera une visite des profils sociaux pour se suivre d’une rencontre sur Skype. Voici quelques conseils afin d’optimiser professionnellement vos profils sur les médias sociaux dans le but de vous batîr une belle réputation numérique.

Indiana Jones en Lego

LinkedIn

LinkedIn est le plus grand média social connu en matière de ressource humaine et de contact profesionnel.

  • Il est important d’avoir un profil des plus complets possible. Plus votre fiche est complète, plus vos apparaissez dans les moteurs de recherche, ce qui augmente votre visibilité si l’on cherche votre nom sur Internet.
  • Faire des demandes de recommandation : il est très facile sur LinkedIn de faire l’envoi de recommandation auprès de vos anciens employeurs ou collègues de travail. Faites une demande auprès de votre réseau puis en échange offrez leur quelque chose en retour.

Facebook

Ce réseau social qui débuta sur le plan d’une plateforme entièrement sociale dans le but de renforcer les liens amicaux, familiaux et scolaires a également pris de l’ampleur au niveau professionnel. Ainsi, il est important de veiller à certains éléments de confidentialité et de visibilité de l’informationssur votre profil Facebook.

  • Modifier vos préférences de confidentialité, car le nouvel affichage de Facebook la «ligne du temps» peut laisser entrevoir et donner accès à vos publications. Ainsi, il serait pertinent de revoir les publications et informations qui sont accessible au public ou votre cercle d’amis. Mettre en place ces filtres vous évitera de faire des faux pas dans les réseaux sociaux.
  • Remplir le plus possible vos informations personnelles. Cette section permet de vous décrire, de plus avec le nouveau format de ligne du temps sur Facebook vous avez la possibilité de noter les évènements marquants tels que des mentions ou des voyages que vous valorisé. Il y a toujours la section profesionnel et personnel, il en va de votre jugement de mettre des informations pertinentes.
  • Prendre garde aux commentaires que vous publiez sur Facebook ainsi que les groupes d’appartenance auxquels vous êtes membres.
  • Peu importe ce que vous publiez, n’oubliez pas de rester fidèle à votre image et veiller à l’image que vous désirez projetée de votre personne. Gardez en tête qu’une partie de votre profil est publique et que vos commentaires et comportements sont le reflet de votre personne sur les médias sociaux.

Twitter

Twitter offre une diffusion rapide de l’information grâce aux tweets. Ce média social fonctionne sous la prémisse que chaque message comprend un maximum de 140 caractères.

  • Si vous êtes dans un milieu spécialisé, il peut être intéressant de profiter de Twitter afin de partager vos connaissances.
  • D’autre part, faire l’utilisation de Twitter en mode passif peut également vous permettre de prendre connaissance de tendance et nouvelles de votre domaine rapidement.

Croisée des blogues – épisode 1 – pourquoi un blogue professionnel?

la croisée des blogues

La première rencontre de « La Croisée des blogues » a eu lieu cette semaine. Une dizaine de personnes d’horizons très divers se sont réunis à la brasserie artisanale La Korrigane pour échanger sur le thème « Pourquoi mettre en place un blogue professionnel? » J’ai mis la table avec une petite présentation récapitulant 7 arguments régulièrement avancés en faveur des blogues :

  1. Universalité : contrairement aux réseaux sociaux, le blogue est accessible à tous
  2. Enrichissement : Votre site Web doit être concis, le blogue vous permet d’enrichir votre message.
  3. Multimédia : Un blogue, ce n’est pas juste du texte, tous les formats de contenus sont les bienvenus.
  4. Persistance : Sur le Web, des outils “buzzent” et meurent, alors que le blogue évolue, persiste, s’exporte.
  5. Collaboration : Un travail d’équipe est facile à mettre en place, et vous évoluez dans un écosystème, la blogosphère
  6. Multifonction : Un blogue peut servir à atteindre plein d’objectifs ( améliorer l’image de marque, valoriser l’expertise, informer, fidéliser la clientèle, promouvoir des événements, favoriser le référencement, humaniser l’organisation, etc.)
  7. Contrôle : Vous contrôlez les communications. Votre terrain de jeu, vos règles.

Après cette présentation, les participants ont échangé sur la pertinence du blogue, mais aussi sur ses enjeux (c’est un investissement important en temps) et ses bénéfices (une grande opportunité en termes de développement des affaires).  Un gros merci aux participants pour leur présence et leurs contributions aux échanges.

Prochaine rencontre le mercredi 6 juin 2012 sur le thème « Quelle plateforme choisir pour mettre en place son blogue professionnel? ». Vous pouvez vous inscrire dès maintenant.

 

Les recruteurs utilisent encore très peu Facebook et Twitter

Les recruteurs utilisent très peu Facebook et Twitter

Selon une étude réalisée par le cabinet Bullhorn (téléchargeable au format PDF) et publiée en février 2012, il s’avère que 48% des recruteurs font appel à Linkedin, alors que seuls 1% utilisent Facebook et Twitter. 21% utilisent les 3 réseaux sociaux conjointement. Ceci confirmerait que le terrain de chasse de prédilection pour le « recrutement 2.0 » reste de loin Linkedin. Notons que Twitter est largement plus utilisé que Facebook, et que s’il reste marginal, son adoption est en pleine croissance pour ce qui est du recrutement de personnel.

 

Les recruteurs utilisent très peu Facebook et Twitter

La veille sur les réseaux sociaux

veille sur les réseaux sociaux

Voici la présentation que j’ai utilisé lors de ma conférence « La veille sur les réseaux sociaux » donnée au Printemps des réseaux sociaux à Québec. Une présentation de l’approche et de quelques outils de veille, avec en complément une présentation de la veille sur LinkedIn par Rémi Lachance.